L’Université, les STAPS, l’Education Physique et Sportive

Université

Capacités d’accueil en STAPS : Chat échaudé craint l’eau froide…

La C3D l’a annoncé dès juin 2017, suite à son séminaire de Rodez : « Il n’est pas question de réduire les capacités d’accueil actuelles, et nous les augmenterons dès que les moyens qui nous seront alloués l’autoriseront »[1]. Si nous avons activement défendu l’idée de la prise en compte de compétences attendues pour parfaire l’orientation des étudiants dans l’enseignement supérieur, nous avons aussi affirmé clairement que pour que cette orientation ne se transforme pas en sélection brutale, il était nécessaire d’augmenter les capacités d’accueil dans les formations existantes (en premier lieu en Licence STAPS), mais aussi de diversifier l’offre de formation par l’ouverture de nouveaux parcours (notamment des DEUST).

Le groupe de travail piloté au cours du mois de novembre par Thierry Terret s’était fixé des objectifs ambitieux : il s’agissait de créer plusieurs milliers de nouvelles places dans les formations aux métiers du sport et de l’activité physique. Il était proposé que tous contribuent à cet effort : l’université en premier lieu, mais aussi l’Education Nationale par la création de BTS et de mentions complémentaires, et le Ministère des Sports par une ouverture de ses formations à la formation initiale. Dans les projections initiales, les UFR et départements STAPS devaient proposer près de 5500 nouvelles places aux néo-bacheliers, d’ici la rentrée 2019, soit par l’accroissement des capacités des formations existantes, soit par création de nouvelles structures dans les académies déficitaires. (suite…)

La distribution sociale des disciplines universitaires

Un article du Monde a récemment rendu compte de données publiées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, concernant les origines sociales des étudiants[1]. On y apprend notamment que la massification de l’enseignement supérieur de ces dernières années a principalement été absorbée par l’université. Ce qui ne surprendra personne, dans le débat actuel sur les disciplines en tension et la problématique de l’accès à l’université. Je me centre ici sur les informations concernant les formations universitaires. La figure suivante résume la distribution sociale des disciplines, en fonction de la catégorie socio-professionnelle des parents.

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La compensation : retour sur de vieilles discussions

Alors que la question de la compensation est reposée sur la table, je ne résiste pas à l’envie de partager cet extrait du procès-verbal de la séance du 30 janvier 2012 du Conseil de Gestion de l’UFR STAPS de Montpellier. Le cadre institutionnel a un peu vieilli, mais globalement le raisonnement a conservé sa pertinence. (suite…)

Licence STAPS: attendus et éléments pris en compte dans l’examen des dossiers

La C3D a fait remonter au ministère les éléments suivants concernant les attendus et les éléments pris en compte dans l’examen des dossiers pour la procédure d’affectation en LIcence STAPS:

Attendus de la formation

La nature pluridisciplinaire des formations en STAPS et les spécificités du champ professionnel auquel nos étudiants se destinent nous amènent à envisager quatre catégories d’attendus :

  1. Disposer de compétences scientifiques : être capable de construire un raisonnement à partir de concepts scientifiques.
  2. Disposer de compétences en matière d’expression écrite et orale, afin de pouvoir argumenter, construire un raisonnement, synthétiser.
  3. Disposer de compétences sportives : en tant que pratiquant, posséder une expérience régulière et diversifiée dans les activités physiques et sportives pour pouvoir être confronté à des mises en situation en toute sécurité.
  4. Avoir eu un investissement associatif ou avoir assuré des responsabilités collectives et citoyennes afin de mieux appréhender les dimensions de service liées aux métiers du sport.

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Plan Etudiants : l’avis de la C3D

La C3D a accueilli avec satisfaction le Plan Etudiants, dans lequel elle a retrouvé l’essentiel des propositions qu’elle avait exprimées au sein du groupe de travail STAPS. Il s’agit à notre sens de propositions équilibrées, pragmatiques, devant permettre des avancées significatives dans un système universitaire qui apparaissait particulièrement bloqué.

