L’Université, les STAPS, l’Education Physique et Sportive

Rentrée difficile

La rentrée universitaire s’annonce particulièrement délicate dans les UFR STAPS : accroissement de la pression à l’entrée (28000 demandes en premier vœu sur APB au niveau national), stagnation ou baisse des moyens en personnels administratif ou enseignant. Certaines universités empêtrées dans des restructurations hasardeuses ou des problèmes budgétaires récurrents ont laissé les UFR STAPS dans des situations impossibles.

La situation est particulièrement tendue à Clermont-Ferrand, où le directeur et les principaux responsables ont démissionné faute de moyens pour remplir leurs missions. Situation à peu près identique à Toulouse. Confrontées à des exigences contradictoires (accueillir tous les lycéens qui en font la demande, permettre la réussite de tous, veiller à l’insertion professionnelle, mais le tout à moyens constants ou en baisse sensible), les UFR et départements STAPS ont bien du mal à faire face. Ce n’est pas faute d’avoir lancé des signaux d’alerte, tant localement qu’au niveau national.

L’ANESTAPS, par la voix de son président s’est ému de cette situation : « Malgré les multiples alertes de l’ANESTAPS, des néo-bacheliers, de leurs parents et des directeurs de STAPS quant à l’accès limité dans les formations du champ du sport, STAPS ou BPJEPS, aucune réaction n’a été observée de la part des ministères, qui se sont contentés de faire la sourde oreille. L’ANESTAPS a pourtant reçu une quantité indénombrable d’appels au secours de jeunes se retrouvant « sur le carreau », ne pouvant pas accéder aux formations qu’ils désiraient tant. Cette situation ne peut plus durer, et les futurs professionnels du sport, ne doivent pas subir les baisses budgétaires ou des formations aux tarifs exorbitants. L’ANESTAPS attend du gouvernement qu’il réaffirme sa priorité jeunesse, en apportant une réponse urgente, garantissant à chaque jeune le droit de s’intégrer dans un parcours de formation éclairée, et en capacité de l’accueillir. »

On espère sans doute dans les cabinets ministériels que cet engouement pour les STAPS finira pas se tarir. En attendant on sacrifie des cohortes d’étudiants, vouées aux amphis surchargés et à la sélection par l’échec en première année. Triste bilan, et coût social exorbitant.

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Commentaire (1)

  1. Pierre Crepatte

    L’engouement pour les STAPS. Certes. Mais pourquoi ? Y a-t-il de plus en plus de jeunes bachelier sportifs de forte culture sportive ? Y a-t-il de plus en plus de métiers, d’emploi touchant les activités physiques et sportives ? Les STAPS forment-elles aux mieux pour ces emplois ? Que dire de l’échec en première année de STAPS (qui n’est pas propre au STAPS ? Sacrifie-t-on davantage les étudiants de L1 STAPS que les autres ? Quelles réactions des enseignants à l’université devant l’échec massif en première année ? Quelles réactions devant l’abandon sans analyses sérieuses des plans prévus pour endiguer l’échec des étudiants de 1ère année (plan réussite licence). Quelles réflexions devant la difficultés des bacheliers ? Tous les bacheliers peuvent-ils réussir à l’université en l’état ?

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