Histoire-géographie en terminale S : quelle école veulent vraiment les pétitionnaires ?

Ils ne sont ni sots, ni analphabètes, les signataires de l’appel publié dimanche 6 décembre dans le JDD pour protester contre la suppression d’un enseignement obligatoire en histoire-géographie pour les élèves de Terminale S. Ce qui rend leur texte troublant au plus haut point.

Quand ils s’inquiètent que les jeunes peinent à « se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration », ils ne peuvent ignorer que tel est l’objectif de l’ensemble des disciplines scolaires - que ce « processus » soit temporel et spatial comme en histoire et géographie ou qu’il soit, dans d’autres disciplines, physique, biologique, linguistique, technologique, symbolique, etc. Un bachelier S suit aujourd’hui, sur l’ensemble de son cursus, 1.100 heures d’enseignement historique et géographique. Demain, ceux qui ne choisiront pas cette option seront « privés » de 36 heures de cet enseignement, soit une diminution de 3% dont on peut aussi supposer qu’elle ne les plongera pas brutalement dans une inculture crasse. On peut juger ces 1100 heures (ou ces 1064) insuffisantes, mais alors le débat excède le cas des terminales S. On peut aussi rappeler, par exemple, que les dégâts commis en Lettres depuis des années demeurent bien plus considérables et affectent l’ensemble des disciplines, la maîtrise de la langue n’étant pas seulement requise en cours de français. Dit autrement : de toutes les décisions prises depuis trente ans par des ministres de l’Education nationale, la décision de Luc Chatel de rendre l’histoire-géographie optionnelle en terminale S n’est pas, et de loin, celle qui apparaît le plus « en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens».

De même quand les signataires de cet appel prédisent que les futurs bacheliers S « se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant ». C’est ici l’allusion aux filières vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant qui pose question. Sur les dix années écoulées, une seule filière répond tant soit peu à cette description : les études médicales, où le nombre de bacheliers S a doublé. Que l’on sache, le bagage en histoire-géographie, même si on peut le déplorer, n’affecte en rien la réussite dans ces études. Pour le reste, l’accès des S aux classes préparatoires aux grandes écoles ou aux filières sélectives du supérieur est resté stable. Seule une filière, microscopique en volume, répond à la description donnée : Sciences Po Paris, où enseignent d’ailleurs quatre des signataires de l’appel originel. Faut-il, avec eux, penser que le bac S doit rester la voie d’accès privilégiée à Sciences Po ? C’est une position qui, a minima, se discute. Et ce n’est pas celle du directeur de Sciences Po, qui vient de réaménager son concours d’entrée afin d’inciter les « bons littéraires » à cultiver leurs humanités en série L plutôt que de choisir la série S au motif, répandu, qu’elle ne ferme aucune porte. L’on peut en tout cas formuler l’hypothèse qu’une véritable valorisation des humanités se jouera plus par le sauvetage de la filière L qu’en confortant le caractère élitiste de la filière S.

En revanche, s’il y a une inquiétude, elle est plutôt du côté de formations supérieures vers lesquelles les S se dirigent en nombre décroissant, et qui là aussi n’appellent pas spécialement de culture historique ou géographique (même si on peut là encore le regretter), à savoir les études de sciences à l’université – ce que ne peuvent ignorer les signataires, qui se réclament pour la plupart de leur appartenance à l’université.

Nul ne s’y est trompé, et probablement pas les signataires de l’appel, le cœur du texte vient en son troisième paragraphe, quand il affirme : « Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires ». Penser – faire semblant de penser – que 36 heures d’histoire-géographie en moins pour les terminales S suffiront à priver les terminales S des « moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique » insulte l’ensemble des enseignements qu’ils reçoivent, tout au long de leur scolarité, en dehors de ces fameuses 36 heures. Les signataires de l’appel ne sont pas sots ; ils ne peuvent que mesurer à quel point leur inquiétude est disproportionnée.