Nous avions proposé la mise en place d’attendus multi-critériés, renvoyant aux compétences développées par les candidats dans quatre domaines (compétences scientifiques, littéraires, sportives et engagement citoyen). Ce principe a été retenu et nous ne pouvons que nous féliciter. Les STAPS ont trop souffert du tirage au sort et de ses dérives pour ne pas se réjouir de son dépassement. Nous sommes par ailleurs persuadés que l’accueil massif, sans discernement, de tous les candidats postulant à la licence STAPS ne peut déboucher que sur l’échec récurrent et prévisible d’un certain nombre d’entre eux. (suite…)

Réforme du premier cycle du supérieur : Dernier appel avant arbitrage

Les groupes de travail ont rendu leurs copies et nous sommes maintenant en attente des arbitrages ministériels. On peut imaginer que les propositions ont été nombreuses (le groupe de travail STAPS en a fait remonter pas moins de 24), et que la synthèse sera difficile à opérer. On peut aussi craindre que cette synthèse ne se replie sur quelques mesures génériques, alors que nous avons insisté dans le groupe de travail sur les spécificités des disciplines, et notamment des STAPS. Il nous semble prudent d’insister une dernière fois sur ce que nous jugeons incontournable, de hiérarchiser l’essentiel et l’accessoire.

  1. L’accès à la licence STAPS doit passer par une analyse des dossiers des candidats.

Dans la situation actuelle, nous estimons que c’est une option nécessaire, si l’on ne veut pas reproduire les dérives de la rentrée actuelle. Nous avons proposé au groupe de travail un système multi-critérié, allant au-delà de la simple analyse de la série de baccalauréat et de la mention. Nous avons aussi montré qu’une telle procédure était pratiquement envisageable, largement automatisable. Nous proposons aussi une analyse plus poussée des dossiers des candidats qui sont éloignés des conditions nécessaires pour la réussite. Nous avons également tenu à alerter sur les conséquences prévisibles de cette procédure : un taux de réussite plus important, des effectifs plus conséquents les années suivantes en seconde et troisième années de Licence… Des évolutions à anticiper. (suite…)

Une baisse du nombre de postes au CAPEPS ?

Le ministère a publié le 27 septembre ses projections budgétaires. Le budget 2018 de l’Education Nationale ne voit la création d’aucun poste, ce qui signifie pratiquement qu’il y aura moins de postes aux concours de recrutement. Ce problème n’a pas été vraiment évoqué jusqu’à présent…

Francois Jarraud, sur le site du Café Pédagogique, indique ainsi que pour le second degré on passerait de 14 450 à 11 000 postes ouverts au concours, ce qui correspondrait au niveau global à une réduction de 24%. Les arbitrages concernant la répartition par discipline de cette baisse ne sont pas encore rendus. Mais si l’on applique une simple règle de trois sur les postes ouverts l’année dernière au CAPEPS (800), il faut s’attendre cette année à un chiffre bien plus modeste, de l’ordre de 610 postes[1]. Mais cette logique purement arithmétique ne préjuge pas des priorités qui seront prises en compte. On peut craindre que les disciplines jugées déficitaires, notamment les lettres, les maths ou l’anglais, par ailleurs défendues par le nouveau ministre, ne soient protégées dans ces restrictions. (suite…)

Réforme du premier cycle universitaire : Synthèse des propositions de la C3D

Lors de la cinquième réunion du groupe de travail STAPS, Thierry Terret, rapporteur du groupe, a décliné en 24 points les propositions issues des précédents échanges. Si la C3D STAPS se félicite que l’ensemble de ces propositions reprenne peu ou prou celles qu’elle a patiemment avancées et défendues au cours des réunions du groupe, nous conservons une certaine frustration vis-à-vis de l’aspect linéaire de cette liste. Nous avons toujours tenté de réfléchir de manière systémique, liant entre elles nos propositions et tentant d’évaluer leurs conséquences probables. La liste proposée, sans priorité ni hiérarchie, chaque item étant au même niveau, ne rend sans doute pas assez compte de la richesse des échanges qui ont marqué ces cinq semaines de travail.

