L’Université, les STAPS, l’Education Physique et Sportive

Derniers billets

Libres propos sur ParcourSup et le Plan Etudiants

On a assisté, lors de la préparation et de la mise en place du Plan Etudiants, à des débats passionnés, souvent aveuglés par des analyses binaires ou des postulats idéologiques. Ces discussions ont tourné de manière assez anarchique autour de deux questions. Une première est de nature philosophique : tout lycéen titulaire du baccalauréat peut-il poursuivre les études universitaires de son choix ? La seconde est de nature plus technique : est-il possible de classer les candidatures, dans une filière donnée, sur la base des informations disponibles sur ParcourSup ? On a souvent eu tendance à répondre à la première question en argumentant à partir de la seconde, et vice-versa. Or on aura compris qu’en fonction de la réponse apportée à la première, la seconde n’a pas vocation à être posée. Tentons de reprendre ces questions de manière plus ordonnée. Les réflexions qui suivent sont évidemment orientées par mon positionnement, en charge pour la C3D STAPS d’une discipline universitaire connaissant une forte tension, et chargée de spécificités assez particulières. (suite…)

Formation des enseignants : pour un concours en fin de Licence

Puisque l’on parle de plus en plus d’un repositionnement des concours de recrutement des enseignants en fin de licence, il me semble qu’il est opportun de réactiver quelques arguments, précédemment développés. Je suis absolument favorable à cette évolution, et dès la mise en place de la réforme de la mastérisation j’ai milité pour un concours précoce, situé en amont du master[1].

L’idée principale est de permettre aux masters enseignement de pleinement jouer leur rôle : donner aux enseignants une véritable formation universitaire, mêlant apprentissage du métier et formation à et par la recherche. Il ne s’agit pas uniquement d’apprendre à « faire la classe ». Les futurs enseignants devront être capables de s’adapter aux futures mutations de l’Ecole, et c’est tout le sens de la réforme de mastérisation de ne pas s’en tenir à une formation professionnelle à court terme, mais de former des professeurs capables de faire face aux défis à venir. A l’heure actuelle le concours situé en fin de master 1 réduit considérablement ces ambitions, les étudiants restant obnubilés en première année par la préparation du concours et en seconde année écrasés par leurs nouvelles responsabilités de fonctionnaire-stagiaire. Placer le concours en fin de Licence, c’est libérer un temps effectif de formation au métier d’enseignant, dans sa réalité et son devenir. (suite…)

STAPS : La procédure de classement des candidatures sur ParcourSup

Comme elle s’y était engagée, la C3D rend publique la procédure de classement des candidatures qu’elle a proposée à toutes les formations STAPS. Il faut savoir qu’à partir d’une première ébauche, construite dès juin 2017 lors du séminaire de Rodez, cette procédure a progressivement évolué en fonction des remarques que les commissions d’examen des vœux faisaient remonter. Certains se sont gaussés du fait que cinq versions successives de la procédure ont été proposées. C’est tout à fait vrai. Chaque version corrigeait des défauts constatés par les commissions. Il est difficile d’anticiper les résultats de telles propositions avant de les confronter à des données réelles. Nous nous sommes adaptés aux informations effectivement disponibles sur ParcourSup, ainsi qu’à la nature des pré-classements que les premières versions de la procédure produisaient. La version définitive n’a été arrêtée par le CA de la C3D que le 2 mai. (suite…)

ParcourSup va-t-il vraiment « sélectionner » les étudiants ?

Dans les disciplines en tension, évidemment. Inutile de se voiler la face. Mais le nombre de disciplines en tension n’est pas si élevé que cela, et c’est surtout les STAPS qui sont en première ligne. Donc je ne vois pas la sélection comme un processus installé et généralisé. Je voudrais surtout ici sortir des slogans trop évidents et trop faciles sur la « sélection », pour revenir à une évaluation un peu plus rationnelle des nouvelles procédures d’entrée à l’université. Il me semble que d’une manière générale, ParcourSup a pour principale vertu de mieux informer les candidats, et d’éviter les orientations hasardeuses.

