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	<title>Commentaires sur : Qu&#8217;il était beau, mon IUFM</title>
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	<pubDate>Mon, 21 May 2012 10:01:47 +0000</pubDate>
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		<title>Par : sylvie</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-487</link>
		<dc:creator>sylvie</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 21:53:03 +0000</pubDate>
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		<description>Mon médecin m'a dit : décidément, vous les enseignants (éducation nationale) vous ne serez jamais comme tout le monde!?
Il a raison mon bon docteur. la chose était simple pourtant: faire des économies. Comme pour toute entreprise c'est dans le "back ground" que l'on puise en premier car c'est là que cela se voit, se comprend le moins. Quoi de plus nébuleux pour tout public que ce nébuleux sigle IUFM?
Nous avons passé notre temps à confronter, s'affronter sur nos expériences, nos petits quotidiens, nos éthiques (oui j'en ai entendu plusieurs)et maintenant nous nous auto flagellons: ah si on avait su... alors que c'est qu'un exercice comptable qui continue de se poursuivre sans nous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mon médecin m&#8217;a dit : décidément, vous les enseignants (éducation nationale) vous ne serez jamais comme tout le monde!?<br />
Il a raison mon bon docteur. la chose était simple pourtant: faire des économies. Comme pour toute entreprise c&#8217;est dans le &#8220;back ground&#8221; que l&#8217;on puise en premier car c&#8217;est là que cela se voit, se comprend le moins. Quoi de plus nébuleux pour tout public que ce nébuleux sigle IUFM?<br />
Nous avons passé notre temps à confronter, s&#8217;affronter sur nos expériences, nos petits quotidiens, nos éthiques (oui j&#8217;en ai entendu plusieurs)et maintenant nous nous auto flagellons: ah si on avait su&#8230; alors que c&#8217;est qu&#8217;un exercice comptable qui continue de se poursuivre sans nous.</p>
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		<title>Par : Gilles Dumas</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-460</link>
		<dc:creator>Gilles Dumas</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 18:56:07 +0000</pubDate>
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		<description>J'ai eu le même sort que les nouveaux stagiaires de cette année et cela s'est passé en 1999 et c'était la gauche qui gérait, car j'ai été recruté en l'espace  d'une journée pour commencer deux ou trois jours plus tard, j'avais le statut de maître-auxiliaire non garanti de réemploi. Sympa non? Et j'ai commencé à enseigner l'Anglais du jour au lendemain sans manuel, sans magnétophone, quel sentiment de solitude!
J'ai eu, depuis, la chance d'avoir eu le CAPES, et j'ai bénéficié d'une formation à l'IUFM et je dois admettre que j'ai eu le sentiment en l'espace d'une année d' apprendre énormément. Je trouve dommage que l'on ne se rappelle que des moments où l'on s'est un peu ennuyé. Mais je dois quand même dire que j'ai vu des stagiaires corriger des copies pendant des interventions sur la scolarisation des élèves handicapés. Edifiant, non?
De plus j'ai eu le luxe de n'enseigner que six heures par semaine, avoir le temps de réfléchir à sa pratique pédagogique! Quel privilège! 
Voilà! Et tout ça c'est fini, et bien je le regrette, je regrette que les prochaines générations de jeunes professeurs n'aient pas goûté à ce privilège, celui d'avoir le temps de se poser des questions, mais bon la rentabilité de tout ça n'est pas réellement chiffrable.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai eu le même sort que les nouveaux stagiaires de cette année et cela s&#8217;est passé en 1999 et c&#8217;était la gauche qui gérait, car j&#8217;ai été recruté en l&#8217;espace  d&#8217;une journée pour commencer deux ou trois jours plus tard, j&#8217;avais le statut de maître-auxiliaire non garanti de réemploi. Sympa non? Et j&#8217;ai commencé à enseigner l&#8217;Anglais du jour au lendemain sans manuel, sans magnétophone, quel sentiment de solitude!<br />
