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	<title>Commentaires sur : Où en est le journalisme éducation ?</title>
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	<pubDate>Mon, 21 May 2012 09:55:21 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Blanc</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-463</link>
		<dc:creator>Blanc</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Oct 2010 16:53:50 +0000</pubDate>
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		<description>Pour vous suivre dans toutes vos chroniques, je sais que vous faîtes partie de cette minuscule marge de journalistes qui s'intéressent vraiment au monde de l'éducation. Je me permets donc de m'adresser à vous. Nous connaissons actuellement de graves difficultés dans notre établissement (toutes les informations sur le site suivant : http://www.clg-ferry.ac-aix-marseille.fr/spip/) et avons du mal à faire couvrir l'évènement par les médias. J'espère que vous prendrez le temps de parcourir le site du collège et de vous faire l'écho du malaise immense des professeurs mais aussi des parents, devant le saccage systématique de l'éducation prioritaire, et de l'éducation nationale en générale.
Merci pour votre attention,

Mme Violaine Blanc, documentaliste - Collège Jules Ferry - Marseille 15e</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour vous suivre dans toutes vos chroniques, je sais que vous faîtes partie de cette minuscule marge de journalistes qui s&#8217;intéressent vraiment au monde de l&#8217;éducation. Je me permets donc de m&#8217;adresser à vous. Nous connaissons actuellement de graves difficultés dans notre établissement (toutes les informations sur le site suivant : <a href="http://www.clg-ferry.ac-aix-marseille.fr/spip/" rel="nofollow">http://www.clg-ferry.ac-aix-marseille.fr/spip/</a>) et avons du mal à faire couvrir l&#8217;évènement par les médias. J&#8217;espère que vous prendrez le temps de parcourir le site du collège et de vous faire l&#8217;écho du malaise immense des professeurs mais aussi des parents, devant le saccage systématique de l&#8217;éducation prioritaire, et de l&#8217;éducation nationale en générale.<br />
Merci pour votre attention,</p>
<p>Mme Violaine Blanc, documentaliste - Collège Jules Ferry - Marseille 15e</p>
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	<item>
		<title>Par : Philippe Watrelot</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-374</link>
		<dc:creator>Philippe Watrelot</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 06:31:36 +0000</pubDate>
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		<description>juste une petite réflexion en passant. Qu'un(e) journaliste ait des convictions ne me pose aucun problème, qu'il(elle) ait des certitudes est plus problématique...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>juste une petite réflexion en passant. Qu&#8217;un(e) journaliste ait des convictions ne me pose aucun problème, qu&#8217;il(elle) ait des certitudes est plus problématique&#8230;</p>
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		<title>Par : Muriel Florin</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-373</link>
		<dc:creator>Muriel Florin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 07:48:08 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis moi aussi journaliste éducation. Ce débat m'intéresse, me touche, et m'interroge. 
Je crois qu'on ne rappelle jamais assez l'importance de "croiser les sources" et de "donner la parole à la défense". C'est vrai dans l'exercice du journalisme et plus largement dans la vie si on veut éviter la manipulation, de bonne ou mauvaise foi, pour des bonnes ou des mauvaises causes. 
