L’école et la gauche

En préemptant tout l’espace médiatique, la querelle qui opposa la semaine dernière Ségolène Royal à Vincent Peillon lors d’un week-end théoriquement consacré à débattre d’éducation n’a pas seulement offert une nouvelle illustration de l’impuissance du PS à dépasser ses contradictions.

Elle a surtout interdit la constitution d’un front original qui, d’une partie du PS aux Verts en passant par le Modem, aurait formalisé pour la première fois dans l’espace public ce que tous les observateurs et analystes savent : en matière d’éducation – scolaire ou supérieure – les clivages les plus profonds ne reflètent plus l’affrontement droite/gauche mais passent à l’intérieur de chaque famille politique. Occasion manquée. Le débat continuera donc à opposer un gouvernement qui tente de solder par la voie du pragmatisme des réformes initiées voici 18 mois pour raisons idéologiques (mastérisation et réforme du lycée) à une galaxie politico-syndicale hétérogène qui ne s’unit jamais mieux que lorsqu’il lui est épargné de devoir formuler des propositions.

(Edito de La Lettre L’Etudiant – edcupros.fr du 23 novembre 2009).

PS Il paraît pourtant qu’à Dijon on a travaillé. On me l’a écrit en me renvoyant, entre autres, sur le site des Cahiers Pédagogiques, on me l’a redit hier et aujourd’hui au Salon de l’éducation.

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Article du on vendredi, novembre 20th, 2009 at 18:36 dans la rubrique Editos. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

Un commentaire “L’école et la gauche”

  1. Chris dit:

    Bien sûr qu’on a travaillé à Dijon!

    Hélas, hélas… Le sujet principal était-il RELLEMENT l’Education? Oh bien sûr, on va me dire que je fais un procès d’intention et que je suis de pati pris… J’accepte ce reproche… Mais néanmoins cette brochette de politiques, toutes et tous respectables et honorables, venant parler, pour certains pour la première -et seule?- fois, d’Education, n’était-elle pas là AUSSI ET SURTOUT pour « servir » la cause d’un homme sentant les ailes lui pousser dans le dos?

    Je pose la question… Je n’ai pas la réponse et J’ESPERE me tromper dans mes doutes… Car j’apprécie V Peillon…

    Amitiés cher Emmanuel Davidenkoff

    Christophe
    http://www.profencampagne.com

    PS: et puis, à la réflexion, si on se lance dans un procès d’intentions, alors les politiques ne pourront plus jamais organiser ce type de rencontres… Alors j’avoue mon désarroi! Et ma tristesse devant l’état d’un PS auquel je crois…malgré tout.

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