Il nous semble nécessaire, en complément de cette liste de propositions, de revenir sur les positions défendues par la C3D, et la manière dont nous avons abordé cette concertation. D’une manière générale, nous avons essayé d’éviter les positions idéologiques fermées, préférant le compromis et le dialogue. Il nous a notamment paru qu’il fallait éviter de caricaturer le problème en se focalisant sur la proposition de pré-requis, qui ne constitue qu’un des éléments du système. (suite…)

Modalités d’accès à l’enseignement supérieur : un appel à la lucidité et au courage politique

Nous ressentons actuellement un certain flottement dans la concertation sur l’accès à l’enseignement supérieur. Lors de la formation des groupes de travail, il était question de libérer les initiatives et les propositions, de chercher les moyens pour sortir d’une situation qui au fil du temps était devenue ubuesque. Lors des premières réunions des points de vue difficilement conciliables ont été exprimés, mais c’est la logique de toute concertation de chercher des compromis acceptables. Certains messages nous alertent cependant quant à l’issue possible de ces discussions.

Face à la complexité du problème aujourd’hui posé à l’université, seules des réponses négociées, équilibrées, étagées sur la durée, peuvent permettre d’apporter des solutions satisfaisantes. La Conférence des Directeurs de STAPS (C3D) a fait des propositions qui tentaient de respecter ces principes. Permettons-nous à nouveau de les résumer :

Il s’agissait tout d’abord de maintenir dans un premier temps et d’accroître dès que possible les capacités d’accueil. Il est important de le souligner à destination de ceux qui pourraient a posteriori nous accuser de malthusianisme. Cet accroissement des capacités ne pourra pas se faire en demandant aux structures existantes d’accueillir de plus en plus d’étudiants. Dans certaines académies fortement déficitaires, seule l’ouverture de nouveaux UFR ou départements STAPS permettra de prendre en compte la demande locale. (suite…)

Il ne suffit pas de supprimer le tirage au sort

Au lendemain de la première réunion du groupe de travail STAPS du 13 septembre 2017, au cours de laquelle des points de vue divergents ont pu s’exprimer, il nous semble nécessaire de préciser les positions de la C3D STAPS. Il nous apparaît de manière claire que le problème ne saurait se limiter à la suppression du tirage au sort et à son remplacement par une analyse des dossiers des candidats, quelle qu’en soit la nature. Il faut au préalable poser le cadre politique dans lequel une telle évolution des procédures d’entrée à l’université pourrait s’opérer. (suite…)

« Je trouve ce tirage au sort injuste… »

Derrière les statistiques froides d’APB, le satisfecit de ne comptabiliser « que » 6000 lycéens sans affectation, il y a des gens, des trajectoires de vie, des projets brisés. Nous avons reçu cet été des centaines de messages désespérés. Je trouve utile d’en dévoiler quelques extraits, pour mettre un peu de chair dans un débat qui pourrait demeurer technocratique. Petit florilège…

« Je trouve ce tirage au sort injuste car je sais que des personnes ont choisi cette voie par défaut ou sans conviction tandis que des personnes comme moi ayant toujours voulu faire ce parcours, je me retrouve sans rien. Je ferai tout pour intégrer cette 1ère année qui me tient à cœur, aussi je vous demande un rendez-vous. Je sais que des personnes à la rentrée ne seront pas inscrite ou n’assisteront pas au cours, aussi je souhaiterais pouvoir m’inscrire en cas de désistement ».

« Je me permets de venir vers vous par désespoir. En effet, nous sommes dans une attente insupportable d’une place en première année de STAPS pour mon fils dans votre université. Je vous joins le courrier déjà adressé ainsi que la recommandation de son club. Habitant Montpellier, c’est la seule possibilité pour lui de pouvoir envisager ce cursus, dont il parle depuis son enfance, car mes moyens ne me permettent pas d’envisager de lui  payer un logement ailleurs ». (suite…)

STAPS : une rentrée sous tension

La rentrée universitaire en STAPS ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Il va déjà falloir accompagner le plus humainement possible les déçus d’APB. Nous avons reçu tout l’été des messages de lycéens désespérés de n’avoir pas été retenus par le tirage au sort. Bien sûr, ces lycéens ont le plus souvent obtenu une place quelque part, et ne rentrent donc pas dans les statistiques des candidats sans proposition. Mais quand on n’envisageait pas autre chose que les STAPS et que l’on n’est accepté que dans son 15ème vœu, dans une filière que l’on avait ajoutée par défaut, on ne peut pas dire que l’on commence dans l’euphorie ses études universitaires.