Je rejoins aussi l'avis d'Emmanuel  sur l'impossibilité d'objectivité totale. Je travaille dans un journal régional, dont le lectorat est très varié. Cette fonction m'oblige (pour mon bonheur) à être proche de questions concrètes sur l'éducation, à aller sur le terrain, rencontrer les vrais gens. Ceci éloigne de débats fumeux et favorise évidemment la neutralité. Ceci dit, on fait aussi avec ceux qui nous ouvrent les portes (et parfois on prend ce qu'on trouve dans l'urgence) A ce sujet, j'ai le sentiment que l'institution Education nationale et ses "caporaux" ont tendance à se fermer de plus en plus aux questions de la presse, gênantes ou non. Il est de plus en plus difficile d'aller dans les classes, ce qui nous contraint souvent à prendre le "prof syndiqué, militant"... Et ce qui tord un peu les choses
En journalisme il y a la règle des W: who, when, where, why? On oublie trop souvent de dire aussi d'où les gens parlent... C'est au bout de quelques temps d'exercice que j'ai compris combien cela était important, notamment en éduc où les clivages obéissent à d'autres règles que le gauche-droite. Quelle contrainte, quel intérêt, quel avantage, quel combat animent la parole des interlocuteurs? Le contrat de lecture, pour moi, c'est aussi indiquer clairement qui sont les interlocuteurs, et d'où ils parlent justement. L'idéal consisterait à toujours croiser les sources toujours donner la parole aux contradicteurs, toujours situer les interlocuteurs... On ne le fait pas toujours. Ce n'est pas par volonté de faire du journalisme de combat, mais plus souvent sous des contraintes de temps, de place... Et aussi, il faut le dire, sous la demande hiérarchique. L'enquête prend du temps et donc de l'argent et les rédactions en chef veulent faire du buzz... Or le buzz s'accorde mal avec la nuance
Pour le reste, oui... Vive le journalisme spécialisé... mais en voie de disparition malheureusement. Et merci pour ces éclairages.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis moi aussi journaliste éducation. Ce débat m&#8217;intéresse, me touche, et m&#8217;interroge.<br />
Je crois qu&#8217;on ne rappelle jamais assez l&#8217;importance de &#8220;croiser les sources&#8221; et de &#8220;donner la parole à la défense&#8221;. C&#8217;est vrai dans l&#8217;exercice du journalisme et plus largement dans la vie si on veut éviter la manipulation, de bonne ou mauvaise foi, pour des bonnes ou des mauvaises causes.<br />
Je rejoins aussi l&#8217;avis d&#8217;Emmanuel  sur l&#8217;impossibilité d&#8217;objectivité totale. Je travaille dans un journal régional, dont le lectorat est très varié. Cette fonction m&#8217;oblige (pour mon bonheur) à être proche de questions concrètes sur l&#8217;éducation, à aller sur le terrain, rencontrer les vrais gens. Ceci éloigne de débats fumeux et favorise évidemment la neutralité. Ceci dit, on fait aussi avec ceux qui nous ouvrent les portes (et parfois on prend ce qu&#8217;on trouve dans l&#8217;urgence) A ce sujet, j&#8217;ai le sentiment que l&#8217;institution Education nationale et ses &#8220;caporaux&#8221; ont tendance à se fermer de plus en plus aux questions de la presse, gênantes ou non. Il est de plus en plus difficile d&#8217;aller dans les classes, ce qui nous contraint souvent à prendre le &#8220;prof syndiqué, militant&#8221;&#8230; Et ce qui tord un peu les choses<br />
En journalisme il y a la règle des W: who, when, where, why? On oublie trop souvent de dire aussi d&#8217;où les gens parlent&#8230; C&#8217;est au bout de quelques temps d&#8217;exercice que j&#8217;ai compris combien cela était important, notamment en éduc où les clivages obéissent à d&#8217;autres règles que le gauche-droite. Quelle contrainte, quel intérêt, quel avantage, quel combat animent la parole des interlocuteurs? Le contrat de lecture, pour moi, c&#8217;est aussi indiquer clairement qui sont les interlocuteurs, et d&#8217;où ils parlent justement. L&#8217;idéal consisterait à toujours croiser les sources toujours donner la parole aux contradicteurs, toujours situer les interlocuteurs&#8230; On ne le fait pas toujours. Ce n&#8217;est pas par volonté de faire du journalisme de combat, mais plus souvent sous des contraintes de temps, de place&#8230; Et aussi, il faut le dire, sous la demande hiérarchique. L&#8217;enquête prend du temps et donc de l&#8217;argent et les rédactions en chef veulent faire du buzz&#8230; Or le buzz s&#8217;accorde mal avec la nuance<br />
Pour le reste, oui&#8230; Vive le journalisme spécialisé&#8230; mais en voie de disparition malheureusement. Et merci pour ces éclairages.</p>
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	<item>
		<title>Par : Pierre FRACKOWIAK</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-370</link>
		<dc:creator>Pierre FRACKOWIAK</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 08:51:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/?p=352#comment-370</guid>
		<description>Cette émission était très intéressante. 
