Les Assises, les syndicats et le doctorat

Avec Doctrix, découvrez les contributions postées sur le site des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, côté doctorat. Premier volet de notre synthèse sur les contributions émanant des syndicats et autres collectifs.

  • Contribution de l’UNEF

« Il est également nécessaire de former l’ensemble des personnels enseignants à la pédagogie (en formation initiale et continue) en faisant notamment évoluer les études doctorales.« 

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_UNEF.pdf

  • Contribution de la Confédération étudiante
    « Redynamiser les études doctorales. Plus haut niveau de diplôme au monde, le doctorat a pour vocation d’être à la source de l’innovation et de la croissance, de former les cadres en entreprises.
    Pourtant, en France, quand 75% des diplômés de master sont en emploi, 50% des doctorants sont encore en recherche d’un poste stable. Pour la Confédération étudiante, l’Université doit réagir et donner les armes nécessaires aux doctorants pour la réussite de leur parcours de recherche grâce à : des informations transparentes sur les modalités d’accès à la thèse dès le master 1 et un accompagnement dans les démarches de recherches de financements et de directeur de thèse.
    L’apprentissage de savoirs professionnels et des rencontres avec des entreprises dès la première année (modules de management, etc.)
    La valorisation des parcours de recherche et l’utilisation des compétences des jeunes chercheurs au service de l’innovation.L’Université doit par exemple valoriser les compétences des doctorants auprès des entreprises, leur ouvrir le concours de la Haute fonction publique ou encore les accompagner dans leur projet de création d’entreprise. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_Ce.pdf

  • Contribution de Promotion et défense des étudiants (PDE)

« Les doctorants ont un rôle prépondérant dans l’enseignement supérieur et la recherche. Pourtant peu de diplômés poursuivent en thèse pour des raisons de financement mais également de reconnaissance du diplôme. A ce titre, l’Etat doit montrer l’exemple en augmentant le nombre de contrats doctoraux dans l’ensemble des filières et encourager la création de doctorats d’exercice dans certains domaines. Ces doctorats permettront aux étudiants – à travers un référentiel de compétences définies – de mettre en avant leur technicité et la qualité des formations, tout en sortant du modèle tubulaire d’une thèse en 3 ans. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_PDE.pdf

  • Contribution du syndicat national indépendant de la recherche scientifique, le SNIRS-CGC

« Donner au doctorat toute sa place dans et pour la société.
Le doctorat doit être un diplôme reconnu dans le secteur public comme dans le secteur privé. Il s’agit d’une formation d’excellence où l’apprentissage, tant de l’autonomie que du travail en équipe, et de la réflexion en profondeur donne aux jeunes docteurs des capacités d’imagination essentielles au développement de l’innovation. On est loin du formatage imposé par certains cursus d’ingénieurs! C’est une des clés essentielles pour que notre pays maintienne son avance technologique dans la compétition économique internationale. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/original/application/8a39b5255971d336af10494ff4bf9988.pdf

« Une réflexion a déjà été menée sur le crédit impôt-recherche (CIR). Les pistes ouvertes nous paraissent intéressantes en particulier pour la réorientation vers les PME/PMI, sources de CIFRE
pour les doctorants et d’emplois pour les jeunes docteurs diplômés.
Proposition 26. Réorienter le CIR en direction des PME et PMI innovantes en les incitant à employer des doctorants et à recruter de jeunes diplômés.
Proposition 32. Reconnaître le master et le doctorat dans les conventions collectives et dans la fonction publique. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_UNSA.pdf

« Effectuer des pré-recrutements de doctorants sur un statut de fonctionnaire stagiaire, pour permettre notamment de se prémunir contre le risque de pénurie de scientifiques dans les prochaines décennies.
La revalorisation de tous les enseignants-chercheurs passe dans l’immédiat par la reconnaissance de la thèse (des trois années de doctorat et des années post-doc) pour tous les personnels en poste.
Obtenue pour les enseignants chercheurs recrutés depuis 2009, elle doit être généralisée par une accélération de carrière de trois ans pour ceux qui n’en ont pas encore bénéficié et accompagnée de mesures de prise en compte pour la retraite.
Transformer les emplois des PRAG/PRCE docteurs qualifiés en emplois de MCF. Reconnaître l’investissement en recherche des personnels de statut second degré. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_Snesup-Fsu.pdf