Reste donc le contexte, ce « grand débat sur l’identité nationale », évidemment seule cible des signataires. Fallait-il, pour le dénoncer, ce débat, prendre en otage la réforme du lycée, sans doute discutable et, par nature même, imparfaite, mais dont les objectifs à défaut des modalités sont largement partagés ? Fallait-il hurler avec les loups corporatistes ? Fallait-il le faire au nom de l’élitisme, contre ceux qui tentent de revaloriser les filières scientifiques à l’université ? Contre ceux qui essayent de rendre au bac L ses lettres de noblesse ? Les signataires de cet appel, qui ne sont ni sots, ni analphabètes, ont-ils vraiment lu le texte qu’ils ont signé ? Veulent-ils vraiment de l’école et de l’université qu’induit leur appel ?

Article du on Mercredi, décembre 9th, 2009 at 17:56 dans la rubrique Analyses. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

14 commentaires “Histoire-géographie en terminale S : quelle école veulent vraiment les pétitionnaires ?”

  1. beillacou dit:

    Enfin une vue d’ensemble sur la réforme! Mieux distinguer et valoriser les différentes filières est l’un des objectifs de la réforme mais quand on constate que l’horaire des sciences (maths+physique+ sciences de la vie)passe de 13,5 heures à 10 heures en Première S sans aucune compensation en Terminale S, on se demande en quoi le caractère scientifique de la filière S est renforcé! Simplement par la disparition de l’histoire en Terminale?…
    En physique, les élèves de Première S n’auront plus qu’une heure de cours au lieu de 2,5 heures! Cette réforme serait plus cohérente si l’horaire des sciences était renforcé en Terminale S, ce qui permettrait aux élèves abordant une formation scientifique de moins souffrir en première année.

  2. Brownian dit:

    On peut aussi se demander comment rééquilibrer les filières générales (S-L-ES).

    Actuellement, la voie S semble être la voie royale: beaucoup d’élèves s’y embarquent sans vraiment vouloir s’orienter dans un domaine scientifique car elle a une image très positive.

    Le choix politique semble être de « casser » cette image en réduisant les possibilités d’orientations non-scientifiques.

    Une autre possibilité serait de renforcer la dimension scientifique de cette filière (plutôt que détruire certains enseignements littéraires, construisons autour des sciences). Cette orientation serait à la fois un moyen de recentrer la filière sur ces véritables objectifs, de dissuader les élèves « calculateurs » de choisir cette filière pour des « mauvaises » raisons mais aussi de redonner à la France une place scientifique qu’elle perd peu à peu (aux olympiades internationales de mathématiques pour les élèves de terminale, la France se classe 31 eme derrière la Mongolie par exemple).

  3. piero37 dit:

    Actuellement, les élèves de S ont une charge horaire supérieure à celle des autres sections, et les enseignants de philo et d’histoire préfèrent travailler avec les S ! c’est absurde et, de ce point de vue, sur le papier, cette réforme va dans le bon sens. C’est courageux car l’enseignement de l’histoire, pourtant l’une des rares disciplines qu’il est possible d’auto-apprendre avec un certain succès à l’âge adulte, était un sujet tabou en France, comme dans tous les pays à contrôle fort sur ses citoyens.
    Mais comme à chaque fois, cette réforme conduit à des restrictions de postes décidées par principe, avec une baisse du niveau de la formation des élèves et une spécialisation de plus en plus tardive parce que le travail sur l’orientation et les objectifs des élèves n’est pas fait.
    Cette formation sera de moins en moins suffisante pour se sentir bien dans un monde du travail qui exige légitimement une maîtrise des méthodes, une attitude active et du recul sur les connaissances.
    C’est une idéologie de la décroissance qui est appliquée, là où il ne faudrait surtout pas le faire, accompagnée d’une autre qui date déjà (mais il nous faut toujours beaucoup de temps en France) qui croit constater la disparition dans les pays riches de la technique et la production, et la renforce activement, avec une bonne dose de servilité.
    Il est pourtant bien visible que la proportion d’élèves qui suivent un enseignement général en fin de lycée est beaucoup trop élevée, que l’abstraction des contenus conduit beaucoup à l’échec, et que la majorité des élèves se sentiraient heureux avec un enseignement technologique de grande qualité, mais équiper les lycées coûte très cher : tant que l’éducation sera vue comme une charge pour l’état et présentée comme telle, on ne pourra rien construire de solide.