J&#8217;ai eu, depuis, la chance d&#8217;avoir eu le CAPES, et j&#8217;ai bénéficié d&#8217;une formation à l&#8217;IUFM et je dois admettre que j&#8217;ai eu le sentiment en l&#8217;espace d&#8217;une année d&#8217; apprendre énormément. Je trouve dommage que l&#8217;on ne se rappelle que des moments où l&#8217;on s&#8217;est un peu ennuyé. Mais je dois quand même dire que j&#8217;ai vu des stagiaires corriger des copies pendant des interventions sur la scolarisation des élèves handicapés. Edifiant, non?<br />
De plus j&#8217;ai eu le luxe de n&#8217;enseigner que six heures par semaine, avoir le temps de réfléchir à sa pratique pédagogique! Quel privilège!<br />
Voilà! Et tout ça c&#8217;est fini, et bien je le regrette, je regrette que les prochaines générations de jeunes professeurs n&#8217;aient pas goûté à ce privilège, celui d&#8217;avoir le temps de se poser des questions, mais bon la rentabilité de tout ça n&#8217;est pas réellement chiffrable.</p>
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	<item>
		<title>Par : MissBrodie</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-459</link>
		<dc:creator>MissBrodie</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 17:29:12 +0000</pubDate>
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		<description>Je fais partie de ceux qui qui gardent un très mauvais souvenir de l'IUFM  où les cours semblaient totalement divorcés de la réalité du terrain.  Pour les comprendre il aurait fallu savoir déjà enseigner et être capable de prendre du recul par rapport à  sa pratique.   Ce n'était évidemment pas mon cas.  En revanche j'ai beaucoup appris avec ma tutrice qui me disait concrètement ce que l'on attendait de moi et en faisait la démonstration en classe.   C'est pour cette raison que j'ai accepté d'encadrer un stagiaire malgré les imperfections de la réforme et les pressions des syndicats.  Au moins pour une fois on privilégie la pratique plutôt que la théorie!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je fais partie de ceux qui qui gardent un très mauvais souvenir de l&#8217;IUFM  où les cours semblaient totalement divorcés de la réalité du terrain.  Pour les comprendre il aurait fallu savoir déjà enseigner et être capable de prendre du recul par rapport à  sa pratique.   Ce n&#8217;était évidemment pas mon cas.  En revanche j&#8217;ai beaucoup appris avec ma tutrice qui me disait concrètement ce que l&#8217;on attendait de moi et en faisait la démonstration en classe.   C&#8217;est pour cette raison que j&#8217;ai accepté d&#8217;encadrer un stagiaire malgré les imperfections de la réforme et les pressions des syndicats.  Au moins pour une fois on privilégie la pratique plutôt que la théorie!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Georges B.</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-455</link>
		<dc:creator>Georges B.</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Sep 2010 09:46:31 +0000</pubDate>
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		<description>ll me semble qu'un des défauts de la critique des IUFM a résidé dans la généralisation. Ainsi Laurence  écrit :"Les IUFM étaient discutables, j'y suis passée, j'en garde...". Mais elle n'est pas la seule, et cela a bien servi  nos dirigeants actuels.
Chacun a son IUFM, chacun a son expérience. La mienne n'est pas si négative , même s'il y eut des aspects moins intéressants que d'autres. Parmi les aspects les plus intéressants et méritant d'être repris, je citerai : 1) le temps de préparer des cours 2) le fait de faire des cours sous le regard bienveillant de tous ses camarades stagiaires et de ses formateurs avec l'échange libre qui s'en suivait , donc l'apprentissage de l'autoévaluation-et savoir qu'on n'est pas le seul à éprouver des difficultés devant une classe et qu'on a droit à l'erreur 3)l'apprentissage de la construction d'une séquence didactique, avec la justification de chaque moment de la progression et donc l'idée d'un contrat à passer avec chaque élève, parce que un élève est bien en droit de savoir ce qu'il va "faire" pendant telle ou telle heure (oui, même en philosophie !) et que l'enseignant ne dispose pas de son temps et de sa vie comme cela ! 

