Les Assises, des organisations et le doctorat

Doctrix poursuit son travail de synthèse des contributions postées sur le site des Assises. 2e volet : le point de vue d’organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche : institutions, école, université, groupe de recherche…

  • Contribution de la CGE, Conférence des grandes écoles

Dans le chapitre dédié à “Recherche, innovation et doctorat”, plusieurs propositions concernent le doctorat.

« La proposition 2.2 Développer un référentiel de compétences pour le doctorat et diffuser les meilleures pratiques afin d’en renforcer la lisibilité. Ce référentiel pourrait être conçu autour de trois composantes : l’une dédiée aux savoirs d’un domaine industriel, l’autre, aux compétences scientifiques disciplinaires, et la dernière à la culture interdisciplinaire et interculturelle”
Et aussi “Contrairement à une idée répandue, la France n’est pas en retard sur le nombre de docteurs formés en science et technologie. Avec 107 docteurs formés par million d’habitants, elle dépasse les États-Unis et le Japon (75 et 50), et est très proche de l’Allemagne (115). Le diplôme de docteur est cependant moins reconnu en France ; c’est une conséquence de la grande variabilité de son contenu, et l’expérience de ParisTech, visant à lui donner une substance plus importante et plus identifiable par les employeurs, serait à développer. En particulier le doctorat ne doit plus seulement conduire à former des spécialistes d’un problème constituant l’axe de leur future carrière de chercheur, mais des experts d’un domaine capables de mobiliser leur esprit critique pour travailler autrement, sur autre chose, dans le secteur d’activités de leur employeur. Les grandes écoles ont un rôle essentiel à jouer dans cette nouvelle proximité à construire entre le doctorat et la recherche industrielle.”

« La proposition 2.1 Habiliter un plus grand nombre d’écoles à délivrer le doctorat : ceci inciterait davantage les grandes écoles à orienter leurs étudiants vers un doctorat (ce qui contribuerait à accroître le pourcentage d’ingénieurs poursuivant en doctorat).

Et aussi favoriser les formations par apprentissage du CAP au doctorat

Source : http://www.cge.asso.fr/actualites/propositions-de-la-cge-pour-les-assises-de-l-esr

  • Contribution de la CPU, Conférence des Présidents d’Université

« Les universités sont les principaux responsables de la délivrance du doctorat. Ce diplôme est la référence internationale qui assure que son titulaire est un professionnel de la recherche et de l’innovation. Ce diplôme doit désormais être reconnu dans les conventions collectives et dans le statut de la fonction publique. »

Source : http://www.cpu.fr/Assises_de_l_enseignement_supe.1414.0.html

« Au niveau du doctorat, les entreprises sont clairement intéressées par les docteurs lorsque ceux‐ci ont appris à les connaître et à intégrer les défis auxquels elles sont confrontées. Nous recommandons donc de construire des modalités de doctorat tournées vers les acteurs économiques, en s’inspirant d’initiatives telles que le label « Docteur pour l’Entreprise » de ParisTech. »

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/original/application/6da52fa2c24f01c40735f76129dde650.pdf

  • Contribution du Campus Croix Rouge, Université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

« Le déséquilibre entre SHS et STS se retrouve également au niveau de la formation doctorale.
Les financements de thèses sont scandaleusement plus nombreux en STS qu’en SHS. Et si ce déséquilibre se retrouve dans de très nombreuses universités, il est particulièrement important en Champagne-Ardenne où, d’après le rapport STRATER (PDF) édité par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, en 2009, le pourcentage de diplômés d’un doctorat était de 20% en SHS (Droit et Science-Eco compris) contre 35% au niveau national ; alors même que le pourcentage de diplômés de master de l’URCA en SHS est de 65% (contre 35% en STS). Il est donc urgent que la recherche en SHS soit enfin reconnue et puisse prendre la place qui lui revient. »

Source : http://www.univ-reims.fr/vie-des-campus/gallery_files/site/1/20732/36992/36999.pdf

« Encourager la recherche fondamentale et la recherche technologique, l’une et l’autre à des hauteurs comparables, signifie que les organismes de recherche doivent disposer d’un soutien de base suffisant, mais aussi que le doctorat dans le domaine de l’énergie soit promu, avec la dimension transversale et pluridisciplinaire indispensable, par exemple par la mise en place d’allocations spécifiques. De plus, ce développement du doctorat doit s’accompagner d’une politique d’insertion des diplômés dans les entreprises afin de doper le potentiel d’innovation de celles-ci.”

Source : http://www.allianceenergie.fr/iso_album/assises-esr_contribution-ancre-complet-%5B2012-09-17%5D.pdf

« La reconnaissance du diplôme de Doctorat dans les conventions collectives est une étape nécessaire pour valoriser les formations doctorales et les rendre plus attractives. Le développement de nouvelles perspectives d’embauches pour les docteurs, dans les collectivités territoriales et les administrations publiques ainsi que dans le privé, doit être renforcé. Dans cette optique, des objectifs en termes d’emplois de docteurs doivent être fixés en particulier pour les grandes entreprises pour bénéficier du crédit impôts recherche.”

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/original/application/5519082e5643221854e1449887ca63f8.pdf

  • Contribution de l’INRIA

« Mettre en place des dispositifs de soutien à la mobilité des chercheurs, en particulier en favorisant l’embauche de docteurs et de chercheurs par les entreprises. Faire reconnaître le doctorat dans les conventions collectives« 

Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/Contribution_INRIA.pdf

  • Contribution du C3N du CNRS
  • « Pour le reste, les financements attribués dans ce cadre doivent être orientés en priorité vers les PME et faire l’objet d’une évaluation visant à établir que les sommes conservées par les
    entreprises ont bien été consacrées à des travaux de recherche originaux et innovants. Ils doivent notamment être conditionnés à l’embauche, de docteurs en particulier. Une des grandes difficultés que rencontre la recherche française, par comparaison avec ce qu’on observe dans les pays anglo-saxons en particulier, est la forte limitation de la valeur du doctorat en dehors des fonctions liées à l’enseignement supérieur et à la recherche publique. L’incitation à la recherche passe nécessairement par une valorisation de ce diplôme dans les entreprises, pour laquelle le CIR a un rôle important à jouer. »

    Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/Contribution_C3N.pdf

  • Contribution du CEA
  • « Le CEA est, par exemple, handicapé par le fait que ses personnels ne peuvent participer à certaines instances universitaires ou par le fait que la durée des CDD qu’il peut offrir à des post-doctorants n’est que de 18 mois alors que dans les EPST ou EPSCP la durée de tels contrats est au moins double. »

    Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/fckeditor/File/contributions/contribution_CEA.pdf

    Article modifié le 14 octobre 2012

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