Dans ce sondage IFOP pour Passerelle ESC , une série de questions sur « les recruteurs et la prise en compte de la diversité ».
A la question « En ce qui concerne le recrutement de jeunes diplômés, votre entreprise a-t-elle mis en place une politique permettant de favoriser l’embauche de personnes handicapées ?», 88% des sondés répondent oui – ce qui n’est guère surprenant puisque la loi impose des obligations en la matière. Même question sur les personnes « issues des minorités visibles ». Le ton change : 40% de réponses positives, soit le même score que pour les personnes « issues de classes sociales défavorisées ». Mais surtout : respectivement 33% et 39% des sondés répondent que non, et que leur entreprise « ne l’envisage pas ». On comprend mieux pourquoi, dans ces cas, Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, plaide pour des dispositifs d’affirmative action. Et on se demande si les cris d’orfraie de certains défenseurs de l’égalité républicaine face à l’hypothèse de quotas - formulée par d’autres que par Yazid Sabeg - ne s’apparenteraient pas un bon vieux réflexe de classe. De caste ?
(Edito de La Lettre l’Etudiant - educpros du 5 décembre 2009)






ouvrir
Bonjour Monsieur,
Je me permets d’intervenir pour souligner que jamais M. Sabeg n’a plaidé pour une politique de quotas à l’embauche pour les minorités visibles. On voit mal d’ailleurs sur quels critères objectifs fonder cette action. L’action positive ne saurait en aucun cas se réduire à une politique de quotas. Et il est dommage que des personnes de votre niveau puisse encore les confondre.
Cordialement,
Agnès
Vous avez évidemment raison. Pour moi, les deux propositions étaient distinctes, mais ce n’est pas assez clair ; je corrige le texte.