L’objectif principal était de sortir de l’ineptie du tirage au sort qui sélectionnait certains candidats incapables de suivre des études universitaires, et laissait sur le carreau des candidats préparés, désespérés de voir leurs projets s’envoler. Tous ceux que nous avons rencontrés dans les Salons et Journées Portes Ouvertes (les lycéens et leurs familles) se sont félicités de cette nouvelle procédure. (suite…)

ParcourSup : Une lettre de motivation pour STAPS à 40 €

Christel Brigaudeau, journaliste au Parisien, s’est procurée sur un site internet une lettre de motivation personnalisée pour candidater via ParcourSup à la Licence STAPS (voir l’article publié sur le site du Parisien). Prix de la prestation : une quarantaine d’euros. Nous reproduisons à la fin de ce billet cette lettre de motivation, qu’elle nous a aimablement communiquée. Nous incitons évidemment les candidats à s’en inspirer. Cela permettra de casser les prix de ce type de prestation. Prenez quand même en compte les commentaires qui suivent… (suite…)

Plan Etudiants : malaises et incertitudes

A l’heure de la clôture de ParcourSup, les gazettes font leurs choux gras des difficultés que les universités vont certainement rencontrer dans le traitement de ces candidatures. Le Conseil d’Administration de la C3D s’est réuni ce jour et a continué sa réflexion sur la procédure que les STAPS envisagent de mettre en place pour classer les candidats. Je pense qu’on s’en sortira sans trop de problèmes…

Par contre nous sentons poindre d’autres sujets de crispation, qu’il ne faudrait pas occulter. Rappelons que le Plan Etudiants comprenait trois volets nécessairement complémentaires :

  • La suppression du tirage au sort
  • L’accroissement des capacités d’accueil dans les disciplines en tension
  • L’amélioration de la réussite des étudiants, notamment par la mise en place de parcours adaptés

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720 € pour « booster » son dossier ParcourSup

L’École des métiers du service, du commerce et de l’accueil (EMSCA) avait déjà lancé à la rentrée 2015 une préparation privée aux études de STAPS. Pour un peu plus de 6000€, les stagiaires pouvaient suivre des enseignements théoriques et sportifs supposés leur permettre de réussir leurs études en STAPS. Il était également susurré que les préparationnaires pourraient plus facilement intégrer l’université, ce qui ne manquait pas d’air puisque l’entrée en Licence STAPS était alors soumise à tirage au sort. Quand ils veulent attirer le chaland, les escrocs ne reculent devant rien.

L’EMSCA remet ça cette année, en ajoutant une nouvelle formule : un stage de 10 jours, facturé 720 €, pour « booster » son dossier sur ParcourSup. Le site internet de cette « Ecole » ne fait pas dans la dentelle : « Afin de vous donner toutes les chances d’être retenu(e), votre livret scolaire doit être excellent. Par ailleurs,  le CV et la lettre de motivation que vous allez envoyer aux recruteurs via la nouvelle plateforme ParcourSup devront illustrer votre parcours sportif mais aussi votre motivation sans faille. C’est pour bien vous préparer et ajouter sur votre CV cette expérience qui fera toute la différence aux yeux des recruteurs que nous vous proposons de participer pendant les vacances scolaires à l’un de nos stages PREPA STAPS ». (suite…)

Non, le BAFA n’est pas exigé pour rentrer en Licence STAPS…

Une dépêche AEF du 8 février 2018 rend compte des débats qui ont eu lieu au Sénat lors de la discussion sur la loi « orientation et réussite des étudiants ». Il y est notamment rapporté une déclaration de Pierre Ouzoulias, sénateur du groupe communiste : « Il est anormal qu’une université demande le BAFA dans ses attendus, comme c’est le cas par exemple à Montpellier« . Puisque cette rumeur revient régulièrement dans les déclarations des uns et des autres (journalistes, parlementaires, associations étudiantes), je souhaiterais faire une mise au point qui je l’espère sera lue, comprise et diffusée. (suite…)

Des filières en tension qui n’ont pas ou peu de débouchés…

Un article du Monde du 7 février 2018 rapporte les déclarations du sénateur Jacques Grosperrin (LR), qui propose que les universités ajustent leurs capacités d’accueil en fonction de leurs taux de réussite et d’insertion professionnelle. Il ajoute qu’il y a « des filières en tension qui n’ont pas ou peu de débouchés », en prenant comme exemple les STAPS.

