Professeurs = profiteurs ?

Un élève de Polytechnique sur deux est enfant d’enseignant. Il n’en revient pas, Eric Le Boucher, dans les Echos, et dénonce un système scolaire qui « s’est mis à ne bien travailler que pour lui-même. »

Passons sur le fait que ces chiffres valent aussi pour HEC. Passons sur le fait que l’info est éventée – la sociologie a montré depuis belle lurette que la catégorie socioprofessionnelle ayant le plus bénéficié de l’école « ascenseur social » ces quarante dernières années est celle des enfants d’enseignants (cf Thélot, Merle, Dubet, anticipés par Bourdieu et Passeron). Passons sur le fait qu’un bref échange avec un enseignant ou un chef d’établissement accueillant des élèves issus de familles « riches » (pour le dire vite) suffit à savoir que le capital économique ne garantit pas, loin s’en faut, une relation harmonieuse avec l’école (Eric Le Boucher pense que les enfants de dirigeants du CAC 40 « fuient un système qui exclut leurs enfants, sauf les très rares qui ont 20 en maths » ; songer à lui présenter cette enseignante d’un établissement de l’Ouest parisien effondrée, ce jour-là, parce qu’un collégien rétif au travail scolaire lui avait lancé : « Mais pourquoi voulez-vous que je travaille ? Pour devenir prof ? Regardez ma montre. Elle vaut un an de votre salaire »). Bref, rien de tout cela n’est bien neuf, et on se réjouira que l’éditorialiste nous épargne le couplet sur les enseignants champions du contournement de la carte scolaire, des vacances et de l’absentéisme. Je reviens au propos essentiel, celui qui structure son édito : les enfants d’enseignants réussissent en moyenne mieux que les autres et ça lui pose problème (« Pour parvenir au sommet des sommets du système scolaire national, la crème de la crème de l’élite, pour intégrer les belles positions, assurées ensuite toute la vie durant, il faut être un enfant du système, avoir le « décodeur » que seuls les « insiders » possèdent : les professeurs »).

Et alors ? Est-ce à l’aune de ce seul indice que l’on doit condamner notre système éducatif en général et les professeurs en particulier ? Parce que les enseignants sont des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants ? Parce qu’ils leur donnent les codes qui leur permettent de comprendre ce que l’école attend d’eux (on veut quoi, qu’ils les leur cachent ?) ?

Ceci posé, je pense comprendre le fond du propos. Dénoncer un système qui se définit par et pour lui-même ; dont les attentes comme les attendus demeurent pour une large part implicites (mais cela aussi, ce n’est pas neuf, Bourdieu et Passeron, en 1964 déjà…) ; dont l’égalitarisme a depuis longtemps volé en éclat, sauf dans quelques discours syndicalement correct (et encore, pas sur tous les sujets), etc. Mais pourquoi diable désigner les seuls enseignants (et leur descendance) à la vindicte du lecteur (s’agissant des Echos je n’ose pas écrire « vindicte populaire ») , alors qu’ils sont au moins autant victimes qu’acteurs de ces dérives, dans leur travail quotidien ? Croit-on, sérieusement, que les enseignants, unis par quelque pacte secret autant que maléfique, ont décidé un jour d’enkyster l’ensemble du système éducatif dans ses archaïsmes fonctionnels et pédagogiques, à la seule fin de créer un éden éducatif pour leurs propres enfants ? Pour quoi faire ? Pour bouter hors d’HEC et de Polytechnique l’enfant de dirigeant du CAC 40 et le condamner à l’exil à la London School of Economics (l’image n’est pas de moi, elle vient de l’édito d’Eric le Boucher), non sans avoir oublié d’empêcher les enfants de pauvres d’apprendre à lire (« La captation du sommet par les membres du Parti [NDLA : comprendre « les enseignants »] s’accompagne d’un abandon par les mêmes des enfants du bas. Près de la moitié des élèves de fin de CM2 n’ont pas les capacités en lecture et calcul leur permettant d’accéder à l’autonomie. ») ?

On peut, sur tous les sujets, se contenter d’une lecture idéologique pour affirmer que ceux qui vivent d’un système sont les principaux coupables de ses dérives, dans la mesure où ils savent en tirer profit, y compris quand ce système traverse une crise profonde (certaines institutions financières n’ont-elles pas joué à la baisse en pleine crise financière, reprenant ici ce qu’elles perdaient là ? les bonus de certains traders n’ont-ils pas battu des records l’an passé ?). Et de là conclure qu’ils ont même intérêt à cette crise, ce que dit, en filigrane, l’édito d’Eric le Boucher. Ça ne fait pas beaucoup avancer les choses, mais ça autorise quelques jolis effets de manches.

