Tribune : l’Idex toulousain

Doctrix prend ses quartiers d’été. Caveutdirequoi ? Non, nous ne partons pas en vacances ; non nous n’allons pas nous prélasser sur les transats de Paris ou Toulouse plage… Nous ouvrons nos colonnes virtuelles à celles et ceux qui ont des choses à dire sur, autour, pour, contre, par le doctorat.

Honneur à la ville rose ! Voici le point de vue de trois jeunes chercheures toulousaines sur « leur » Idex :

Idefi, Idex, Labex, Equipex, Comex… les doctorants ont vaguement entendu parler de ces objets universitaires non-identifiés. Pourtant, le flou autour des ambitions que recèlent ces jolies formules technocratiques reste complet. On sait peu de choses, ceux qui sont informés restent peu nombreux et en parlent peu. Les mobilisations ou réactions sont faibles voire inexistantes. De quoi s’agit-il réellement ? L’annonce a de quoi séduire : dans le cadre du Grand Emprunt national, l’ex gouvernement Fillon sous la houlette de Laurent Wauquiez a décidé d’attribuer des financements supplémentaires aux universités sur l’ensemble du territoire. L’objectif affiché est de créer des campus d’excellence, de renommée internationale et de redorer le blason parfois un peu terne de la recherche française.
Une fois ôté le vernis des belles intentions qui entourent cette annonce, on se rend compte qu’il s’agit simplement de soumettre l’ensemble de la recherche et de la communauté scientifique française à la logique du classement de Shangaï. En réponse aux mauvais résultats des universités françaises dans ce classement, certains politiques ont développé une sorte d’obsession (une Idefix) : faire en sorte que huit universités françaises gravissent des marches et se rapprochent du peloton de tête. Les projets de huit campus ont ainsi été retenus : Aix-Marseille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Paris 7, la Sorbonne Nouvelle et les établissements du plateau de Saclay. Quant aux autres universités, et bien tant pis, elles n’ont pas su faire valoir une ambition digne de recevoir l’attention du gouvernement et les financements qui vont avec. (…)

La suite de l’article rédigé par Elsa Pibou, Fanny Lalleman et Agathe Roby-Sapin est en téléchargement, au format PDF.

Le sujet des Idex, Labex, Equipex, etcx a aussi été abordé par l’association Contact dans son magazine Quoi d’ neuf Doc’ ? en mai dernier (PDF).

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2 Comments

Filed under Dans les universités, Tribunes

2 Responses to Tribune : l’Idex toulousain

  1. Mr coucou

    Il ne s’agit pas de financements supplémentaires, mais de concentrer les financements sur quelques opérations.

  2. telment

    Pas sur quelques opérations. Sur quelques sites en considérant que, s’il y a quelques niches ‘excellentes’ sur le site (qui justifient le choix), tous ceux et toutes celles qui sont sur le site le sont aussi, quelles que soient les disciplines (et inversement, bien sûr, pour les sites non retenus. Tous des nuls qui n’ont beaoin d’aucun financement ou qui n’ont qu’à migrer dans les idex pour en avoir). Ensuite, les sites font à peu près ce qu’ils veulent de l’argent et ne savent même pas trop quoi en faire, si j’en crois les premières expériences.

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