Je dois dire que je ne m’attendais pas à de tels propos de la part d’un membre de la représentation nationale, qui a pris par ailleurs le temps de largement consulter avant de se prononcer sur le projet de loi (la C3D STAPS a d’ailleurs été auditionnée le 16 janvier par un groupe de sénateurs présidé par M. Grosperrin). Soulignons par ailleurs que M. Grosperrin devrait bien connaître le sujet, ayant donné des enseignements en STAPS à l’université de Besançon. (suite…)

STAPS : 3200 places supplémentaires, 90 créations de postes d’enseignants

La mise en œuvre du Plan Etudiants, en ce qui concerne les STAPS, est l’objet de multiples rumeurs, souvent erronées ou détournées à fins politiques. La plate-forme ParcourSup elle-même comporte quelques erreurs, qui devraient être rapidement corrigées. Enfin, la C3D avait explicitement recommandé la prudence aux directeurs STAPS dans l’affichage de leurs capacités d’accueil, tant qu’ils n’obtiendraient pas l’assurance des moyens qui leur seraient accordés. Les données présentées ici ont été directement collectées auprès des directeurs d’UFR ou département STAPS, a priori les mieux placés pour fournir des données objectives et actualisées.

Il faut savoir cependant que les négociations sont toujours en cours dans les rectorats et les universités, et dans des conditions très différentes d’une académie à l’autre. Dans certaines académies les moyens ont été actés très rapidement et les postes pourront être publiés lors de la campagne synchronisée, plus souvent les recrutements ne pourront être réalisés qu’au fil de l’eau. Enfin dans certaines universités les budgets alloués ne semblent pas suffisants pour assurer des recrutements pérennes et l’on s’oriente plutôt vers le recrutement de contractuels. Les chiffres que nous donnons doivent donc être considérés avec précaution. Ils peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse, mais donnent une image de la situation actuelle. (suite…)

ParcourSup: 2000 places supplémentaires en STAPS

A l’ouverture de ParcourSup le 22 janvier, on relève une capacité d’accueil de 19368 places en Licence 1, contre 17713 l’année dernière, et 806 places en DEUST STAPS, contre 472. C’est donc en tout 1989 places supplémentaires qui seront offertes aux candidats en première année universitaire. Cet accroissement des capacités d’accueil est en partie réalisée par l’ouverture de nouveaux centres de formation, à Bourges, Nîmes, Montbéliard et Vichy, et par un effort conséquent réalisé par les structures existantes. Les UFR et départements STAPS réalisent ainsi en grande partie les objectifs fixés par le groupe de travail présidé par Thierry Terret, qui avait planché sur ce sujet au mois de novembre.

La C3D avait conseillé la prudence aux directeurs, dans l’attente des moyens en postes d’enseignants supposés accompagner le Plan Etudiant. Il semble que beaucoup aient reçu suffisamment de garanties. Ces chiffres pourraient encore évoluer, dans la mesure où dans certaines académies la répartition des moyens n’est pas encore définitivement actée.

Il convient cependant de rester vigilants: certains moyens attribués ne sont que des emplois temporaires, attribuables à des personnels contractuels ou à des ATER. Seront-ils à terme transformés en emplois pérennes d’enseignants? Les demandes de personnels administratifs ont rarement été satisfaites, or de nombreuses composantes sont cruellement déficitaires à ce niveau. Une seconde enveloppe budgétaire devrait être dévolue à l’accompagnement pédagogique de ces nouveaux étudiants: elle devra être ciblée sur les formations qui ont accepté d’accroître leurs capacités d’accueil. Enfin, cet accroissement des effectifs de première année, associé à une meilleure orientation des étudiants devrait déboucher sur de meilleurs taux de réussite. On doit s’attendre l’année prochaine à une forte pression en seconde année. Nous aurons besoin aussi de moyens pour y faire face.

 

Capacités d’accueil en STAPS : Chat échaudé craint l’eau froide…

La C3D l’a annoncé dès juin 2017, suite à son séminaire de Rodez : « Il n’est pas question de réduire les capacités d’accueil actuelles, et nous les augmenterons dès que les moyens qui nous seront alloués l’autoriseront »[1]. Si nous avons activement défendu l’idée de la prise en compte de compétences attendues pour parfaire l’orientation des étudiants dans l’enseignement supérieur, nous avons aussi affirmé clairement que pour que cette orientation ne se transforme pas en sélection brutale, il était nécessaire d’augmenter les capacités d’accueil dans les formations existantes (en premier lieu en Licence STAPS), mais aussi de diversifier l’offre de formation par l’ouverture de nouveaux parcours (notamment des DEUST).