Je suis bien d'accord avec Jacques Fauvet (vérification des sources) et avec Philippe Wattrelot
La question posée est très importante car l'opinion publique est gravement sous-informée sur les questions d'éducation. La tendance générale des grands médias est plutôt de conforter les conservatismes et de jouer de la nostalgie que d'informer sur les évolutions et les enjeux. La manipulation de l'opinion publique n'et pas absente du paysage. Je me souviens du décryptage d'une séquence de TF1 avec Poivre d'Arvor à propos de mon conflit avec de Robien sur l'apprentissage de la lecture. La chute subtile de la séquence valorisant Boutonnet était lumineuse. 
Qu'il y ait des journalistes "experts" qui puissent être lus et entendus est donc essentiel pour l'école et pour la société et même pour la démocratie
Quant à Natacha Polony, elle dit quand même, sous l'oeil malicieux de Cédelle et le regard profond de Bouchard, honnêtement, qu'elle prend parti, qu'elle milite en fait, elle reconnaît que son but n'est pas de vérifier ses sources et de rechercher l'objectivité. Quand sur un quart de page du style "wanted", elle me qualifie de "héraut du stalinisme pédagogique" dans "l'évènement du jeudi", sa seule source d'information possible était des militants SLEC du Nord qui n'avaient jamais travaillé avec moi. Cela a bien fait rigoler dasn ma circonscription d'inspecteur. Son ami Brighelli a fait la même chose dans un petit chapitre de son dernier livre
Un souhait: qu'il y ait encore des débats, plus de débats, plus d'informations sur la réalité des problèmes d'éducation!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cette émission était très intéressante.<br />
Je suis bien d&#8217;accord avec Jacques Fauvet (vérification des sources) et avec Philippe Wattrelot<br />
La question posée est très importante car l&#8217;opinion publique est gravement sous-informée sur les questions d&#8217;éducation. La tendance générale des grands médias est plutôt de conforter les conservatismes et de jouer de la nostalgie que d&#8217;informer sur les évolutions et les enjeux. La manipulation de l&#8217;opinion publique n&#8217;et pas absente du paysage. Je me souviens du décryptage d&#8217;une séquence de TF1 avec Poivre d&#8217;Arvor à propos de mon conflit avec de Robien sur l&#8217;apprentissage de la lecture. La chute subtile de la séquence valorisant Boutonnet était lumineuse.<br />
Qu&#8217;il y ait des journalistes &#8220;experts&#8221; qui puissent être lus et entendus est donc essentiel pour l&#8217;école et pour la société et même pour la démocratie<br />
Quant à Natacha Polony, elle dit quand même, sous l&#8217;oeil malicieux de Cédelle et le regard profond de Bouchard, honnêtement, qu&#8217;elle prend parti, qu&#8217;elle milite en fait, elle reconnaît que son but n&#8217;est pas de vérifier ses sources et de rechercher l&#8217;objectivité. Quand sur un quart de page du style &#8220;wanted&#8221;, elle me qualifie de &#8220;héraut du stalinisme pédagogique&#8221; dans &#8220;l&#8217;évènement du jeudi&#8221;, sa seule source d&#8217;information possible était des militants SLEC du Nord qui n&#8217;avaient jamais travaillé avec moi. Cela a bien fait rigoler dasn ma circonscription d&#8217;inspecteur. Son ami Brighelli a fait la même chose dans un petit chapitre de son dernier livre<br />
Un souhait: qu&#8217;il y ait encore des débats, plus de débats, plus d&#8217;informations sur la réalité des problèmes d&#8217;éducation!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal Bouchard</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-369</link>
		<dc:creator>Pascal Bouchard</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 08:20:09 +0000</pubDate>
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		<description>Emmanuel, je fouille la mémoire de mon ordinateur pour retrouver cet article. 

Philippe, ta référence à Fauvet pose une autre question: les journalistes n'ont pas accès aux faits, aux événements. Sur un champ de bataille, ils sont comme Fabrice à Waterloo, paumés, et, comme tu le soulignes, et comme Emmanuel le laisse entendre, la réalité d'une classe est tout autant insaisissable. Nous n'avons accès qu'aux discours sur les faits, aux postures. A nous de savoir que ce ne sont que des postures, de ne pas nous laisser abuser, mais aussi de nous en contenter.

