Instruction publique et action pédagogique

Polémique en vue lors du prochain Comité technique paritaire ministériel, au cours duquel la nouvelle organisation de la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) est censée être présentée. L’entité qui « coiffera » les sous-directions chargées des contenus pourrait en effet être baptisée « Service de l’instruction publique et de l’action pédagogique ». Les uns hurleront au loup (pas forcément au même, d’ailleurs), les autres (re)liront l’excellent Pédagogue et républicain, l’impossible synthèse ? de Philippe Lecarme… Extrait de la présentation par l’éditeur : « Refusant, au nom de ses expériences et de ses analyses, toute opposition factice, il plaide pour une école qui sorte, enfin, des guerres de tranchée entre novateurs et conservateurs, partisans de la prise en compte des différences et militants de l’intégration citoyenne. Ainsi nous donne-t-il, à la fois, un livre d’homme de terrain et de philosophe. Un ouvrage de réflexion et de passion. Absolument nécessaire pour désengluer le discours éducatif contemporain. »

PS Serait également à l’ordre du jour la création d’un « Conseil scientifique de l’enseignement scolaire » (dix ans après la suppression du Conseil national des programmes).

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Article du on lundi, mai 17th, 2010 at 12:24 dans la rubrique Sur le vif. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

Un commentaire “Instruction publique et action pédagogique”

  1. Bertie dit:

    M. Davidenkoff : comme j’ai eu l’occasion de le poster dans votre article précédent « Professeurs = profiteurs ? », j’ai été choqué des réactions postées, qui pour un grand nombre me semblent traduire un certain mépris des classes dites « populaires ». Bien évidemment, votre blog n’a pas pour objet de répondre aux commentaires qui sont exprimés (et que vous semblez lire, comme le prouve votre réponse ci-dessus). Il me semble cependant que ce divorce entre professeurs et les personnes auxquelles ils pourraient être amenés à enseigner est fondamental : refus d’être nommé en zone difficile (que je comprends bien évidemment, mais cela complique la résolution du problème), recherche d’un poste « tranquille » (sous entendu dans un quartier bourgeois ou « de riches » : le terme exact peut faire débat mais vous voyez mon pt de vue) dans lequel les enfants sont « éduqués » (du point de vue du prof : les parents n’ont pas « abandonné » l’éducation de leurs enfants, se font respecter, savent « les tenir »), mépris des parents d’élèves empêcheurs de tourner en rond (qui, c’est vrai, veulent tout et son contraire, et n’ont effectivement plus ce respect passé du « prof », mais qui d’un autre coté souhaitent que leur enfant réussisse et se rendent bien compte que l’enfant du prof, lui, va réussir, de même que l’enfant du cadre sup.).
    Bref, si vous aviez l’opportunité de nous donner votre avis sur ce point (ou plutôt sur ce ressenti que j’ai en lisant les contributions, il s’agit peut-être d’un effet de mon imagination!), si tant est qu’il vous intéresse, je serais pour ma part intéressé de le lire!!

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