Il faudra ensuite faire face aux effectifs pléthoriques, en tentant d’offrir aux heureux élus toutes les chances de réussir leurs études, malgré les difficultés à trouver des salles et des installations sportives, malgré des emplois du temps acrobatiques. Et l’on sait déjà que pour de nombreux étudiants peu préparés aux études universitaires et à leurs exigences, ce sera le décrochage et l’échec… (suite…)

Prérequis à l’entrée à l’université: orientations politiques et éthiques de la C3D

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La question des prérequis à l’entrée en licence va s’inscrire de manière prégnante dans le débat universitaire. Le recours massif au tirage au sort dans certaines disciplines, jugé inacceptable par l’opinion publique, les positions prises par la Conférence des Présidents d’Université et par plusieurs Conférences disciplinaires laissent à penser qu’un certain nombre d’acteurs majeurs du système universitaire sont prêts à engager une réflexion de fond pour dépasser la situation actuelle. On peut également rappeler que cette question des prérequis était l’un des thèmes de campagne du Président de la République, qui avait notamment affirmé que « pour remédier au fort taux d’échec des étudiants en cursus de licence, chaque université aura vocation à préciser en toute transparence les prérequis de chacune des formations qu’elle propose dans le cadre d’un contrat de réussite conclu entre l’étudiant et l’établissement ».

Revenir aux principes politiques et éthiques

La Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS a engagé lors de son dernier séminaire un débat à ce sujet. Il s’agit pour la C3D d’apporter une réponse politique et pédagogique à ces questions, en tentant de dépasser l’approche administrative et technique qui tendait à prévaloir jusqu’à présent. En clair, il ne s’agit plus de limiter les effets néfastes du tirage au sort mais bien de le dépasser. Plutôt que de replâtrer un dispositif qui fait eau de toutes parts, il paraît nécessaire de repenser le problème en édictant quelques incontournables principes politiques et éthiques. (suite…)

Le nouveau bureau de la C3D

La Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS (C3D), réunie en séminaire à Rodez du 19 au 22 juin 2017, a désigné son bureau pour les deux années à venir:
– Didier Delignières (Montpellier), Président
– Yannick Vanpoulle (Lyon), Vice-Président
– Aurélien Pichon (Poitiers), Vice-Président
– Jean Saint-Martin (Strasbourg), Vice-Président
– Philippe Mathé (Angers), Secrétaire Général
– Hugues Rolan (Bobigny), Secrétaire Général Adjoint
– Michèle Schwartz-Merey (Nancy), Trésorière
– Marie-Agnès Fargeas-Glück (Limoges), Trésorière Adjointe

Ce bureau a été approuvé à l’unanimité par l’Assemblée Générale. Les travaux de la Conférence ont principalement porté sur la reformulation de l’offre de formation STAPS selon l’approche par compétences, la réécriture des fiches RNCP, et la question des prérequis à l’entrée en Licence.

La C3D remercie Christine Amans-Passaga et Fanny Dubois, ainsi que les étudiants du Département STAPS du Centre Universitaire Champollion de Rodez, pour leur accueil chaleureux et attentif.

Filles et garçons en STAPS

La Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS a récemment mené une enquête sur les effectifs filles et garçons dans ses filières[1]. Les résultats, présentés dans les figures illustrant cet article, font apparaître une nette sur-représentation masculine. La figure 1 indique les pourcentages moyens de filles et de garçons, de la première année de Licence à la seconde année de master. En première année, la filière accueille 74% de garçons et 26% de filles. On retrouve cette répartition dans tous les UFR et départements STAPS de France. Le pourcentage de filles tend légèrement à augmenter au fil des années, indiquant que ces dernières obtiennent de meilleurs résultats au cours de leurs études. Mais la suprématie des garçons reste marquée : en seconde année de master, on a encore 65% de garçons pour 35% de filles. (suite…)