Au fait, que dirait-on, que dit-on, dans Les Echos, quand certains dénoncent un complot libéral (ou néolibéral ou ultralibéral) qui expliquerait, à lui seul, « le démantèlement de l’Etat », la « casse du service public », la culture (le culte) de la performance, la dictature du « capital humain », l’aggravation des inégalités de revenus ? Que ce genre de raccourcis ne peut qu’émaner d’enseignants (gauchistes, par définition) ? Eh bien il devrait se réjouir, Eric Le Boucher, que les enseignants envoient leurs enfants à Polytechnique et à HEC. Ils y apprendront le « b-a, ba » du « new management » et les subtilités des produits financiers dérivés. Suis-je sot. Ils sont en train de faire entrer le loup dans la bergerie. Il doit s’agit, là aussi, d’un subtil complot. Conçu par quelque trotskiste expert en entrisme (pléonasme, je sais). Un prof, sans doute.

Ajout du 26 mai : suite à la réaction d’Eric Le Boucher à cette note, j’ai poursuivi le dialogue dans la note L’Education nationale croit-elle encore à l’éducation ?

Be Sociable, Share!

Article du on vendredi, mai 21st, 2010 at 15:25 dans la rubrique Sur le vif. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

26 commentaires “Professeurs = profiteurs ?”

  1. Sculfort dit:

    Bonsoir,
    Les enfants d’enseignants réussissent dans le système scolaire, non pas par délit d’initié (quelle naïveté !) mais pour des raisons plus concrètes, et il faudrait que ce fût dit une fois pour toutes :
    – ils sont environnés de livres ;
    – ils n’ont pas de téléviseur et de console de jeux dans leur chambre ;
    – ils ne regardent pas n’importe quoi à la télévision ;
    – ils reçoivent l’explication du sens quand ils rencontrent un mot inconnu ;
    – ils font leurs devoirs à heure fixe ;
    – on leur apprend à se servir d’internet, d’une encyclopédie, d’un dictionnaire ;
    – ils reçoivent une petite leçon, une petite explication, à propos de chaque occasion quotidienne ;
    – ils sont responsables, et non leurs profs, quand ils ont une mauvaise note ;
    – et surtout ils ont une vision positive de l’école, et personne ne débine les profs à domicile à longueur de journée.
    J’aimerais que ces faits soient reconnus !
    Bien cordialement,
    Anne Sculfort

  2. Cactus Acide » » L’observatoire du neuromancien 05/21/2010 dit:

    […] Professeurs = profiteurs ? | le Blog d’Emmanuel Davidenkoff […]

  3. un lecteur dit:

    Anne Sculfort, plus haut, m’enlève les mots de la bouche.

    – mes enfants ont plein de livres, ils lisent beaucoup. Ces livres sont presque tous achetés en vide grenier pour une bouchée de pain.
    – nous n’avons pas de télé, mais un stock de dessins animés à peu près sensés (genre tom sawyer etc….), nous n’avons jamais regardé une niaiserie de Disney.
    – il est vrai qu’à 3 ans, ils passaient plus de temps à jouer au loto pour apprendre à compter, aux perles pour apprendre la dextérité fine, que temps à trainer dans les magasins.
    – il est vrai que les parents enseignants sont plus disponibles pour de telles activités avec leurs enfants, le soir et le mercredi.

    j’ajouterai : nous apprenons très vite aux enfants que l’argent est utile pour acheter diverses choses nécessaire à la vie quotidienne, mais que la sobriété est une valeur fondamentale et le bling bling méprisable.

    Mes enfants sont pénalisés : je militant de l’aile gauche du parti socialiste et il n’est pas question qu’ils aillent dans une école de commerce, dans ils grandiront.

  4. CM dit:

    On peut aussi se dire qu’un enfant sur deux admis à Polytechnique n’a pas de parents profs. Pas besoin d’être prof non plus pour se reconnaître dans les propos tenus dans les commentaires (beaucoup de lectures, des jeux en famille, des dessins animés « intelligents », etc.).

    Le problème est plutôt dans cette petite phrase : « parce qu’ils leur donnent les codes qui leur permettent de comprendre ce que l’école attend d’eux (on veut quoi, qu’ils les leur cachent ?) ? ». Codes implicites évidemment. Et le leurre vient de là, de codes en permanence implicites… Pas étonnant alors que ce soit les profs qui les connaissent le mieux puisqu’ils font parti du système.

    Laisser croire aux parents que l’école va tout apprendre à leurs enfants est un leurre. Et les profs ne sont pas dupes. Ils y enseignent.

  5. BKZ dit:

    Excellent !!Merci et bravo à Emmanuel Davidenkoff. Mais bon, quand le racisme anti prof (et anti fonctionnaire), sévit au sein même des plus hautes instances de l’état, on ne s’étonne pas du fait que leurs « chiens de garde » se déchaînent. Décidément, la théorie de la victime sacrificielle se vérifie constamment…

  6. un lecteur dit:

    @CM :

    je ne prétends pas que tous les profs, ni seulement les profs donnent des conditions favorables à leurs enfants pour réussir à l’école. Je voulais essentiellement souligner mon accord avec la protestation faite plus haut, Eric Le Boucher ayant expliqué qu’il s’agit de combines mafieuses entre profs enseignants et profs parents.