« Favoriser toutes les activités de recherche des PRAG, qu’ils soient docteurs ou non, qu’ils préparent l’obtention d’une HDR ou qu’ils l’aient déjà obtenue.
Ne pas limiter dans le temps les décharges pour activité de recherche des PRAG et PRCE déjà docteurs; favoriser leur obtention d’une HDR.
Considérer et traiter les activités de recherche des PRAG et PRCE doctorants comme de la formation continue, étendre considérablement les décharges pour activité de recherche des PRAG et PRCE doctorants, et leurs financements, notamment par la mise en place d’un fonds national plus particulièrement destiné aux universités les moins riches. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_SAGES-SIES.pdf

  • Contribution de l’Assemblée Générale de l’Institut Cochin, Sauvons La Recherche (SLR)
  • « Notre proposition : réduction de l’enveloppe du CIR qui devra être ciblé sur les PME et incitations à l’embauche de jeunes docteurs pour mieux soutenir la recherche publique.
    Concernant la durée de la thèse.
    Nous proposons que la durée du Doctorat, du moins en biologie, soit de 3 + 1 années, c’est-à-dire de 3 ans en principe, sans limitation de la part des Écoles Doctorales (ED) à l’attribution d’une 4e année afin de permettre à celles et ceux qui le souhaitent et en ont les capacités de valoriser pleinement leur travail, notamment par une publication dans une revue internationale de haut niveau, un objectif très rarement atteint en 3 ans. Le Doctorat demande un investissement personnel considérable et repose également sur un travail en équipe : à ce double titre, il doit constituer un atout majeur pour un recrutement en entreprise.
    Notre proposition : réévaluation de la durée de la thèse en biologie (de 3 +1 ans) et revalorisation du doctorat vis à vis du monde de l’entreprise.”

    Source : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5755

    • Contribution de la 10e section du CNU, SLR

    « Réflexion sur la durée des thèses en fonction des spécialités ; créations de postes et reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives, seuls moyens d’offrir des débouchés aux jeunes docteurs”

    Source : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5698

    • Contribution de l’Assemblée Générale du GRIC

    « Le doctorat doit devenir un diplôme reconnu par les entreprises et les conventions collectives.
    L’inscription en doctorat doit être soumise à des critères scientifiques et non financiers. La durée standard des thèses doit pouvoir varier en fonction des disciplines concernées.”

    Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/original/application/0f15d52451970abe4735277fde0a5f65.pdf

      Nous vous avons oublié ??? Frappez à la porte dans l’espace des commentaires. 2e volet à paraître demain sur les contributions (et propositions) d’organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche. Et toujours sur le doctorat !

    Article modifié le 14 octobre 2012

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    4 Comments

    Filed under Dans les entreprises, Dans les universités, Loi ESR

    4 Responses to Les Assises, les syndicats et le doctorat

    1. doctrix

      Il fallait juste être patiente 😉 L’article contenant votre contribution paraîtra demain, le 15 octobre. Nous avons d’ailleurs regroupé toutes les contributions émanant des collectifs de doctorants et de docteurs dans le 3e et dernier volet de cette synthèse.

    2. François Papet-Périn

      En France, les doctorats de recherche sont sous-évalués par les entreprises comme par le grand public. On donne pourtant du « Dr » à des médecins qui n’ont qu’un doctorat d’exercice, ce qui n’a rien à voir avec les vrais doctorats.
      Puisque nous sommes dans des sociétés où « l’image » semble primer, ne faudrait-il pas suivre l’exemple anglo-saxon ou germanique qui intègre le titre de Dr dans l’état-civil? Ainsi, sur une pièce d’identité allemande ou autrichienne, on trouve « Dr. Paul Strauss ».
      Cela parait un peu simplet comme proposition, mais elle ne coûterait pas cher à l’Etat, et vous ne pouvez pas savoir comme cela change la considération sociale dans des pays comme l’Allemagne (pour louer un appartement, chercher un emploi etc.).

    3. doctrix

      Sebastien : Bonne idée François ! Doctrix 2012 (http://doctrix2012.wordpress.com/) le fait souvent dans les titres de ses articles « Dr Jean-Yves Le Déaut, député », « Dr Isabelle Tisserand experte en sécurité des patrimoines des grandes entreprises et institutions »… A généraliser !
      Evelyne : Sauf que l’intitulé « Dr » prête à confusion en France avec les Dr d’exercice : médecine, vétérinaire, pharmacien… Si l’on veut passer à l’international, ne vaudrait-il pas mieux mettre « PhD » sur nos cartes de visite ?

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