Donc des Etats généraux de la sécurité à l’école, les 7 et 8 avril, pilotés par un chercheur, Eric Debarbieux, dont rien ne laisse soupçonner qu’il taira les convictions qu’il a forgées sur le terrain, d’abord comme praticien puis comme expert. Evidemment, ces Etats généraux ont une fonction politique, et l’on peut parier sans grand risque que les annonces finales comporteront quelques mesures répressives plus ou moins polémiques, a fortiori dans ce contexte post-électoral. Mais les vraies polémiques pourraient naître si le ministère décidait de suivre les pistes dont Eric Debarbieux a établi, avec d’autres, qu’elles permettaient de lutter efficacement contre la violence ailleurs dans le monde, par exemple favoriser la stabilité des équipes, augmenter le temps de présence des adultes dans les établissements, ou encore permettre aux équipes de se choisir (postes à profils et recrutements « groupés »). Ces propositions-là suscitent des levées de boucliers bien plus inquiètes que les fouilles de cartables et les portiques de sécurité. Pourtant, à long terme, elles se révèlent bien plus efficaces.
(Edito de La Lettre de l’Etudiant educpros du 4 avril 2010).


[...] Violence à l’école : sortir des postures, par Emmanuel Davidenkoff: http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/04/01/violence-a-lecole-sortir-des-postures/ [...]
Dommage que vous y soyez pas!