Natacha, je ne vous reproche ni votre véhémence ni vos partis pris, mais, excusez la violence du terme, votre naïveté. Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan un pamphlet et un travail scientifique. Vous ne pouvez pas ignorer que "l'anti-pédagogisme" est tout sauf récent, et que, pour rester dans l'histoire contemporaine, rien de  neuf n'a été dit depuis Muglioni (ancien doyen de l'inspection générale de philo), et que la principale caractéristique des discours anti-pédago, c'est le ressassement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Emmanuel, je fouille la mémoire de mon ordinateur pour retrouver cet article. </p>
<p>Philippe, ta référence à Fauvet pose une autre question: les journalistes n&#8217;ont pas accès aux faits, aux événements. Sur un champ de bataille, ils sont comme Fabrice à Waterloo, paumés, et, comme tu le soulignes, et comme Emmanuel le laisse entendre, la réalité d&#8217;une classe est tout autant insaisissable. Nous n&#8217;avons accès qu&#8217;aux discours sur les faits, aux postures. A nous de savoir que ce ne sont que des postures, de ne pas nous laisser abuser, mais aussi de nous en contenter.</p>
<p>Natacha, je ne vous reproche ni votre véhémence ni vos partis pris, mais, excusez la violence du terme, votre naïveté. Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan un pamphlet et un travail scientifique. Vous ne pouvez pas ignorer que &#8220;l&#8217;anti-pédagogisme&#8221; est tout sauf récent, et que, pour rester dans l&#8217;histoire contemporaine, rien de  neuf n&#8217;a été dit depuis Muglioni (ancien doyen de l&#8217;inspection générale de philo), et que la principale caractéristique des discours anti-pédago, c&#8217;est le ressassement.</p>
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	<item>
		<title>Par : Philippe Watrelot</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-366</link>
		<dc:creator>Philippe Watrelot</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 07:05:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/?p=352#comment-366</guid>
		<description>Moi aussi j'ai regardé cette émission que j'ai trouvé très éclairante et intéressante. Et je l'ai bien vue comme une émission sur le journalisme. Quand je fais en cours des travaux qu'on peut qualifier d'"éducation aux médias", je m'appuie sur des extraits d'un DVD (auquel j'ai collaboré -publicité gratuite- http://bit.ly/cjcz70). on y trouve une interview de Jacques Fauvet réalisée dans les années 60. Il y explique que "l'information est le produit d'un jugement. Le tri des informations est donc forcément subjectif et l'objectivité n'existe pas en ce bas monde ma bonne dame... Mais il rajoute tout de suite après que c'est la mise en œuvre de certaines règles par le journaliste qui garantit la qualité de l’information due aux citoyens dans une démocratie. La plus importante de ces règles est bien sûr la vérification et le croisement des sources (« établir un événement dans son authenticité », « recouper un événement »). La deuxième garantie, selon l'ancien directeur du Monde, consiste à séparer la présentation de l’information du commentaire.
Or, trop souvent dans les écrits de Natacha Polony ces règles ne sont pas respectées. La vérification n'est pas toujours au rendez vous et le commentaire partisan est partout (même si je sais qu'on peut parler comme le dit L. Cédelle d'un "journalisme de combat". Je ne m'acharne pas contre elle, et ma parole est bien modeste, mais je voulais le redire ici. 
Par ailleurs, je rajoute un biais important dans la difficulté du travail des journalistes éducation. En dehors de la virulence voire de la violence du débat "pédago-conservateurs", il faut aussi prendre en compte le fait que les discours ne correspondent pas forcément aux actes. Les discours des acteurs de l'école et en particulier des enseignants sont des discours très élaborés et qui sont le produit de leur histoire et qui renvoient à la construction de leur identité professionnelle (aujourd'hui on parlerait de "postures"). Alors que la pratique enseignante peut être bien différente du discours car elle est, quant à elle, le produit du quotidien face à des élèves réels. Tel “anti-pédago" qui pérore en salle des profs pourra dans sa classe faire des choses qui ressemble à du soutien, à de l'aide individualisée, de la différenciation,... parce que sinon, son cours ne marche pas tout simplement ! L'inverse est vrai aussi. Voilà une vraie difficulté car,  à mon sens, il faut pour rendre compte de la réalité de l'éducation aujourd'hui, aller au delà des discours et rendre compte des actes, des pratiques enseignantes dans les classes et dans les établissements. 
