Le Président Emmanuel Macron choisit la stratégie de « différenciation » pour valoriser le doctorat

Emmanuel Marcron

Le lundi 18 mars 2019, l’Elysée a organisé « débat » entre le Président Emmanuel Macron et les intellectuels suite aux « grands débats » eux-mêmes suite au mouvement inédit des « Gilets jaunes » sujet que nous avons traité via la tribune de Brice le Gall.

 

La soirée a été animée par Dr Guillaume Erner, diffusée en direct à la radio (jusqu’à 22h00) et sur internet (jusqu’à 2h30 avec vidéo) et enregistrée par France Culture.

 

 

L’intégralité de l’enregistrement audiovisuel et une retranscription partielle se trouvent ici. L’intégralité en mode podcast se trouve ici en 4 parties. Mais on peut voir 9 extraits, que France Culture a voulu souligner, ici.

 

Les questions liées à la recherche notamment sur le manque de moyen ont été abordées par plusieurs « intellectuel.le.s » : Boris Cyrulnik, René Frydman, Jules Hoffmann, Claude Cohen-Tannoudji, Serge Haroche en sciences dites dures.

Mais il a été très peu question de l’université ce qui est paradoxal dans une salle remplie de docteur.e.s.

 

 

Les invités présents

 

Une centaine d’invitations a été envoyée à des intellectuel.le.s. 65 ont accepté l’invitation. 63 sont venu.e.s. La liste de celles et ceux ayant accepté l’invitation se trouve ici et ici :

Emmanuel Macron

 

 

En regardant rapidement ce classement, on se dit qu’il n’a pas été réalisé par des scientifiques, en tout cas qu’il pose question :

 

  • Comment peut-on rassembler des écrivains et des membres de think tanks dans une même catégorie ?
  • Les chercheurs.ses – qui sont nombreux dans cette liste – ne sont-ils pas tous scientifiques ? C’est la question habituelle de la distinction entre les scientifiques en sciences dites « dures » et les autres sciences.
  • Il manque beaucoup de disciplines :
    • Celles particulièrement intéressées par les questions politiques : géographes, démographes, anthropologues
    • Celles qui le sont moins mais qui peuvent aussi avoir des choses à dire : littérature, archéologues, linguistes…
  • Plusieurs intellectuel.le.s ne semblent pas avoir été bien classé.e.s. Pour personnaliser les choses, donnons quelques exemples :
    • Gilles Finchelstein qui dirige depuis 2000 le think tanks socialiste la Fondation Jean-Jaurès est considéré comme « politologue ».
    • Qui dira que le médaille Fields dr Cédric Villani, que nous avions interviewé, n’est pas un scientifique ? Néanmoins, il est actuellement député dans la majorité La République En Marche.

 

La plupart sont des docteur.e.s. Il y en a d’ailleurs parmi les « écrivains, essayistes, responsables de think tanks » comme l’ancien ministre Dr Xavier Darcos. L’âge est plutôt élevé. Les intelectuel.le.s sont plutôt à mi-carrière ou en fin de carrière. Ils sont au sommet de la hiérarchie intellectuelle : professeur.e.s d’université, directeurs.trices de recherche…

Sur les 65 intellectuel.le.s ayant accepté l’invitation, 46 étaient des hommes, 19 des femmes (Réjane Sénac y a fait référence) ce qui est assez représentatif du sommet de la hiérarchie universitaire et intellectuelle et de la société en générale comme l’a dit Christine Erhel.

En ce qui concerne la minorités ou minorisé.e.s, on voit sur la photo ci-dessus qu’il y avait « intersectionnalité » : peu de femmes et peu de ce qu’on appelle politiquement correctement « diversité ».

Ces propriétés socio-culturelles et économiques sont importantes car elles ont des effets sur les potentielles questions qu’ils.elles peuvent avoir envie de poser. Ce sont clairement – pour beaucoup d’entre eux – ce qu’on appelle des « mandarins » qui ont fait carrière et qui peuvent faire la carrière des collègues et qui ont donc leurs intérêts.