  4. Viviane Micaud dit:

    La maîtrise de l’expression en français et de l’orthographe n’est nullement liée à quelques heures d’histoire-géographie en Terminal. Je plaide pour l’instauration d’un équivalent du TOFEL en français dans les lycées. Nul ne pourra avoir un bac général ou technologique sans avoir prouver un minimum de maîtrise de la langue française. L’examen pourra être passé dès la seconde et plusieurs fois si nécessaire jusqu’à ce que le niveau soit acquis. Il s’agit pas de tester la maîtrise de l’art subtile de la dissertation mais la capacité d’écrire des phrases grammatiquement correctes et sans faute d’orthographe. Ce système serait en plus des cours littéraires qui portent sur d’autres objets. C’est un peu le système en place dans les écoles d’ingénieurs et autres, pour tester le niveau en anglais.

  5. FD dit:

    J’adore les prise d’otages sans otage, ce sont les moins dangereuses, surtout lorsqu’elles sont perpétrées par des historiens de renom dont le plus jeune doit approcher les 60 ans!
    Plus sérieusement, la suppression de l’histoire en terminale comme outil pour récussiter les vocations scientifiques …
    Ouais, ouais, ouais !
    Ce gouvernement se manifeste surtout par des suppressions massives de postes, à peine masquées par la création d’équipes mobiles de sécurité dirigées par des vétérans de l’armée belge … donc un soupçon légitime pèse sur la réforme du lycée !
    Si l’on veut que les études scientifiques attirent davantage, peut-être faudrait-il commencer par les rendre attractives jusqu’au bout, notamment en créant un statut intéressant financièrement pour les étudiants chercheurs et en multipliant les débouchés …
    Parce qu’à ce compte là pourquoi s’arrêter à l’histoire : des scientifiques ont-ils besoin de cours d’EPS … de langue (ah non là c’est nécessaire pour aller chercher une bourse à l’étranger) … de philosophie etc. tout ça pour qu’ils ne mangent que des sciences dures ou molles jusqu’à satiété ou dépendance.
    Et puis autant en finir avec l’hypocrisie … supprimons l’intitulé filières générales … sauf que là difficile après de promouvoir une spécialisation tardive grâce à un tronc commun et des options empilables comme on veut (bref un lycée M. Patate !)

  6. Musa dit:

    Même si effectivement la suppression de l’Histoire géo en S n’est qu’un aspect anecdotique de la réforme et que le rééquilibrage des filières est souhaitable, je ne vois pas en quoi supprimer l’HG en S pourrait revaloriser la filière L. Cette dernière ne peut-elle se définir positivement en donnant un vrai contenu littéraire et culturel exigeant à sa formation? Or que fait-on pour revaloriser la L? On supprime les maths de 1ère L (comme si être un bon littéraire dispensait d’avoir une culture mathématique), on donne à peine plus d’heures de langues vivantes, on retire deux heures de français en Terminale L et on ne fait rien pour valoriser l’apprentissage des langues anciennes fondements de la culture européennes et disciplines formatrices s’il en est. Comme le disait une chroniqueuse, on vient d’inventer une filière littéraire sans littérature. Voilà de la revalorisation mon zami!

