Le LMS, entre changement des apprentissages et apprentissage du changement

L’évolution des métiers et des compétences est un sujet d’actualité alors même que la façon dont nous interagissons avec le contenu a fondamentalement changé cette dernière décennie avec des nouveaux usages qui pénètrent tous les aspects de notre vie. Pourquoi le travail et l’éducation, ces deux piliers tout particulièrement, n’ont-ils pas encore bénéficié de cette révolution des mentalités?

A mesure que les compétences évoluent, la formation initiale devient obsolète: apprendre tout au long de sa vie n’est plus un luxe mais devient nécessaire afin de rester pertinent dans un contexte changeant. C’est pour l’entreprise un challenge double, tant en terme de formation que de rétention de talents qui cherchent dans leur emploi, au delà de sa fonction alimentaire, un épanouissement personnel toujours plus poussé.

Quels apprentissages pour l’entreprise du 21ème siècle?

Une entreprise du 21ème siècle se doit d’intégrer un élément d’apprentissage et de formation continue pour ses employés afin de les préparer aux changement. Les Learning Management Systems (LMS) permettent aujourd’hui aux entreprises de créer rapidement ces contenus ainsi que d’être réactives sur les points nécessaires pour coller aux besoins du terrain et des opérationnels sur le court terme (afin d’accompagner la sortie d’un nouveau produit ou d’une nouvelle réglementation par exemple).

Le monde dans lequel nous évoluons a besoin d’une nouvelle génération de ces LMS avec prise en main immédiate, qui permettent d’être déployés sur des cycles courts par les directions métiers elles-mêmes afin d’être au plus près de l’utilisateur. Ils peuvent permettre des pratiques collaboratives plus poussées au sein d’une entreprise loin des workflows traditionnels avec des concepteurs qui ne s’adaptent pas en temps réel.

L’importance d’un coût marginal nul afin de ne pas ralentir ou freiner la création pour des raisons financières est non négligeable: l’entreprise doit pouvoir créer autant de formations qu’elle le souhaite afin se s’adapter aux changements dans les emplois qui existent aujourd’hui et permettre à ses employés de continuer à apprendre au-delà de leur formation initiale, et ce, à tout moment.

Repenser le Learning Management System à la lumière de ses nouveaux usages

Le marché mondial des LMS s’élève à plus de $2,6 milliards à ce jour et ne cesse de grossir, avec une croissance de plus de 20% en 2014 à mesure que la plupart des entreprises remplacent leurs anciens systèmes, désormais en inadéquation avec leurs aspirations. Comme le dit très justement Forbes dans cet article, les premiers systèmes des années 1980 se focalisaient sur l’administration de la formation (avec un rôle important donné à la planification et l’administration) avant d’évoluer lentement dans les années 2000 vers des formations de type e-learning basiques, les formations professionnelles gardant traditionnellement un aspect présentiel.

C’est seulement ces dix dernières années que les LMS commencent à intégrer des systèmes novateurs de rétention et développement de talent et qu’ils se tournent aujourd’hui vers un statut de “consumer-like TV channel of corporate learning”, intégrant les méthodes, plus modernes et adaptées au monde d’aujourd’hui de machine learning, vidéos à la demande, recommandations de contenu supplémentaire à consulter (à la fois interne et externe), applications, etc. Un nombre donné de services intégrés se superposent à la pédagogie afin d’accompagner l’apprenant tout au long de sa carrière, lui permettant d’apprendre à des moments qui lui semblent pertinents.

Quel leader pour un tel marché?

Les leaders du marché restant concentrés sur l’éducation secondaire ou tertiaire, il est difficile de nommer une seule entreprise qui pourrait être le Blackboard ou le Moodle du LMS en entreprise (“corporate LMS”), avec plus de 300 acteurs se disputant le marché. En Europe, le LMS a son champion: 360Learning, une entreprise créée en 2010 par trois entrepreneurs français, Nicolas Hernandez, Guillaume Alary et Sébastien Mignot, véritable success story à Française comme on aimerait en voir plus souvent. Membre des groupes emblématiques de notre French Tech comme Reviens Léon ou encore The Galion Project, les trois têtes pensantes de l’entreprise en pleine croissance (270% en trois ans et 2M de levés depuis leur création) ont réussi à faire monter le taux de participation moyen au delà des 90%. Avec déjà plus de 500,000 utilisateurs dans 120 pays, le prochain leader des LMS sera-t-il français?

 

La transformation digitale ne doit pas s’arrêter à la porte des entreprises: cela implique de digitaliser le vecteur principal de ce changement via la formation. Les entreprises, au delà de réaliser des économies d’échelles et de pouvoir être plus agiles, permettent ainsi à leurs employés d’apprendre d’une façon toujours plus ludique et sociale lors d’une formation innovante et constante (loin d’un arbitrage temporel contre-productif) et ainsi de maximiser leur implication et motivation. Nous vivons dans une ère où le contenu top-down n’a plus la primauté et où les interactions prévalent pour une formation adaptée.

 

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