Violence et élections

Donc des Etats généraux sur la sécurité à l’école, annoncés ce matin par Luc Chatel.

Il y a six jours je concluais un billet sur cette montée médiatique de la question de la violence : « La dernière fois que le sujet est “monté” médiatiquement, c’était à la fin du printemps 2009, à l’occasion de l’annonce par Nicolas Sarkozy de nouvelles mesures comprenant entre autres l’installation de portiques de sécurité. “Nous devons sanctuariser les établissements scolaires” avait martelé le président de la République. Cette annonce précédait de peu les élections européennes, et j’avais alors marqué un certain doute sur sa mise en oeuvre. On parie sur de nouvelles annonces avant les Régionales ? »

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Article du on mardi, février 16th, 2010 at 13:25 dans la rubrique Sur le vif. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

3 commentaires “Violence et élections”

  1. Blaise dit:
  2. Kent dit:

    Les chiffres officiels de l’Education Nationale montrent que seulement 5% des actes de violence dans les établissements viennent de personnes extérieures à l’établissement. « Sanctuariser » résoudrait donc, au mieux, 5% du problème…
    Et Luc Chatel veut juste noyer le poisson : la violence scolaire, c’est un vaste problème de société, il faut en parler tous ensemble, bla, bla, bla.

  3. Christophe BERNARD dit:

    La violence naît souvent d’un profond sentiment d’injustice, lui même issu d’une réelle discrimination. Or il se trouve que l’école peut être également un lieu de discrimination : elle y est souvent plus douloureuse qu’ailleurs… Les jeunes entre eux, tout d’abord, « ne se font pas de cadeaux ». Ils passent vite de la critique de potache à d’infâmes injures. De plus, l’humiliation quotidienne par l’attribution de surnoms peu flatteurs est devenue la règle. Mais l’aspect le plus inquiétant réside dans le regard, tout aussi discriminant, que portent certains « profs » sur leurs élèves. « Pas la peine de lever la main, tu n’es pas assez intelligent pour répondre !» : ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres du type de remarques que les jeunes nous rapportent de leur passé scolaire. Ces jeunes garderont à vie, pour certains, cette empreinte négative, cette blessure profonde. Ils trouveront différents moyens pour se protéger de nouvelles attaques de ce type : la constitution d’une carapace, ou au contraire la provocation.
    Quelles images d’eux-mêmes, du système scolaire et de la société en déduisent-ils ?
    Extrait d’un article écrit par un moniteur en Maison Familiale Rurale.
    Je vous invite à lire la suite de mon article ici :
    http://christophebernard.eklablog.com/violence-scolaire-a1042461

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