C'est un sacré boulot  pour les journalistes et ça demande en effet des journalistes "experts" qui sont capables d'avoir du recul et de l'expérience. 
S</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Moi aussi j&#8217;ai regardé cette émission que j&#8217;ai trouvé très éclairante et intéressante. Et je l&#8217;ai bien vue comme une émission sur le journalisme. Quand je fais en cours des travaux qu&#8217;on peut qualifier d&#8217;&#8221;éducation aux médias&#8221;, je m&#8217;appuie sur des extraits d&#8217;un DVD (auquel j&#8217;ai collaboré -publicité gratuite- <a href="http://bit.ly/cjcz70" rel="nofollow">http://bit.ly/cjcz70</a>). on y trouve une interview de Jacques Fauvet réalisée dans les années 60. Il y explique que &#8220;l&#8217;information est le produit d&#8217;un jugement. Le tri des informations est donc forcément subjectif et l&#8217;objectivité n&#8217;existe pas en ce bas monde ma bonne dame&#8230; Mais il rajoute tout de suite après que c&#8217;est la mise en œuvre de certaines règles par le journaliste qui garantit la qualité de l’information due aux citoyens dans une démocratie. La plus importante de ces règles est bien sûr la vérification et le croisement des sources (« établir un événement dans son authenticité », « recouper un événement »). La deuxième garantie, selon l&#8217;ancien directeur du Monde, consiste à séparer la présentation de l’information du commentaire.<br />
Or, trop souvent dans les écrits de Natacha Polony ces règles ne sont pas respectées. La vérification n&#8217;est pas toujours au rendez vous et le commentaire partisan est partout (même si je sais qu&#8217;on peut parler comme le dit L. Cédelle d&#8217;un &#8220;journalisme de combat&#8221;. Je ne m&#8217;acharne pas contre elle, et ma parole est bien modeste, mais je voulais le redire ici.<br />
Par ailleurs, je rajoute un biais important dans la difficulté du travail des journalistes éducation. En dehors de la virulence voire de la violence du débat &#8220;pédago-conservateurs&#8221;, il faut aussi prendre en compte le fait que les discours ne correspondent pas forcément aux actes. Les discours des acteurs de l&#8217;école et en particulier des enseignants sont des discours très élaborés et qui sont le produit de leur histoire et qui renvoient à la construction de leur identité professionnelle (aujourd&#8217;hui on parlerait de &#8220;postures&#8221;). Alors que la pratique enseignante peut être bien différente du discours car elle est, quant à elle, le produit du quotidien face à des élèves réels. Tel “anti-pédago&#8221; qui pérore en salle des profs pourra dans sa classe faire des choses qui ressemble à du soutien, à de l&#8217;aide individualisée, de la différenciation,&#8230; parce que sinon, son cours ne marche pas tout simplement ! L&#8217;inverse est vrai aussi. Voilà une vraie difficulté car,  à mon sens, il faut pour rendre compte de la réalité de l&#8217;éducation aujourd&#8217;hui, aller au delà des discours et rendre compte des actes, des pratiques enseignantes dans les classes et dans les établissements.<br />
C&#8217;est un sacré boulot  pour les journalistes et ça demande en effet des journalistes &#8220;experts&#8221; qui sont capables d&#8217;avoir du recul et de l&#8217;expérience.<br />
S</p>
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	<item>
		<title>Par : guy birenbaum</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/06/09/ou-en-est-le-journalisme-education/#comment-364</link>
		<dc:creator>guy birenbaum</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 03:06:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/?p=352#comment-364</guid>
		<description>Eh oui ! C'était plus que du désarroi. J'étais totalement largué. Ce qui est amusant, en revanche, c'est que cette émission est très critiquée par des spectateurs qui attendaient un débat sur l'éducation, alors que le sujet était le journalisme...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Eh oui ! C&#8217;était plus que du désarroi. J&#8217;étais totalement largué. Ce qui est amusant, en revanche, c&#8217;est que cette émission est très critiquée par des spectateurs qui attendaient un débat sur l&#8217;éducation, alors que le sujet était le journalisme&#8230;</p>
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