Le groupe de travail piloté au cours du mois de novembre par Thierry Terret s’était fixé des objectifs ambitieux : il s’agissait de créer plusieurs milliers de nouvelles places dans les formations aux métiers du sport et de l’activité physique. Il était proposé que tous contribuent à cet effort : l’université en premier lieu, mais aussi l’Education Nationale par la création de BTS et de mentions complémentaires, et le Ministère des Sports par une ouverture de ses formations à la formation initiale. Dans les projections initiales, les UFR et départements STAPS devaient proposer près de 5500 nouvelles places aux néo-bacheliers, d’ici la rentrée 2019, soit par l’accroissement des capacités des formations existantes, soit par création de nouvelles structures dans les académies déficitaires. (suite…)

La distribution sociale des disciplines universitaires

Un article du Monde a récemment rendu compte de données publiées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, concernant les origines sociales des étudiants[1]. On y apprend notamment que la massification de l’enseignement supérieur de ces dernières années a principalement été absorbée par l’université. Ce qui ne surprendra personne, dans le débat actuel sur les disciplines en tension et la problématique de l’accès à l’université. Je me centre ici sur les informations concernant les formations universitaires. La figure suivante résume la distribution sociale des disciplines, en fonction de la catégorie socio-professionnelle des parents.

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Formation des enseignants : où l’on reparle de la place du concours…

Le réseau national des ESPE organise le 11 janvier 2018 une journée de réflexion, et annonce dans sa note d’attention les données essentielles du problème : « Actuellement […], il y a une confusion entre le processus de formation des enseignants et le processus de recrutement des fonctionnaires de l’Éducation nationale ; la place et la nature du concours sont largement interrogées, dans la forme actuelle, le concours en 1re année de master crée une rupture entre avant et après le concours. Cette rupture impacte largement tous les volets des missions des ESPE… ». Je suis ravi que cette question soit à nouveau posée, après quatre années de fonctionnement de la réforme dite de mastérisation de la formation des enseignants. (suite…)

La compensation : retour sur de vieilles discussions

Alors que la question de la compensation est reposée sur la table, je ne résiste pas à l’envie de partager cet extrait du procès-verbal de la séance du 30 janvier 2012 du Conseil de Gestion de l’UFR STAPS de Montpellier. Le cadre institutionnel a un peu vieilli, mais globalement le raisonnement a conservé sa pertinence. (suite…)

Licence STAPS: attendus et éléments pris en compte dans l’examen des dossiers

La C3D a fait remonter au ministère les éléments suivants concernant les attendus et les éléments pris en compte dans l’examen des dossiers pour la procédure d’affectation en LIcence STAPS:

Attendus de la formation

La nature pluridisciplinaire des formations en STAPS et les spécificités du champ professionnel auquel nos étudiants se destinent nous amènent à envisager quatre catégories d’attendus :

  1. Disposer de compétences scientifiques : être capable de construire un raisonnement à partir de concepts scientifiques.
  2. Disposer de compétences en matière d’expression écrite et orale, afin de pouvoir argumenter, construire un raisonnement, synthétiser.
  3. Disposer de compétences sportives : en tant que pratiquant, posséder une expérience régulière et diversifiée dans les activités physiques et sportives pour pouvoir être confronté à des mises en situation en toute sécurité.
  4. Avoir eu un investissement associatif ou avoir assuré des responsabilités collectives et citoyennes afin de mieux appréhender les dimensions de service liées aux métiers du sport.

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Plan Etudiants : l’avis de la C3D

La C3D a accueilli avec satisfaction le Plan Etudiants, dans lequel elle a retrouvé l’essentiel des propositions qu’elle avait exprimées au sein du groupe de travail STAPS. Il s’agit à notre sens de propositions équilibrées, pragmatiques, devant permettre des avancées significatives dans un système universitaire qui apparaissait particulièrement bloqué.

