Comme chaque année, la publication du « classement de Shanghaï » (dévoilé dès le 29 octobre sur educpros.fr) suscite des discussions à la fois fatiguées et passionnées.
Fatiguées car l’on sent acteurs et experts las de répéter que ce classement est réducteur, ce dont convient volontiers son concepteur, le professeur Nian Cai Liu, de l’université Jiao Tong de Shanghai. Passionnés car le débat renvoie à la question, centrale, des missions de l’université et des critères permettant d’évaluer l’habileté des unes et des autres à les remplir. Concernant la France, on souligne souvent que l’absence de sélection, la modicité des frais d’inscription, l’existence et le rôle des grandes écoles ou encore l’organisation de la recherche – avec le rôle du CNRS – rendent ardues bien les comparaisons avec les systèmes étrangers. L’on rappelle en somme, rituellement, qu’il existe une sorte d’exception culturelle. Une identité nationale. Et c’est ici, bien souvent, pour s’en réjouir.
(Edito de La Lettre L’Etudiant - educpros du 9 novembre 2009)








ouvrir