  7. Gérard Duval dit:

    Je suis actuellement en première L, et je peux affirmer à piero37 que j’ai 1 à 5 heures de plus qu’un première S. Ensuite je voudrais dire à FD que l’EPS est nécessaire pour « garder la forme », car on fait de moins en moins d’activité sportive ! Ensuite, bien que les langues ne servent pas à ceux qui ne sortent pas de France, elles sont tout de même enseignées et donc certainement nécessaires (un jour ou l’autre…). Quant à la philosophie, je pense qu’elle sert à apprendre à penser et à apprendre ce que pense les autres (trop d’égoïsme !).
    Monsieur Davidenkoff, vous qui n’êtes ni sot, ni analphabète, vous devez certainement savoir que l’Histoire-Géographie enseignée en première n’est pas la même que celle enseignée en terminale. C’est donc que l’éducation nationale a jugée qu’un élève de première n’est pas apte à assimiler le programme d’Histoire-Géographie d’un élève de terminale. On peut donc affirmer que ces 36 petites heures de moins qu’une autre filière prennent donc une ampleur beaucoup plus grande.
    Ensuite, je suis d’avis que ces heures formes (en partie) une culture générale (il y a encore des personnes qui ne savent pas situer la France sur une carte ! Et je ne parle pas de l’Histoire…). Les Hommes cherchent à savoir d’où ils viennent, alors l’histoire de leur pays (et plus généralement, l’histoire des pays) les concernent et les intéressent.
    Je précise également que je suis contre la réforme en globalité.

  8. Lubin dit:

    La bouffée de chaleur sur l’enseignement de l’histoire en terminale ressemble effectivement à une grosse manip. Quant à parer l’histoire scolaire de toutes les vertus, on a des doutes…
    http://journaldecole.canalblog.com/archives/2009/12/06/16055184.html

  9. Carrache dit:

    Lettre à mon ami syndicaliste qui soutient la réforme.
    j’entends avec attention , tu l’imagines, les débats en circulation. Et je ne suis pas convaincu par les liens que tu proposes.
    Je formule plusieurs critiques :
    1 l’argument du corporatisme est inopérant : qu’est ce que cette réforme change au recrutement ou à la carrière des enseignants d’histoire ? Enseigner l’histoire, comme parfois la philosophie relève de la sinécure dans les coeff marginalisés (cf les maths en L). la reforme est donc confortable pour les enseignants, mais nocive pour les élèves. On s’en fout ?
    2 Sa suppression ne changera pas l’habitude du recrutement des bons élèves vers la filière S, tu le sais. Pourquoi ? Pour les raisons bourdieusiennes que tu évoques : l’investissement social dans ces filières – avec ou sans histoire – reste distinctif : mais il crée une différence entre les « faux scientifiques » qui auront déjà le capital culturel et pour qui la suppression est anecdotique et ceux, originaires de milieux plus modestes qui n’auront un contact avec l’appareil critique et réflexif qu’en première, sans avoir la maturité pour comprendre, par exemple, toute la différence entre mondialisation et libéralisme… Allons ! Es-tu sans ignorer que l’on préfère recruter des techniciens plutôt que des ingénieurs pour des raisons de salaire ? A moins qu’on ne délocalise les compétences techniques vers les pays émergents. Il n’est pas de notre intérêt de créer un « prolétariat scientifique » inculte et disponible; Voilà une réforme qui creuse dans les faits les inégalités sociales, au nom d’un certain utilitarisme libéral.
    3 En quoi la suppression de l’histoire en S valorise-t-elle la filière L ? un paramètre du raisonnement m’échappe ! Le nivellement et la consolidation des spécialisation me semblent contre productifs dans une société où nos diplômés auront de plus en plus besoin de se reconvertir, de repenser leur carrière, de jouer de mobilité. L’anti élitisme ? Mao a tenté : renvoyer les intellectuels aux champs n’a pas été probant. Compte sur les élites pour savoir se convertir au détriment des plus faibles ( tu n’es pas naïf) : le recyclage vers les classes européennes en est un exemple.
    4 Maintenant parlons chiffres : la réforme à moyen constant n’est pas un discours de temps de crise : il s’agit d’une position idéologique qui ne privilégie pas l’éducation dans le champ social ( les enseignants sont des électeurs de gauche en majorité ). La crise a bon dos et tu le sais : elle est un prétexte pour faire les réformes de structure qui touchent le personnel (les entreprises qui licencient sont-elles toutes dans le rouge ?). Les économies faites sur l’enseignement sont dérisoires comparées aux enjeux, ce n’est pas à toi que je l’apprends, et elles précarisent toujours les plus faibles (ceux qui ne peuvent s’offrir les cycles de rattrapage aux Humanités dans les grandes Ecoles (conf. HEC)