    Quels sont les codes implicites dont on parle ici ? Il serait bien d’expliciter l’implicite…

    Eric Le Boucher souhaite que tous les enfants bénéficient d’un capital culturel satisfaisant ? Très bien : qu’il applique le programme du parti social-démocrate finlandais des années 80 : des impôts élevés, des bibliothèques dans tous les quartiers, pas de télé privée, peu de publicité dans l’espace public, de la formation continue en quantité pour les parents qui ont fait peu d’études, le droit à la crèche pour tous, animée par des diplômés bac+5. Je peux continuer… Je suis favorable à une augmentation FORTE de l’impôt sur le revenu progressif, pour que tous ces services pour tous soient maintenus et améliorés.
    Mais c’est que Monsieur Le Boucher, dans ses éditoriaux depuis 10 ans, préfère une société sans impôt…que l’on sait corrélée avec des résultats scolaires médiocres. J’entendais ce matin à la radio que Jean Sarkozy a fait sa terminale, à Neuilly, dans une classe de 20 élèves !

    Eric Le Boucher soutient Sarkozy qui, avec ses amis et quelques socialistes dépravés des années 80-90 (et je suis au PS !), est à la source des entreprises médiatiques d’abêtissement, de destruction de la république et d’asservissement du peuple, de prestige de l’argent, de la frime et de la célébrité. Alors, un peu de cohérence !

  7. Marc D dit:

    Monsieur Davidenkoff,

    je vais éviter de lire trop souvent votre blog car je risque de devenir socialiste « pur et dur » devant tant d’éloquence et tant de piété pour saint Bourdieu…
    …Je me demande si certaines personnes qui commentent votre blog sont restés adulateurs de Bambi ou espèrent encore que l’homme est bon en courant avec Rousseau en main.
    Car il ne sert à rien de jeter la pierre aux enseignants ou alors condamnez avec moi toutes les reproductions sociales et corporatistes qui existent en France…et ailleurs.
    Tous les enfants des actrices et acteurs sont-ils aussi géniaux ou ne bénéficient-ils pas de piston, d’un savoir-faire, de prédispositions, du carnet d’adresses des parents, d’un simple « goodwill » qui fait qu’ils feront un job de figurant du fait du nom plus qu’un autre venu de parents qui exercent ailleurs…
    ..On ne remontera pas à Zola quand les fils de mineurs pouvaient (vous parlez d’un privilège) travailler à la mine avant d’autres.
    Voulez-vous que nous parlions de la reproduction des élites dans le milieu du journalisme, dans celui de la publicité et de la communication, dans celui de la mode ou de l’art, dans celui des grandes entreprises…
    …Nous découvrons simplement un peu plus tard que d’autres l’importance de cette « triple fondation » qui nourrit les futurs des jeunes et leurs ambitions :
    – la puissance relationnelle de la famille et de son propre entourage qui permet de mettre le pied à l’étrier, obtenir tel stage…
    – Effectivement le cadre social et culturel qui permet de bénéficier ou non d’un environnement favorable aux études, d’un savoir-faire, d’une connaissance et d’une analyse fine des itinéraires, des pièges, des lieux qu’il faut connaître, des filières à éviter…
    – Enfin, et ne l’oublions pas, la familiarisation précoce à un milieu qui permet de comprendre, de connaître, de ressentir avant les autres comment cela se passe, qui fait la loi, qui aide à progresser, les noms qui comptent et ceux qui ne comptent pas.
    …Donc tapons sur les enseignants pour de bonnes raisons et non parce qu’ils exercent sur leurs enfants une influence comme d’autres peuvent le réaliser dans d’autres domaines.

    Marc D.

    PS…Les codes « mafieux » sont simplement plus douloureux quand ils touchent nos enfants…mais parlons des codes « mafieux » du système universitaire, du système financier, du système judiciaire…lors nous découvrons que certains profitent et d’autres moins…(petite parenthèse qui se veut gentille à mes Amis du PS dont les enfants remplissent les établissements des beaux quartiers de Paris, élus ou sympathisants…vous démontrez l’universalité des comportements et la rareté de l’exemplarité….).

