Reçu hier ce communiqué de l’Uni, dénonçant la “baccalauréalisation” (sic) de Sciences Po. Comprendre : avec la réforme de l’examen d’entrée, le niveau va baisser.
En langage Uni dans le texte, ça donne notamment : “Quant aux symboles mêmes du concours, les redoutées épreuves de culture générale et d’histoire ont été circoncises aux programmes du baccalauréat, amoindrissant d’autant la qualité des connaissances des futurs étudiants de la rue Saint Guillaume. Seule l’épreuve de langue est maintenue. Ajoutez à cela une épreuve d’option (français, mathématiques ou épreuve sur document) et vous obtenez un baccalauréat bis qui met fortement en doute la qualité de la sélection à Sciences Po” (texte intégral ici, sur le site de l’Uni).
Reçu ce matin ce communiqué du Snes sur la réforme du lycée, refusant par principe la mise en oeuvre des leviers de la réforme (modification des horaires, autonomie des établissements, prise de responsabilité des conseils pédagogiques), ce qui revient à la rendre impossible.
Extrait en VO : “le Snes et le Snep n’accepteront pas [l'intégration des deux heures d'aide individualisée] dans l’horaire actuel de cours des élèves au détriment des dispositifs d’Aide Individualisée ou des horaires disciplinaires” (texte intégral ici, sur le site du Snes).
Comment vous dire ma sensation de “déjà vu”. Et ma tentation de prédire que Sciences Po passera sa réforme (cf les Conventions ZEP) tandis que Luc Chatel ne pourra aller au bout de la sienne (cf toutes les réformes qui impliquaient de repenser l’organisation du travail des enseignants au lycée) ?








ouvrir