Nous avions proposé la mise en place d’attendus multi-critériés, renvoyant aux compétences développées par les candidats dans quatre domaines (compétences scientifiques, littéraires, sportives et engagement citoyen). Ce principe a été retenu et nous ne pouvons que nous féliciter. Les STAPS ont trop souffert du tirage au sort et de ses dérives pour ne pas se réjouir de son dépassement. Nous sommes par ailleurs persuadés que l’accueil massif, sans discernement, de tous les candidats postulant à la licence STAPS ne peut déboucher que sur l’échec récurrent et prévisible d’un certain nombre d’entre eux. (suite…)

Réforme du premier cycle du supérieur : Dernier appel avant arbitrage

Les groupes de travail ont rendu leurs copies et nous sommes maintenant en attente des arbitrages ministériels. On peut imaginer que les propositions ont été nombreuses (le groupe de travail STAPS en a fait remonter pas moins de 24), et que la synthèse sera difficile à opérer. On peut aussi craindre que cette synthèse ne se replie sur quelques mesures génériques, alors que nous avons insisté dans le groupe de travail sur les spécificités des disciplines, et notamment des STAPS. Il nous semble prudent d’insister une dernière fois sur ce que nous jugeons incontournable, de hiérarchiser l’essentiel et l’accessoire.

  1. L’accès à la licence STAPS doit passer par une analyse des dossiers des candidats.

Dans la situation actuelle, nous estimons que c’est une option nécessaire, si l’on ne veut pas reproduire les dérives de la rentrée actuelle. Nous avons proposé au groupe de travail un système multi-critérié, allant au-delà de la simple analyse de la série de baccalauréat et de la mention. Nous avons aussi montré qu’une telle procédure était pratiquement envisageable, largement automatisable. Nous proposons aussi une analyse plus poussée des dossiers des candidats qui sont éloignés des conditions nécessaires pour la réussite. Nous avons également tenu à alerter sur les conséquences prévisibles de cette procédure : un taux de réussite plus important, des effectifs plus conséquents les années suivantes en seconde et troisième années de Licence… Des évolutions à anticiper. (suite…)

Une baisse du nombre de postes au CAPEPS ?

Le ministère a publié le 27 septembre ses projections budgétaires. Le budget 2018 de l’Education Nationale ne voit la création d’aucun poste, ce qui signifie pratiquement qu’il y aura moins de postes aux concours de recrutement. Ce problème n’a pas été vraiment évoqué jusqu’à présent…

Francois Jarraud, sur le site du Café Pédagogique, indique ainsi que pour le second degré on passerait de 14 450 à 11 000 postes ouverts au concours, ce qui correspondrait au niveau global à une réduction de 24%. Les arbitrages concernant la répartition par discipline de cette baisse ne sont pas encore rendus. Mais si l’on applique une simple règle de trois sur les postes ouverts l’année dernière au CAPEPS (800), il faut s’attendre cette année à un chiffre bien plus modeste, de l’ordre de 610 postes[1]. Mais cette logique purement arithmétique ne préjuge pas des priorités qui seront prises en compte. On peut craindre que les disciplines jugées déficitaires, notamment les lettres, les maths ou l’anglais, par ailleurs défendues par le nouveau ministre, ne soient protégées dans ces restrictions. (suite…)

Réforme du premier cycle universitaire : Synthèse des propositions de la C3D

Lors de la cinquième réunion du groupe de travail STAPS, Thierry Terret, rapporteur du groupe, a décliné en 24 points les propositions issues des précédents échanges. Si la C3D STAPS se félicite que l’ensemble de ces propositions reprenne peu ou prou celles qu’elle a patiemment avancées et défendues au cours des réunions du groupe, nous conservons une certaine frustration vis-à-vis de l’aspect linéaire de cette liste. Nous avons toujours tenté de réfléchir de manière systémique, liant entre elles nos propositions et tentant d’évaluer leurs conséquences probables. La liste proposée, sans priorité ni hiérarchie, chaque item étant au même niveau, ne rend sans doute pas assez compte de la richesse des échanges qui ont marqué ces cinq semaines de travail.

Il nous semble nécessaire, en complément de cette liste de propositions, de revenir sur les positions défendues par la C3D, et la manière dont nous avons abordé cette concertation. D’une manière générale, nous avons essayé d’éviter les positions idéologiques fermées, préférant le compromis et le dialogue. Il nous a notamment paru qu’il fallait éviter de caricaturer le problème en se focalisant sur la proposition de pré-requis, qui ne constitue qu’un des éléments du système. (suite…)