  8. verone dit:

    MM Le Boucher et Davidenkoff pourraient fort bien trouver consensus sur le fait que c’est avant tout et par dessus tout la quête de la position sociale -et du salaire et des avantages qui vont avec- qui motivent l’engouement pour la performance scolaire. Finance quand tu nous tiens !
    Pour essayer – bien modestement- de contrecarrer les idées toutes faites d’une élite bien pensante qui s’expriment dans les forums du Monde, des Echos, et autre presse parisienne, sur les « bons » parents et ceux qui sont décidément des pov’types, un conseil de lecture : Rapprocher les familles populaires de l’école – Analyse sociologique d’un lieu commun, M. Ichou, Cnaf, Paris, Dossiers d’études, n° 125, février, 104 p., (2010), sous la direction de Agnès Van Zanten.
    Profs ou pas profs, ce qui fait vraiment mal vu de « la France d’en bas », c’est l’installation CULTURELLE du communautarisme, de la démission à comprendre autrui au profit du jugement simpliste et victimisant, de la victoire du mérite, bref, tout ce qui fonde le terreau du sarkozysme. En restant sur cette voie-là, notre Président a-t-il des inquiétudes à avoir pour 2012 ?

  9. Futile dit:

    Merci à Anne Sculfort pour ses remarques.
    On ne parle des enfants de profs il est vrai minoritaires, mais qui ne sont pas tous premiers de la classe.
    Reproche-t-on aux enfants de banquiers d’avoir un compte rémunéré avant les autres, aux enfants de boucher de manger de la viande plus que les autres et aux enfants de médecin d’avoir des soins plus vite que les autres ?????

  10. Le Boucher Eric dit:

    Bien entendu je n’espère pas apprendre quoique ce soit à E Davidenkoff ni à ses lecteurs. Je « découvre », en effet, cette statistique d’un élève sur 2 à l’X qui a un parent prof. Est-ce si connu? Si oui, ce chiffre aurait mérité de la publicité depuis longtemps! De là je ne désigne aucunement les prof « à la vindicte ». Qu’ils s’occupent le soir de leurs propres enfants est bien normal! Mais je m’inquiète d’un système scolaire où ces « cours du soir » supplémentaires sont devenus indispensables. Beaucoup de famille ne peuvent pas,les plus démunis sont exclus. N’est-ce pas un système en échec ? D’autres études que je cite le confirme. Je voulais parler de cet échec national grave

  11. verone dit:

    Pour renforcer l’interrogation de M. Le Boucher sur le « système en échec », ne faudrait-il pas souligner l’INJUSTICE qui transpire dans tout cela ? Les représentations et les attentes des familles sur le lieu scolaire sont encore fortes pour qu’il tente de limiter la dérive des écarts dans les positions sociales. Au bout du compte, les frustrations sont nombreuses et engendrent des violences de tout ordre face à celles et ceux qui agissent au nom de l’égalité des chances, qui souvent militent, discourent sur la solidarité. Paradoxe d’un service public de l’éducation décidément en tension entre l’idéologie et le réel du quotidien pour soi.

  12. Laurent dit:

    Un point supplémentaire dans la réussite des enfants de professeurs qui n’a pas été évoqué ici et dont je me suis aperçu en étant marié à une enseignante. Le dimanche, le parent prof travaille, il révise, car lui il est sur d’être interrogé le lundi matin. Pas question de revenir de week end à pas d’heure. Le week end se termine au grand maximum à 17h00 le dimanche soir, quand il n’a pas été sérieusement amputé par des corrections de copies et autres préparations de cours. Et que fait le pauvre enfant dans ce triste paysage… il n’a plus qu’à travailler comme maman, ou encore pire comme papa ET maman. C’est aussi une clé de la réussite. Mais pour consoler les jaloux, la carrière des enfants de professeurs dans le privé est en général plus ordinaire, car il leur manque alors quelques clés : se faire valoir, copier, contourner la loi, enjoliver, utiliser les autres…

  13. Bertie dit:

    Affreux de lire cette bien-pensance de gauche et ce mépris à peine caché des classes populaires, quand on lit le premier commentaire d’Anne Sculfort ci-dessus, que tout le monde ici semble approuver!! Alors comme ça les autres enfants sont idiots car ils regardent la télé – et en plus j’imagine qu’on ne parle pas d’Arte, non, l’ouvrier rentre chez lui le soir assommé par un travail abêtissant et se vautre avec son verre de rouge devant Lagaf’, c’est bien connu.
    En plus cet idiot d’ouvrier n’achète pas de livres à ses enfants, c’est pas qu’ils soient trop chers (on peut les acheter « en vide grenier pour une bouchée de pain ») mais c’est juste que … quoi au fait? Disons qu’il a du mal à les lire…?
    « ils reçoivent l’explication du sens quand ils rencontrent un mot inconnu » : les classes populaires, incultes comme chacun sait, ne sont pas en mesure d’apprendre plus de 50 mots de vocabulaire à leur progéniture (progéni-quoi?)
    « Ils font leurs devoirs à heure fixe » : sans commentaires
    « On leur apprend à se servir d’internet, d’une encyclopédie, d’un dictionnaire » : disons surtout que leurs parents ont de quoi être abonnés…
    « Ils reçoivent une petite leçon, une petite explication, à propos de chaque occasion quotidienne » : non! Peut être chez certains profs, mais pas du tout une généralité.
    « Ils sont responsables, et non leurs profs, quand ils ont une mauvaise note » : étonnant comme les profs ne supportent pas les parents d’élèves! Et puis quand on se plaint en tant que prof d’être désigné comme boucs émissaires, on évite de faire de même avec d’autres…
    PS: les parents d’élèves les plus pénibles pour les profs sont ceux qui sont eux-mêmes profs!!
    « Et surtout ils ont une vision positive de l’école, et personne ne débine les profs à domicile à longueur de journée » : et c’est reparti pour ces c…s de parents d’élèves (ingrats!).