 

 

Les invités absents

 

Plusieurs invitations n’ont pas reçu de réponse positive de la part des intellectuel.le.s. Certain.e.s ont même fait connaître publiquement leur choix :

 

Dr Frédéric Lordon avait annoncé avec humour son refus (retranscrit par France Culture qui a rédigé un article sur les coulisses) :

 

« « Deux hypothèses me sont venues à l’esprit : celle du canular et celle, qui n’est pas la moins probable, celle du machiavélisme de sous-préfecture. Cela m’a semblé tellement loufoque, d’une chose l’autre – le travail, les courses, le ménage, tout ça-, que j’ai complètement oublié de répondre. Ce qui n’est pas très urbain et je m’en excuse. Cela m’est revenu et voici : Cher Monsieur Macron (quel hypocrite), Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron, je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même d’ailleurs, nous ne sommes pas certains que vous y croyez. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude partout, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous attaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau. »

 

L’historien spécialiste de l’histoire populaire Dr Gérard Noiriel avait annoncé sur Twitter avoir refusé lui aussi mais de façon plus modérée dimanche 18 mars 2019 :

 

« Bien que je n’en fasse pas un titre de gloire, j’ai refusé moi aussi l’invitation d’E. Macron au « grand débat » des « intellectuels » prévu lundi soir. Mais je suis prêt à lui apporter les cahiers de doléances de ce secteur sinistré qu’est aujourd’hui l’éducation populaire. »

 

Le journaliste Jacques Pezet a fait la liste des absents pour « CheckNews » de Libération :

 

« 1) l’économiste et philosophe Frédéric Lordon a donc clairement annoncé son refus.

2) l’historien Gérard Noiriel a refusé mais se dit prêt à apporter les cahiers de doléances de ce secteur sinistré qu’est aujourd’hui l’éducation populaire.

3) l’économiste Thomas Piketty indique à CheckNews qu’il a refusé, jugeant que le raout était « le sommet de la dérive monarchique ».

4) la philosophe Sylviane Agacinski a refusé car « les conditions qui ne [lui] paraissent pas satisfaisantes ».

5) l’historien Patrick Boucheron indique à Libé qu’il a refusé de venir.

6) le philosophe Michaël Fœssel a indiqué à Libé qu’il n’avait pas souhaité venir.

Cette liste, sûrement non exhaustive, se complète avec les absents qui étaient, eux, empêchés.

7) le sociologue Dominique Wolton ne pouvait pas venir, selon France Culture.

8) le philosophe Alain Finkielkraut était à l’étranger.

9) la climatologue Valérie Masson-Delmotte n’a pas pu venir à cause d’une réunion à l’étranger.

10) la philosophe Elisabeth Badinter n’était pas disponible, selon l’Elysée.

11) l’historienne et académicienne Hélène Carrère d’Encausse n’était pas disponible, selon l’Elysée.

12) l’historien Pierre Rosanvallon n’était pas disponible, selon l’Elysée.

13) le politologue Patrick Weil n’était pas disponible, selon l’Elysée.

14) le politologue Olivier Roy a fait savoir à CheckNews qu’il avait décliné l’invitation parce qu’il donnait ce jour-là un cours à l’université d’Oslo. »

 

Il faut dire que cette rencontre pose des questions éthiques sur le rapport entre science et pouvoir : quel est le degré d’autonomie des différentes sphères. Pour Sonya Faure, Cécile Daumas et Thibaut Sardier, « Les échanges ont pris la forme d’un long tunnel de questions-réponses sans autre vertu que celle de servir l’opération communication d’Emmanuel Macron. » Le Président ne s’est pas déplacé chez les chercheurs.ses, sans doute pour des raisons pratiques et sécuritaires. C’était la puissance invitante ce qui induisait une forme de déférence – ajoutée à une forme de pondération habituelle chez les chercheurs.ses et aux caractéristiques spécifiques des chercheurs.ses présent.e.s – qui été particulièrement visible pendant la soirée.