Il faudrait citer bien d'autres aspects , comme celui d'avoir le temps de lire...Mais,bientôt, laissera-t-on  encore aux enseignants le temps de réfléchir  -et de faire réfléchir?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>ll me semble qu&#8217;un des défauts de la critique des IUFM a résidé dans la généralisation. Ainsi Laurence  écrit :&#8221;Les IUFM étaient discutables, j&#8217;y suis passée, j&#8217;en garde&#8230;&#8221;. Mais elle n&#8217;est pas la seule, et cela a bien servi  nos dirigeants actuels.<br />
Chacun a son IUFM, chacun a son expérience. La mienne n&#8217;est pas si négative , même s&#8217;il y eut des aspects moins intéressants que d&#8217;autres. Parmi les aspects les plus intéressants et méritant d&#8217;être repris, je citerai : 1) le temps de préparer des cours 2) le fait de faire des cours sous le regard bienveillant de tous ses camarades stagiaires et de ses formateurs avec l&#8217;échange libre qui s&#8217;en suivait , donc l&#8217;apprentissage de l&#8217;autoévaluation-et savoir qu&#8217;on n&#8217;est pas le seul à éprouver des difficultés devant une classe et qu&#8217;on a droit à l&#8217;erreur 3)l&#8217;apprentissage de la construction d&#8217;une séquence didactique, avec la justification de chaque moment de la progression et donc l&#8217;idée d&#8217;un contrat à passer avec chaque élève, parce que un élève est bien en droit de savoir ce qu&#8217;il va &#8220;faire&#8221; pendant telle ou telle heure (oui, même en philosophie !) et que l&#8217;enseignant ne dispose pas de son temps et de sa vie comme cela ! </p>
<p>Il faudrait citer bien d&#8217;autres aspects , comme celui d&#8217;avoir le temps de lire&#8230;Mais,bientôt, laissera-t-on  encore aux enseignants le temps de réfléchir  -et de faire réfléchir?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Guillaume D.</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-453</link>
		<dc:creator>Guillaume D.</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 21:25:51 +0000</pubDate>
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		<description>Clic trop rapide :
stagiaire sans S et "constrasté" plutôt que" contracté".
"bien un métier qui" plutôt que "bien un est un"</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Clic trop rapide :<br />
stagiaire sans S et &#8220;constrasté&#8221; plutôt que&#8221; contracté&#8221;.<br />
&#8220;bien un métier qui&#8221; plutôt que &#8220;bien un est un&#8221;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Guillaume D.</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-452</link>
		<dc:creator>Guillaume D.</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 21:22:07 +0000</pubDate>
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		<description>J'étais dans un IUFM comme stagiaires il y a 9 ans. J'en garde un souvenir très contracté.
Une formation baclée, des relations souvent infantilisantes avec les formateurs mais du temps pour découvrir avec sérénité mon métier et une vraie dynamique de groupe avec les autres stagiaires. 
Pour moi, donc, la condamnation de la réforme ne s'appuie pas principalement sur une défense nostalgique et un bilan tout rose des IUFM mais sur les réalités suivantes :
1) une réelle dégradation des conditions d'entrée dans le métier : le prof stagiaire passe de 8 heures de cours par semaine (et donc du temps pour penser et préparer ses cours, par exemple) avant réforme, à 18 heures.
2) une vision rétrograde des métiers de l'éducation : on jette avec l'eau des IUFM, le principe selon lequel enseigner n'est pas un acte anodin qui relève de recettes qu'on pourrait se transmettre par compagnonnage de génération en génération mais bien un est un métier qui nécessite un haut niveau de formation, de conception, de réflexion.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;étais dans un IUFM comme stagiaires il y a 9 ans. J&#8217;en garde un souvenir très contracté.<br />
Une formation baclée, des relations souvent infantilisantes avec les formateurs mais du temps pour découvrir avec sérénité mon métier et une vraie dynamique de groupe avec les autres stagiaires.<br />
Pour moi, donc, la condamnation de la réforme ne s&#8217;appuie pas principalement sur une défense nostalgique et un bilan tout rose des IUFM mais sur les réalités suivantes :<br />
1) une réelle dégradation des conditions d&#8217;entrée dans le métier : le prof stagiaire passe de 8 heures de cours par semaine (et donc du temps pour penser et préparer ses cours, par exemple) avant réforme, à 18 heures.<br />
2) une vision rétrograde des métiers de l&#8217;éducation : on jette avec l&#8217;eau des IUFM, le principe selon lequel enseigner n&#8217;est pas un acte anodin qui relève de recettes qu&#8217;on pourrait se transmettre par compagnonnage de génération en génération mais bien un est un métier qui nécessite un haut niveau de formation, de conception, de réflexion.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : X</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-451</link>
		<dc:creator>X</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 07:56:43 +0000</pubDate>
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		<description>-</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>-</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Bagdadais</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-450</link>
		<dc:creator>Bagdadais</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 20:04:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/?p=416#comment-450</guid>
		<description>En tant que stagiaire "néo-titularisé" je regrette de ne pas être arrivé un an plus tard dans le système.