    Résumons : – tu consolides l’élite en prétendant lui nuire
    tu accentues la spécialisation dans un contexte de précarisation de l’emploi où la souplesse est plus que jamais nécessaire
    tu cautionnes une politique des profits immédiats à l’investissement à long terme dans un champ idéologique qui n’est pas le tien ; ce terme porte un nom : l’allodoxia : c’est l’intériorisation du discours dominant dont tu deviens un agent de la reproduction, au détriment même, de tes intérêts ;(voir la Reproduction de P. Bourdieu) : cela interroge la conscience.
    Amicalement.

  10. claude dit:

    Horaire actuel d’histoire géo en série S:
    en 1ere: 2h30
    en Term: 2h30
    TOTAL: 5h

    Horaire d’histoire géo après la réforme:
    en 1ere: 4h
    en Term: 2h optionnelles
    TOTAL : 6h si on a pris l’option en term

    Conclusion : Dire qu’on prive les élèves d’histoire géo est un MENSONGE.

  11. louis dit:

    De trop nombreux journalistes voient un crime de lèse majesté dans le passage en option de l’histoire géographie dans la série S.
    Qui a souligné que l’horaire de mathématiques de 1ere S était réduit à 4h hebdomadaires ?
    Comme l’a souligné M. Davidenkoff, les études scientifiques sont à l’heure actuelle délaissées; cette réduction va t elle améliorer la situation ?
    Pourtant, je n’ai à ce jour entendu aucun commentaire là dessus; les profs d’histoire-géographie sont ils de meilleurs communicateurs que ceux de maths ?

  12. jm blanc dit:

    Bravo pour votre blog, Emmanuel, je le trouve passionnant.
    Trois remarques au sujet de cette affaire :
    1- Les historiens seraient bien inspirés de relire les programmes des formations en histoire, qui ne laissent aucune place à des disciplines qui élargiraient un peu l’horizon des étudiants: littérature et expression écrite (voir votre billet sur l’orthographe en L1), philosophie,peut-être langues, etc. l’arrosé est parfois arroseur.
    2- La lecture de certains commentaires qui me paraissent quelque peu disproportionnés (P. Milza : »une régression formidable qui pourrait concourir à une amnésie générale! ») m’incitent à penser que c’est une opposition bien plus générale à la politique de la majorité, mais peut-être plus globalement à une impression de déclin de la considération pour les sciences humaines qui s’exprime ici.
    3- je ne connais pas le détail de la réforme envisagée, mais il me semble qu’il faut « sauver » l’enseignement pour tous de la période historique la plus proche, la fin du XXeme qui, si je ne me trompe était justement au programme de la terminale. On pourrait alors consacrer les heures de l’option histoire en Terminale à des aspects spécifiques de l’histoire, par exemeple…l’histoire des sciences !

  13. Nabil Azouz dit:

    Il est étonnant qu’au même moment qu’on lance un débat sur l’identité nationale, on cherche à supprimer l’Histoire Géographie !!! Seule notre pays est capable de ce genre de pirouettes !! Mais ce pays est unique!

  14. carte idole dit:

    Étant prof de géographie, je voudrai simplement dire qu’il est vrai que nous travaillons plus avec ces élèves là de S mais que nous ne les privilégions pas. Ils ont pour la plupart plus de difficultés car cela ne les intéressent pas tous (la majorité)…
    Pas de jalou :)

    Maria.

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