    Je précise que je suis moi-même fils de prof (mère agrégée prof en 1ère S et Terminale C à l’époque, dans un lycée « moyen » à Paris) et j’ai fait une école d’ingénieur (du 2ème groupe, pas l’X ou centrale ou les ponts) dont je suis sorti en 93, de plus je suis de DROITE (tendance feu-Séguin , donc archi-minoritaire à droite), mais profondément choqué par les raisons que vous trouvez pour expliquer la réussite des enfants de professeur.
    Que le contexte familial, le fait que les parents profs passent du temps avec leur enfants, et peut être plus que les autres, (pourquoi d’ailleurs? Ce serait une bonne question à se poser. Ils ont plus de temps : pourtant ils font 40h comme tout le monde! Ils sont plus reposés en rentrant le soir? Je croyais qu’ils étaient crevés. Ne doit-on pas rapprocher cela avec le fait qu’ils ont une des espérance de vie les plus longues avec les cadres : ça ne peut pas être complétement un hasard. En tout cas je préfèrerais des réactions sur ce sujet), ce fait joue, c’est indéniable. Mais il me semble que d’avoir le calme à la maison, une chambre à soi, des parents n’enchaînant pas les boulots pour joindre les deux bouts, des vraies vacances d’été (en plus avec son père ou sa mère prof pendant les 2 mois), ça ça joue beaucoup plus! Et là oui, on a beau dire, quand votre enfant à des difficultés et que vous êtes prof, vous avez du temps à passer avec lui pendant ses vacances pour le mettre à niveau! Un(e) cadre à 5 semaines et des RTT: c’est déjà moins, les vacances sont plus un moment de détente que le bon moment pour des exercices (en plus du fait que, comme moi, on n’est pas obligé d’avoir la fibre enseignante : personnellement je n’ai pas cette patience). Et un(e) ouvrier(e) seulement ses 5 semaines.

  14. Bertie dit:

    Mon dieu, je n’avais pas vu le dernier commentaire de Laurent.

    1- Faire pleurer dans les chaumières car le prof travaille comme un malade à la maison et rentre de WE pour cela : déjà il a de quoi partir en WE, ce n’est pas le cas de 80% des français…
    En plus l’expérience de ma mère prof me confirme qu’elle travaillait à la maison, mais elle ne passait pas 40h par semaine au lycée. Donc le travail à la maison est-il en supplément d’une semaine chargée (heures sup.), ou le travail est-il par définition réparti entre les cours au lycée et les corrections à la maison (mon avis)?
    En plus au bout de 10 ans titulaire dans une même classe (pour ne pas dire au bout de 30 ans…), la phase « préparation du cours » n’est plus très chronophage…

    2- Taper sur l’affreux privé, où, comme chacun sait, règne la loi de la jungle, du plus fort, et l’hypocrisie à tous les étages : « la carrière des enfants de professeurs dans le privé est en général plus ordinaire, car il leur manque alors quelques clés : se faire valoir, copier, contourner la loi, enjoliver, utiliser les autres ».
    Eh bien … non! La vérité c’est que le privé ne fonctionne pas comme l’école, c’est à dire que ce n’est pas celui qui a rend la meilleure copie qui gagne : c’est plutôt celui qui a le plus aidé son chef (à atteindre ses objectifs, à résoudre un problème, à améliorer le fonctionnement de son service, à se faire bien voir de son propre chef). Alors c’est sûr, au début, c’est étonnant. J’ai mis 10 ans à comprendre pourquoi d’autres, qui ne faisaient rien d’extra, avaient de meilleures promotions. Je ne serais jamais un top manager car je ne sais pas faire ça. Mais ça ne rend pas le privé un lieu où on doit nécessairement, pour réussir, « contourner la loi »!! Si les fils de PDG réussissent eux aussi, surtout dans les groupes familiaux, c’est qu’on leur apprend le management, l’importance du carnet d’adresse, etc., avant de les lancer…

  15. rosenberg dit:

    Au lieu de recompenser leurs enfants avec des cadeaux en argent, beaucoup de professeurs et bien d’autres parents choisissentde recompenser leurs enfants avec du temps qu’ils passent avec eux en famille a des jeux de societe, dans les musees , les bibliotheques, les visites guidees de villes, des voyages de decouverte de la nature………et leur plus grande satisfaction est de voir leurs enfants s’enrichir et effectivement les voir reussir. Ces derniers prennent plaisir a apprendre et a reutiliser les connaissances acquises en famille dans leurs devoirs et leurs presentations. Eduquer est une tache qui demande reflexion et sacrifices de la part des adultes.Le probleme est que beaucoup trop de parents pensent a leur plaisir d’abord et se deculpabilisent en achetant une veste en cuir pour une bonne note, des chaussures Nike pour un bon carnet……au lieu de s’interesser aux etudes de leurs enfants. Combien de parents s’informent sur le programme scolaire du niveau de leur fille ou fils????? Ils sont a la disposition de tous les parents, il ne s’agit pas de code secret!!

  16. Bertie dit:

    @rosenberg : Donc quand on a eu des parents qui ont fait, par exemple, un bac technique, donc ont arrêté le tronc commun de la scolarité en 3ème, on ne peut pas réussir (où du moins on a peu de chance) vu que ces parents ne sont pas, même en y prenant le temps, en mesure de nous aider à la maison?
    J’ai raté un épisode ou quoi : l’école n’est pas censée nous donner cet enseignement, que nos parents aient fait l’X ou pas?? Tout ces commentaires visant à dédouaner les profs n’auraient-ils pas plutôt comme effet de leur tirer une balle dans le pied? Comment critiquer les parents riches (ou cadre, on n’est pas forcément super richard quand on est cadre, même si on vit bien) qui ont de quoi payer des cours particuliers à leurs enfants après ça : on nous explique qu’il faut y passer du temps en plus de l’école, l’école + les devoirs ne suffisent pas!!
    Par ailleurs je suis désolé mais on n’est pas obligé en tant que parent d’avoir la fibre pédagogue. Personnellement je ne l’ai pas. Ça n’est pas qu’une affaire de temps à passer avec ses enfants (ou alors il faudra m’expliquer toutes ces histoires sur la pédagogie, et aussi cette polémique sur la masterisation…)!

  17. Bertie dit:

    @rosenberg : je ne sais pas si c’est volontaire, mais vous êtes donc totalement en phase avec Eric Le Boucher sur le caractère obligatoire de cours du soir supplémentaires :
    « Que [les profs] s’occupent le soir de leurs propres enfants est bien normal! Mais je m’inquiète d’un système scolaire où ces “cours du soir” supplémentaires sont devenus indispensables ».

  18. Xav dit:

    Du grand n’importe quoi cet article. Pour avoir l’X il faut bosser point barre, et il est tout à fait possible de l’avoir en venant d’établissements publics sans avoir été spécialement favorisé et sans avoir suivi de cours du soir. J’ai eu l’X en travaillant et c’est faisable, il suffit de travailler pendant les 2 ou 3 ans de maths sup math spé et de ne pas être trop mauvais à la base et ça passe… Et aucun de mes parents sont profs. Les gens qui aiment bien descendre l’X le font le plus souvent soit parce que ce sont des gauchistes de merde avec des principes égalitaires dépassés et chimériques, soit pour afficher leur jalousie liée à leur médiocrité.

  19. sk_o dit:

    huhuhu xav tu me fais rêver ^^
    Moi, tous mes grand-parents sont enfants d’agriculteurs, et ils étaient instit’ du côté de mon père, et ont fait Ulm et centrale Paris de l’autre. Mes deux parents ont fait l’X. Je suis X aussi.
    La majorité des X enfants issus du milieu éducatif ou ingénieur sont dans ce cas là.
    Comme les critères de sélection à l’entrée n’ont pas changé en 200 ans (dans le cas de l’X) et que les maths sont le critère le plus égalitaire de sélection : pas besoin de la culture, c’est plutôt la faillite du système éducatif en primaire et collège, ainsi que le manque d’information au lyçée qui conduit à ce déséquilibre.
    Donc il faut le dire! ce sont les études les moins discriminantes! travaillez et c’est à votre portée! (NB : les petites prépas publiques ont d’excellents résultats aussi, mais moins visibles).
    Quant aux gens qui s’excitent, brassent du vent et déversent leur fiel sur tout ce qui bouge, on ne peut que leur conseiller d’utiliser leur temps à des choses plus intelligentes, bosser par exemple.