Filières en tension : Fables et vaines promesses

Acte 1 : Juillet 2016. On apprend que le nombre de filières en tension a été diminué par trois. Les UFR STAPS n’ont pas l’impression que chez elles la tension ait vraiment baissé. On parle de trois mille lycéens n’ayant pas trouvé de place à l’université. Cela parait peu sur le territoire national. Mais chaque directeur de STAPS a un peu l’impression que c’est chez lui que ces trois mille ont dû rester à la porte. Il ne s’agit pas tout à fait d’une illusion : en fait, il semble que seule la filière STAPS soit encore en tension.

Acte 2 : A la mi-novembre, on apprend que le ministère a décidé d’allouer 100 millions d’euros aux universités pour faire face à la hausse des effectifs étudiants. On se dit alors que l’on voit peut-être le bout du tunnel. Si les STAPS sont la dernière filière en tension, elles devraient recevoir quelques reliquats des budgets débloqués à cet effet… Petit espoir. (suite…)

APB, et autres paradoxes de l’enseignement supérieur

APB, le retour. Les lycéens sont de nouveau confrontés à cette plate-forme qui leur ouvrira les portes de l’enseignement supérieur. Loin de moi l’idée de dénigrer cet outil. Je me souviens du temps où l’inscription à l’université se jouait sur le mode « premier arrivé, premier servi ». La plate-forme APB a apporté un peu de discipline dans cette course à l’inscription. Si ce n’est que quand il est question des disciplines « en tension », ce qui est le cas pour les STAPS, APB est le plus souvent synonyme de capacités d’accueil limitées et de tirage au sort. On parle plutôt officiellement de « traitement automatisé critérisé ». Mais au-delà des éléments de langage rassurants, c’est bien un tirage au sort qui sélectionnera les lycéens qui pourront accéder à ces filières. Reste à savoir quelle sera la sévérité de cette sélection aléatoire… (suite…)

Les Enseignants APA, acteurs incontournables dans l’encadrement de l’Activité Physique Adaptée !

Je reprends ici un communiqué de l’ANESTAPS (association nationale des étudiants en STAPS)

Dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, l’article 144 prévoit la prescription par le médecin traitant de l’activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical, dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée.

La prescription d’activités physiques adaptées constitue un réel enjeu de santé publique sur notre territoire. En effet, elle apporte une réponse non médicamenteuse à l’accompagnement des patients, en leur permettant de retrouver peu à peu une autonomie dans leur vie quotidienne. (suite…)

Management du Sport : un peu de déontologie…

Le groupe Inseec annonce la création d’une filière pour le management du sport, allant du bachelor au master of science. À la rentrée 2017, quatre bachelors ouvriront simultanément à Paris, Lyon, Bordeaux et Monaco, avec des frais d’inscription compris entre 5 800 et 7 000 euros.

En soi, le fait que des instituts privés se lancent dans le marché des formations dans le domaine du sport n’a rien de choquant. De telles formations entrent en concurrence directe avec les diplômes de management du sport proposées par les universités, notamment dans les UFR et départements STAPS, mais on peut admettre qu’elles entretiennent une certaine émulation, au bénéfice de la qualité de dispositifs proposés.

Mais lorsque l’on apprend que le directeur académique de l’Inseec Sport est Michel Desbordes, par ailleurs professeur des universités à Paris-Sud-Saclay, responsable au sein de l’UFR STAPS du master « Management des Evénements et des Loisirs Sportifs », et par ailleurs responsable d’une équipe de recherche au sein du Laboratoire CIAMS (EA 4532), on peut légitimement être choqué par le mélange des genres.

Autant on peut concevoir qu’un enseignant-chercheur, rétribué par l’Etat, construisant son expertise universitaire sur les deniers publics, fasse ponctuellement bénéficier de ses compétences des organismes extérieurs à l’université, autant le fait de bâtir des formations privées entrant en concurrence avec celles que l’on pilote par ailleurs dans son emploi principal pose un évident problème déontologique.