 

 

2) La question de la collaboration entre les chercheurs.ses et les politiques

 

Mais venons enfin au sujet qui nous intéresse vraiment à Doctrix : la valorisation du doctorat. Cette dernière a été abordée par Dr Agathe Cagé, que nous avions interviewée alors qu’elle débutait sa thèse et fondait le think tank Cartes sur table, a plaidé pour que les chercheurs collaborent davantage avec le reste de la société, comme elle le fait dans Faire tomber les murs entre intellectuels et politiques publié en 2018. Malheureusement, cette partie de son intervention n’a pas été gardée dans les extraits marquant de la soirée : https://twitter.com/franceculture/status/1107706723199004678.

 

 

L’organisation de la soirée montre que le Président s’intéresse bien à la recherche, aux sciences… N’avait-il pas travaillé pour Dr Paul Ricoeur ? On n’imagine assez mal Donald Trump organiser un tel événement. Mais chacun doit rester à sa place comme il l’a dit lui-même pendant la soirée :

 

« On m’a reproché d’être dans la verticalité, mais il y a des gens qui savent, il y a des gens qui représentent. Toute parole ne se vaut pas sur tous les sujets à tous les moments. Comment on remet une échelle de valeur ? » (citation retranscrite par Libération).

 

En manque de légitimité et d’idée du fait de la crise ouverte par les Gilets jaunes, il voulait certainement créer un think tank éphémère pour trouver des solutions, se stimuler et stimuler ses équipes tout en montrant ses qualités physiques et intellectuelles (On le voit à 2h30 du matin aussi en forme qu’à 18h30.).

 

 

3) La question de la valorisation des universités et des docteur.e.s

 

Dr Olivier Beaud, professeur de droit à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, a fait une intervention vers une heure du matin : au bout de 2 heures et 51 minutes et 08 secondes sur la partie 3 de l’enregistrement de L’Elysée. Il a expliqué qu’il avait été question à plusieurs reprises des chercheurs.ses pendant la soirée mais pas des universités. A ce sujet, il a félicité le Président pour la réforme « Parcoursup » qui permet non pas de « sélectionner » mais de « choisir » ses étudiant.e.s (Cela manque d’une définition pour bien distinguer les deux termes.).

Mais il a regretté l’« université par défaut » comme « voiture balai de l’enseignement supérieur » : les étudiant.e.s souhaiteraient tout sauf l’université dans leurs choix postbac selon lui ! Dr Olivier Beaud a critiqué le fait que l’on impose à l’université de régler un problème qui n’est pas le sien : la question de l’insertion professionnelle. Cela ne se fait pas ailleurs et dévalorise la France au niveau international. Selon lui, reste pour seule solution, soit de ramener le public (qui l’a quitté) vers l’université, soit d’adapter l’université à la demande, au public qui la fréquente. Lui plaide pour une revalorisation des universités. Il refuse que les chercheurs.ses aient le seul rôle de « répétiteur d’examen pour des écoles professionnelles ». C’est un « immense gâchis pour la nation ». Dr Olivier Beaud a évoqué aussi le fait qu’Emmanuel Macron a dit que les entreprises ne financent pas la recherche française et les universités via les fondations. Il explique cela par le fait que les élites ne sont pas formées par les universités. Elles les « ignorent » et les « méprisent ». Il y aurait un « fossé immense entre les universitaires et les élites ». Il en a conclu qu’il fallait revaloriser les universités et les universitaires qui ont le même destin que les chercheurs.ses mais qui enseignent.

 

 

4) La réponse du Président : la stratégie de la « différenciation »

 

Emmanuel Macron a répondu dans les 20 dernières minutes (à 1h51) après les interventions des ministres :

 

  • Jean-Michel Blanquer à 1h32.
  • Frédérique Vidal à 1h40.
  • Franck Riester à 1h42.
  • Emmanuelle Wargon à 1h49.

 

Il a alors expliqué sa stratégie en disant qu’il était pour davantage d’autonomie pour les universités :

 

  • pour l’immobilier,
  • pour le recrutement,
  • pour le coût des inscriptions.