  20. JacB dit:

    Un très grand bravo pour cet article et ce « coup de gueule » contre les tenants de la pensée inique qui débordent d’énergie et de réflexion pour briser l’échine des acteurs de l’Education nationale alors que ces derniers sont soumis aujourd’hui aux plus graves difficultés et attaques que le système éducatif ait connues ces cinquante dernières années.
    Il y a évidemment les décisions politiques qui pèsent fortement sur les moyens, la RGP, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’émergence d’applications informatiques de gestion achetées aux Etats-Unis pour supprimer des postes et porter la culture de la performance ; la formation initiale et continue qui disparaît, les rythmes scolaires qui rendent l’attention des élèves difficile dès l’école maternelle, les modes de vie contemporaine qui contredisent le sens de l’école et, cerise sur le gâteau, des charges incessantes contre le système éducatif par ces nouveaux chiens de garde au service de cette politique libérale comme Eric Le Boucher ou Natacha Poloni qui valident la casse nécessaire d’un système qui ne marcherait plus.
    Si nous sommes indulgents nous pouvons dire que ces experts-fossoyeurs se servent de l’ambition nécessaire de voir réussir tous les élèves pour instruire un procès en actualité de la profonde réalité du système éducatif qui est inégalitaire depuis fort longtemps pour ne pas dire depuis toujours.
    On laisse finalement penser qu’il fut un temps où tous les élèves réussissaient. Où tout enfant d’ouvrier qui entrait à l’école pouvait accéder à Polytechnique ou HEC, s’il le voulait.
    Je suis inspecteur de l’Education nationale et lit depuis presque vingt ans les rapports d’inspection des enseignants qui partent à la retraite, pour qui il convient de retracer la carrière.
    Ce que j’ai pu observer à propos des classes de l’école primaire dans les années 60-70 est proprement sidérant. J’ai trouvé dans des cours préparatoires de ces années glorieuses, des élèves en nombre significatif ayant trois voire quatre ans de retard. D’ailleurs, les collègues inspecteurs de l’époque ne s’en souciaient guère. Tout juste notaient-ils que la classe était hétérogène !
    Evidemment qui peut s’opposer à la nécessaire démocratisation du système éducatif ? Qui peut nier que l’implicite du système est cruel pour les élèves les plus fragiles ? Néanmoins rendre notre école plus transparente dans ses fonctionnements et sa pédagogie au quotidien demande du temps et des moyens. N’importe quel citoyen peut se rendre compte que les orientations politiques actuelles tournent le dos à ces ambitions. C’est cela qu’il faudrait dénoncer ; c’est un autre dessein politique qu’il faudrait pousser.
    Cher Eric Le Boucher encore un effort pour être ce révolutionnaire au service d’une école plus juste et plus proche !

  21. Armengaud dit:

    Ce qui paraît grave, ce n’est pas que les enseignants indiquent les bonnes filières à leur progéniture ; c’est que leurs choix signalent en creux celles qu’il convient d’éviter et que celles-ci, les filières universitaires en sciences humaines en général, sont organisées, dirigées par des collègues que l’on s’interdit de critiquer, avec qui on est syndicalement solidaire. Bref, le prof producteur de services a des connivences, des solidarités qu’il réfute en ses comportements de consommateur de service éducatif. On retrouve ce comportement à l’égard de l’enseignement privé dès le secondaire.
    Au fait n’est-ce pas aussi celui du salarié qui achète assembled in China en toute quiétude ?

  22. J. Michel dit:

    Les programmes du primaire sont irréalistes. Pas assez de temps pour
    enseigner et faire pratiquer aux enfants les bases. Les concepteurs des
    programmes ont perdu contact avec la réalité.

    Un enseignant finit par s’apercevoir que ses enfants lisent mal,
    ont des problèmes de compréhension et fait ce qu’il faut pour essayer de
    remédier aux choses.

    Attention, on n’apprend plus aux enfants à écrire, et on ne passe plus assez de temps sur la lecture jusqu’en CM2. Quant aux conjugaisons n’en parlons pas.

    Pas de code, mais passez un peu de temps avec vos enfants, ne serait-ce que pour les faire lire à haute voix, y compris au collège.

    Une universitaire avec 2 enfants primaire/collège.

  23. bo dit:

    Etant dans une famille composée essentiellement d’instit et pour répondre à la question je crois pouvoir avancer deux choses:

    1)clairement la situation de mes parents m’a permis de mieux réussir dans ma scolarité (Master 1 droit sans redoublé c’est relativement rare).

    Ce n’est pourtant pas une place offerte sur le marché du travail.

    J’ai conscience d’être « bien né » et j’essaye comme je peux de palier à cette injustice en m’investissant dans la vie publique.

    2)jamais je ne serais prof.

    J’ai vu mes parents, oncle, cousines sur les rotules, à devoir palier aux manques de moyens par des solutions de fortunes, n’hésitant pas à donner de leur temps pour accompagner au mieux les élèves, ou leurs collègues (soutien juridique etc.).

    Aujourd’hui je suis triste quand j’entends ma mère, qui travaille en ZEP depuis des années, me parler presque avec les larmes aux yeux des conditions dans lesquelles elle travaille.
    De la cantine qu’on va fermer pour les gamins de maternelle dont elle s’occupe, des normes de sécurité qui ne sont plus respectées dans certains établissement, nombreux sont les exemples que je pourrais citer.