Je m'explique : rien, sinon 2 ou 3 heures, de toutes les journées passées à l'IUFM, ne m'a été indispensable pour enseigner. Demandez à n'importe quel stagiaire lambda ce qu'il pense de l'IUFM !

Ceux qui ne sauront toujours pas quoi faire devant leur classe au bout d'un mois devront se demander s'ils voulaient bien faire ce métier. Après les années passées en classe et dans les facs, quelqu'un de responsable et d'inventif, qui sait à vue de nez ce qu'est le métier, ne devrait pas être paumé au point de s'en remettre à la formation IUFM.

Faites un sondage parmi les titulaires récents, "juste pour voir".</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En tant que stagiaire &#8220;néo-titularisé&#8221; je regrette de ne pas être arrivé un an plus tard dans le système.</p>
<p>Je m&#8217;explique : rien, sinon 2 ou 3 heures, de toutes les journées passées à l&#8217;IUFM, ne m&#8217;a été indispensable pour enseigner. Demandez à n&#8217;importe quel stagiaire lambda ce qu&#8217;il pense de l&#8217;IUFM !</p>
<p>Ceux qui ne sauront toujours pas quoi faire devant leur classe au bout d&#8217;un mois devront se demander s&#8217;ils voulaient bien faire ce métier. Après les années passées en classe et dans les facs, quelqu&#8217;un de responsable et d&#8217;inventif, qui sait à vue de nez ce qu&#8217;est le métier, ne devrait pas être paumé au point de s&#8217;en remettre à la formation IUFM.</p>
<p>Faites un sondage parmi les titulaires récents, &#8220;juste pour voir&#8221;.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean Constant</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-449</link>
		<dc:creator>Jean Constant</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 17:40:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/?p=416#comment-449</guid>
		<description>Je vous adresse ce petit poème satirique, pastiche de vers classique, sur le sujet de la formation des enseignants, des IUFM, et de l'Ecole publique :


La République, le Prince, et les IUFM

Pour mieux venir à bout de cette République,
Il fallait saboter son École publique,
Démolir ses valeurs héritées des Lumières,
Et pour y parvenir, la rendre impopulaire.

Les conseillers du Prince, inspirés par les muses,
Ont jugé très malin d’attaquer par la ruse.
Ils l’ont persuadé de s’offrir la gloriole
De rendre incompétents les maîtres des écoles.

« Empêchons-les d’abord d’apprendre leur métier.
Ils deviendront mauvais et l’on va s’en méfier. »
Disaient-ils en pensant que les parents inquiets
À l’école privée inscriraient leurs mouflets.

Libéraux fanatiques, ils voulaient en découdre
Avec le camp laïque, et le réduire en poudre.
Quelques républicains, pourtant fort convaincus,
Firent une alliance avec ces trous du cul.

Trompés par les discours des faiseurs de ragots,
Ils avaient en horreur le camp des pédagos,
Et les IUFM, ces temples du laxisme,
Des Sciences de l’Éduc et du pédagogisme.

Bassement motivés par de vieilles rancunes,
Ressassant sans arrêt d’anciennes infortunes,
D’autres se sont levés et grossirent les rangs
Du troupeau bigarré toujours vociférant :

A bas les pédagos, mort aux IUFM !
Les hôtes du Palais, reprenant l’anathème,
Allaient incontinent, par une ruse oblique,
Porter un rude coup à l’école publique.

Le Prince dépêcha ses meilleurs courtisans.
D’abord un Duc du sud, d’un genre suffisant.
Connaisseur du sérail, il avait la dent dure,
Et mit l’IUFM en fâcheuse posture.

En allongeant le temps des études coûteuses,
Au grand dam des enfants des classes laborieuses,
Dont les représentants restèrent sans riposte,
Il économisa quelques milliers de postes.

Il répandait déjà en d’autres ministères
Son venin libéral aux effets délétères
Quand un miraculeux scrutin périgourdin
L’étendit sur le sol comme un coup de gourdin.

Quant aux IUFM, une grande Duchesse
Des universités, assez jolie gonzesse,
Abandonnant l’idée de les karchériser,
Entreprit le chantier de les masteriser.

On espérait ainsi les noyer en douceur,
Contourner le rempart de leurs vieux défenseurs.
Le plan a fonctionné pour le second degré
Qui dans les UFR se vit désintégré.

Il en fut autrement pour l’école primaire
Qui n’intéressait pas les universitaires.
On créa des masters, avec bien des lacunes,
D’une vraie formation, substituts de fortune.

Et les IUFM dans l’université
Survécurent ainsi à tant d’adversité
En économisant la chaleur animale,
Comme un lointain reflet des Écoles normales.

Un marquis de Champagne, un fidèle du Prince,
Ordonna aux vassaux qui servent en province
De répandre le bruit que les IUFM,
Moribonds en sursis, n’étaient plus un problème.

Mais les étudiants, race fort peu docile,
Firent fi en riant des rumeurs imbéciles.
Ils viennent se former dans les nouveaux masters
Et préparer ainsi leur futur magistère.

Pire encore, étonnant, les universités,
Au camp des pédagos, donnent droit de cité.
Le ver est dans le fruit. Le Prince le sait-il ?
Saura-t-il l’attirer dans un piège subtil ?