 

Selon lui, le système universitaire est trop centralisé. Il faut « changer de logiciel », « accepter la différenciation » avec des universités prenant différentes formes. Il s’agit de pouvoir attirer les meilleurs enseignant.e.s chercheurs.ses en la valorisant davantage. Il s’appuie sur une argument comparatif international. Selon lui, il y a de la différenciation dans les pays où il y a des universités fortes. Donc il faut faire de la différenciation en France pour avoir des universités fortes :

 

« Le jour où il y a de la différenciation, il y a en effet les élites académiques, de recherche, du monde de l’entreprise, du monde de l’administration qui sortent des universités sans aucun problème. Sans aucun problème. Et aujourd’hui, vous avez raison de dire que cet éloignement, il est lié au fait que les dirigeants sortent trop peu de l’université et surtout les dirigeants, d’ailleurs, ont trop peu comme formation celle d’être docteur ou d’avoir été docteur. C’est le modèle de l’ingénieur ou de la business school qui fait qu’on cherche et on finance des personnes qui sortent de ce modèle. Or, on le sait bien dans la compétition internationale et pour faire face à la complexité actuelle, on a plutôt besoin de docteurs. Et donc on a plutôt besoin de réussir pivoter le modèle ainsi. Mais cela suppose de faire ne conversion de notre modèle universitaire. Et on ne peut pas le garder en disant « On aura les mêmes universités partout avec les mêmes rigidités qui empêche l’autonome et d’avoir cette véritable ouverture et cette véritable dynamique. » »

 

Conclusion :

On peut voir de la cohérence dans les mesures politiques actuelles ou plus anciennes par rapport à la stratégie exposée ici :

 

  • La création des Comue par exemple où les écoles sélectives doivent collaborer voire fusionner avec les universités.
  • Parcoursup où il s’agit bien de sélectionner les étudiant.e.s par les inégalités sociales.
  • L’augmentation des frais d’inscription, contre laquelle Doctrix a publié une tribune, pour les étudiant.e.s et doctorant.e.s extracommunautaires. C’est la population sur laquelle il était le plus facile de faire passer cette réforme car ils n’ont pas les moyens sociopolitiques de se défendre.

 

Ce ne sont que des exemples parmi bien d’autres. Pour appliquer cette stratégie, la technique employée pour mettre en œuvre le changement de modèle – qui est plus ancienne que la présidence de Macron – est celle des petits pas. L’augmentation des frais d’inscription de tous les étudiant.e.s d’un seul coup aurait donné un mouvement de protestation massif. Celui qui existe actuellement contre l’augmentation des frais d’inscription des étudiant.e.s et doctorant.e.s extracommunautaires est déjà importante. Une « bataille » a d’ailleurs déjà été gagnée puisqu’il y a eu un recul de la ministre Dr Vidal en ce qui concerne les doctorant.e.s extracommunautaires : l’augmentation n’aura pas lieu pour les doctorant.e.s. Mais si la mesure est mise en place pour les étudiant.e.s en licence et master, il sera assez facile d’augmenter les frais pour les doctorant.e.s par la suite. Puis ce sera au tour des étudiant.e.s communautaires, et donc aux Français car le droit européen promeut l’égalité entre communautaires.

Après ou pendant la cette libéralisation des frais d’inscription, la libéralisation des salaires des enseignant.e.s va se mettre en place. Il existe déjà des dispositifs en la matière. On se souvient qu’Emmanuel Macron avait fait venir – via le programme « Make Our Planet Great Again » – des chercheurs.ses spécialistes de l’écologie des Etats-Unis suite à la politique anti-écologique du Présidant Donald Trump (le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris). Cela ne risque pas de plaire aux universitaires français qui ne souhaitent pas des universités à plusieurs vitesses et qui veulent valoriser les chercheurs.ses globalement plutôt que de valoriser une élite d’enseignant.e.s, ou de chercheurs.ses ou d’enseignant.e.s-chercheurs.ses.