    Mais la question qu’on devrait tous se poser, ce n’est pas tant le statut des profs, mais celui de l’enseignement et de l’avenir que vous voulez pour vos enfants.

    Je vous laisse, je vais manifester pour nos retraites.

    bo

  24. musicia dit:

    Je dois avouer que l’article décrié a retenu mon attention car la veille de sa publication, j’étais en rendez-vous avec un professeur de mathématiques essayant de lui faire comprendre qu’elle brisait pédagogiquement les élèves et ma fille en l’occurence (9,5 de moyenne pour la classe)
    Je me suis autorisée à lui parler ouvertement car enseignante et passionnée de pédagogie je sais à quel point un élève peut être freiné voire dégoûté de l’effort scolaire à fournir.
    De mon côté,j’étais épuisée de reprendre tous les soirs le cours, revoir les exercices balayés au rythme du tgv pour finir ce sacro-saint programme.
    La question restée en suspend et à laquelle madame le professeur a refusé de répondre abrégeant dédaigneusement le rendez-vous fut : Le programme est donc plus important que les acquis des élèves? Où est l’intérêt de votre pratique notamment pour ceux qui n’ont pas d’aide chez eux le soir?
    je l’ai quittée hors de moi car elle confirmait ce que j’observais depuis plusieurs années notamment au collège c’est qu’il faut faire patie du système pour sauver scolairement son enfant!!!

    Désolée de donner mon accord à l’article car même si nos enfants profitent d’un environnement favorable à l’énrichissement culturel
    ils s’en sortent surtout parce que nous sommes là.
    Je me bats depuis 10 ans pour que mes collègues cessent de noter les devoirs faits à la maison et comptés dans la moyenne par exemple.
    Je me bats pour que les élèves aient les mêmes chances, hélas au collège l’élève devient un avaleur de programmes et nombreux sont ceux qui restent sur le bord de la route car peu ou pas entourés familialement.

    Alors que mes collègues se remettent en cause et s’intéressent enfin à l’élève et non plus d’abord au programme. Laissons une place à tous les enfants qu’ils soient précoces, disphasiques,dispraxiques, disorthographiques, handicapés ou ….sans difficultés apparentes.

    Qu’enseigner retrouve ses lettres de noblesse : faire progresser tous les élèves. C’est un challenge, c’est épuisant mais c’est extrèmement gratifiant. Notre système scolaire en a besoin.

    Une directrice d’école très en colère contre l’enseignement en France.

  25. Anna dit:

    Entièrement d’accord avec le 1° commentaire : si les enfants de profs réussissent à l’école c’est qu’ils sont incités à lire, que leurs parents ne dénigrent pas l’école et les profs, que ces parents valorisent les études, encouragent leurs enfants à les investir, donnent du sens à ce qu’ils font et ne les laissent pas traîner tout leur temps libre devant la télévision et avec internet (et non pas aprce qu’ils leur font des cours à la maison : très vite, dès le collège, un parent, même prof n’est pas capable de remplacer le prof et de faire ses cours à sa place, hormis dans sa discipline)

    Le voilà le secret, et le secret de meilleures performances à budgets constants voire d’économies budgétaires : valoriser l’école et l’étude, respecter les profs. Cela, pour les milieux populaires qui n’ont pas la même chance culturelle, seul l’Etat peut le faire , une politique scolaire et un discours incitant au respect des profs et de l’école, à la valorisation des études.

    Ce qui supposerait d’en finir avec la démagogie actuelle donnant tous les droits aux élèves, sans aucune sanction ni cadre rigoureux qui puisse être imposé, sans aucune discipline autre que formelle et extérieure, dans les établissements populaires, où les éléèves n’ont plus d’obligations autres que de présence et tous les droits y compris d’insulter les profs et y compris contre les profs (ce que les chefs d’établissement sont incités à faire : pour avoir la paix, la démagogie règne).

    Le problème de l’école est beaucoup plus grave que ce que vous décrivez. Seuls les bons établissements ont encore une discipline, des règles qui donnent du sens aux études des élèves et aux efforts consentis. Ailleures la démagogie règne car il manque une politique de soutien à l’école et qui la valorise à travers la valorisation des profs en particulier.

    Cela dit le manque de moyens dans certains établissements, -les établissements populaires précisément- dont parle le comm. 23 est aussi un réel problème.

  26. Anna dit:

    Ah oui, une raison supplémentaire que je n’ai pas citée : gros avantage des enfants de profs : à la maison ils voient leurs parents avec des livres, ils les voient travailler et ils sont eux-mêmes de ce fait moins tentés par les loisirs débiles. Leurs parents savent sans doute choisir des livres et éviter les trucs débiles. Enfin, les loisirs culturels, sorties diverses, font certainement la différence

Laisser un commentaire