Auteur

Je suis français et me nomme Francis Ernouf (c’est un nom de plume). Héritier des traditions de grandes écoles de l’Occident - européenes et américaines - où j’ai été formé, je travaille depuis plusieurs années comme consultant cadre supérieur dans l’administration de l’enseignement supérieur chinois, avec pour mission l’internationalisation du système d’éducation. Une opportunité unique pour observer, comprendre, et partager.

A travers les années, j’ai été amené à étudier, observer et synthétiser le système de l’enseignement supérieur (ES) en Chine, et à comprendre l’approche, les motivations, et les intentions des dirigeants chinois. Grâce à cette expérience unique, j’ai pu comprendre le système mis en place par le régime communiste chinois, et peux donc, je l’espère, en faire des commentaires constructifs.

Mon but n’est pas de projeté mes opinions subjectives, ou de juger négativement un système qui existe dans une culture, que je respecte et admire, et qui est différente de la mienne ; mais je ne compte pas non plus tomber dans les pièges que tend la pensée censurée du “politiquement correct”, qui en finalité n’aide personne, des deux cotés, pour comprendre les réalités sur le terrain, ou la différence entre les pays où règnent la tradition académique qui respecte l’esprit critique et la liberté académique, et ceux qui en ont peur.

Aujourd’hui, les universités française s’ouvrent aux stratégies d’internationalisation et de mobilité de leurs étudiants. Les étudiants le demandent car les entreprises se globalisent ; les universités se positionnent avec cursus et bourses ; l’Etat le sanctifie avec l’appui de nouvelles lois et financements. Ainsi, ensemble, les étudiants, les profs, la recherche, les entreprises et les politiques avancent ; c’est la société de la connaissance, et peut-être même la sagesse de l’être humain, qui en bénéficie.

La Chine est dans la ligne de mire. Grâce à mon expérience en Chine très concrète, dans un environnement extrêmement politisé, et opaque, j’espère réussir à dévoiler certaines réalités que cachent le politiquement correct, la rhétorique propagandiste, et surtout la poursuite des profits.

Tout n’est pas égal, et le système de l’enseignement supérieur en Chine demande à être mieux compris avant d’étendre les grandes voiles vers les opportunités qu’offre l’Orient. Les nouvelles opportunités peuvent cacher des risques, contre lesquels seuls l’expérience et l’échange de savoirs permettent d’éviter les naufrages. Il en va de l’avenir et du bien-être des étudiants, professeurs, administrateurs, politiques, et employeurs ; et de la société en générale.

Cependant il faut continuer à vouloir poursuivre les échanges avec la Chine, apprendre la langue, et connaître la culture. Pour pour mieux savoir mesurer les risques et les actions ; pour anticiper les erreurs et les tragédies, optimiser les résultats, saisir les opportunités, garantir la qualité de l’éducation et de la recherche, et obtenir l’équité dans les échanges inter-universitaires à la satisfaction de tous, je veux ouvrir le débat et répondre aux questions.

Alors j’espère que ce blog accomplira cette tache. Mais parce que je travaille en Chine, et parce que dans le milieu de l’enseignement supérieur patriotique, qui est impossible de changer aujourd’hui, le partage de l’information est très protégé, avec le règne d’une désinformation désarmante, voire de la paranoïa, je dois garder l’anonymat. Sinon je ne pourrai accomplir ma tache. Merci de respecter cette condition de publication, et j’essaierai d’être à la hauteur de vos questions et de votre confiance.

Merci à vous,
F.E.

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