La stratégie de « différenciation » est donc clairement une stratégie d’« inégalité » en langage politiquement non correct car la différenciation existe déjà en fonction :

 

  • de l’université,
  • de la directeur.trice de thèse,
  • du laboratoire,
  • de la discipline,
  • du financement,
  • de l’école doctorale,
  • de la ville,
  • de son âge,
  • du parcours prédoctoral (Il suffit de regarder le nombre d’inscrits en première année de licence et le nombre d’inscrits en première année de thèse pour voir qu’il y a bien eu un peu de sélection et auto-sélection entre ces deux moments.)

 

De ces différences découlent d’ailleurs des inégalités. On sait que les normalien.ne.s et agrégé.e.s en histoire ont plus de chances d’obtenir un poste de maitre de conférence en histoire que les autres docteur.e.s.

La stratégie est en fait la simple application d’un principe sociologique particulièrement développé par le sociologue Dr Pierre Bourdieu : les élites tendent à utiliser ce qui leur permet de se différencier. S’il faut un jour payer 10 000 euros / an (assez peu probable) pour s’inscrire en doctorat, alors le doctorat aura bien plus de valeur puisque peu de personnes pourront s’inscrire en thèse. A cette sélection par l’argent s’ajoutera la sélection traditionnelle qui a commencé via Parcoursup de la loi ORE.

Aujourd’hui, on sait que les doctorant.e.s – du moins une très grande partie – qui font une thèse prennent un petit risque professionnel (ils risquent d’avoir des difficulté un emploi après la soutenance) parce qu’ils.elles ont un véritable appétit pour la recherche scientifique. Demain, si la stratégie de la « différenciation » continue à être mise en place, une nouvelle population de doctorant.e.s fera son apparition car elle considérera que cela augmentera leur chance de réussir la carrière professionnelle (à l’image des MBA aujourd’hui) et d’avoir tel ou tel poste – surtout à l’international où c’est déjà le cas mais pas seulement. Cette période doctorale de recherche ne sera plus considérée comme inutile et comme de la perte de temps. La population des doctorant.e.s qui ne voudront pas s’endetter pour s’inscrire en thèse renonceront à se lancer dans l’aventure. Il n’y aura plus de place pour les thèses faibles ou moyennes qui sont pourtant enrichissantes pour les doctorant.e.s et pour la recherche.

On voit donc se développer une société toujours plus inégalitaire et fragmentée, donc potentiellement conflictuelle que Dr Frédéric Lordon et Dr Thomas Piketty – qui ont refusé de venir à la soirée – dénoncent. Si la valorisation du doctorat passe uniquement par de la « différenciation », c’est-à-dire de l’inégalité, peut-être faut-il y renoncer.

 

Références :

L’émission « DU GRAIN À MOUDRE » d’Hervé Gardette sur France Culture du 18 mars 2019 était consacrée à la soirée/nuit : https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-emission-du-mardi-19-mars-2019

L’émission « LA GRANDE TABLE IDÉES » d’Olivia Gesbert du 26 mars 2019 intitulée « Pourquoi la recherche française décroche ? » : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/pourquoi-la-recherche-francaise-decroche

COURTOIS Gérard, « Huit heures durant, ces intellectuels ont bombardé Emmanuel Macron d’analyses, de questions et de propositions », LeMonde.fr, 19/03/2019, https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/19/grand-debat-huit-heures-durant-ces-intellectuels-ont-bombarde-le-chef-de-l-etat-d-analyses-de-questions-et-de-propositions_5438227_3232.html

PEZET Jacques, « Qui sont les intellectuels qui ont refusé l’invitation à débattre avec Macron ? », liberation.fr, 19 mars 2019 à 20:13, https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/19/qui-sont-les-intellectuels-qui-ont-refuse-l-invitation-a-debattre-avec-macron_1716146

FAURE Sonya, DAUMAS Cécile et SARDIER Thibaut, « Entre Macron et les intellos, le non-débat des idées », liberation.fr, 19 mars 2019 à 15:32 (mis à jour à 16:08), https://www.liberation.fr/amphtml/debats/2019/03/19/entre-macron-et-les-intellos-le-non-debat-des-idees_1716092?__twitter_impression=true

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