En aura-t-il le temps avant que l’électeur
N’étende sur la France un vote protecteur
En la débarrassant du Prince anti-laïque,
Et sauve in extremis son École publique ?


Jean Constant
2010</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous adresse ce petit poème satirique, pastiche de vers classique, sur le sujet de la formation des enseignants, des IUFM, et de l&#8217;Ecole publique :</p>
<p>La République, le Prince, et les IUFM</p>
<p>Pour mieux venir à bout de cette République,<br />
Il fallait saboter son École publique,<br />
Démolir ses valeurs héritées des Lumières,<br />
Et pour y parvenir, la rendre impopulaire.</p>
<p>Les conseillers du Prince, inspirés par les muses,<br />
Ont jugé très malin d’attaquer par la ruse.<br />
Ils l’ont persuadé de s’offrir la gloriole<br />
De rendre incompétents les maîtres des écoles.</p>
<p>« Empêchons-les d’abord d’apprendre leur métier.<br />
Ils deviendront mauvais et l’on va s’en méfier. »<br />
Disaient-ils en pensant que les parents inquiets<br />
À l’école privée inscriraient leurs mouflets.</p>
<p>Libéraux fanatiques, ils voulaient en découdre<br />
Avec le camp laïque, et le réduire en poudre.<br />
Quelques républicains, pourtant fort convaincus,<br />
Firent une alliance avec ces trous du cul.</p>
<p>Trompés par les discours des faiseurs de ragots,<br />
Ils avaient en horreur le camp des pédagos,<br />
Et les IUFM, ces temples du laxisme,<br />
Des Sciences de l’Éduc et du pédagogisme.</p>
<p>Bassement motivés par de vieilles rancunes,<br />
Ressassant sans arrêt d’anciennes infortunes,<br />
D’autres se sont levés et grossirent les rangs<br />
Du troupeau bigarré toujours vociférant :</p>
<p>A bas les pédagos, mort aux IUFM !<br />
Les hôtes du Palais, reprenant l’anathème,<br />
Allaient incontinent, par une ruse oblique,<br />
Porter un rude coup à l’école publique.</p>
<p>Le Prince dépêcha ses meilleurs courtisans.<br />
D’abord un Duc du sud, d’un genre suffisant.<br />
Connaisseur du sérail, il avait la dent dure,<br />
Et mit l’IUFM en fâcheuse posture.</p>
<p>En allongeant le temps des études coûteuses,<br />
Au grand dam des enfants des classes laborieuses,<br />
Dont les représentants restèrent sans riposte,<br />
Il économisa quelques milliers de postes.</p>
<p>Il répandait déjà en d’autres ministères<br />
Son venin libéral aux effets délétères<br />
Quand un miraculeux scrutin périgourdin<br />
L’étendit sur le sol comme un coup de gourdin.</p>
<p>Quant aux IUFM, une grande Duchesse<br />
Des universités, assez jolie gonzesse,<br />
Abandonnant l’idée de les karchériser,<br />
Entreprit le chantier de les masteriser.</p>
<p>On espérait ainsi les noyer en douceur,<br />
Contourner le rempart de leurs vieux défenseurs.<br />
Le plan a fonctionné pour le second degré<br />
Qui dans les UFR se vit désintégré.</p>
<p>Il en fut autrement pour l’école primaire<br />
Qui n’intéressait pas les universitaires.<br />
On créa des masters, avec bien des lacunes,<br />
D’une vraie formation, substituts de fortune.</p>
<p>Et les IUFM dans l’université<br />
Survécurent ainsi à tant d’adversité<br />
En économisant la chaleur animale,<br />
Comme un lointain reflet des Écoles normales.</p>
<p>Un marquis de Champagne, un fidèle du Prince,<br />
Ordonna aux vassaux qui servent en province<br />
De répandre le bruit que les IUFM,<br />
Moribonds en sursis, n’étaient plus un problème.</p>
<p>Mais les étudiants, race fort peu docile,<br />
Firent fi en riant des rumeurs imbéciles.<br />
Ils viennent se former dans les nouveaux masters<br />
Et préparer ainsi leur futur magistère.</p>
<p>Pire encore, étonnant, les universités,<br />
Au camp des pédagos, donnent droit de cité.<br />
Le ver est dans le fruit. Le Prince le sait-il ?<br />
Saura-t-il l’attirer dans un piège subtil ?</p>
<p>En aura-t-il le temps avant que l’électeur<br />
N’étende sur la France un vote protecteur<br />
En la débarrassant du Prince anti-laïque,<br />
Et sauve in extremis son École publique ?</p>
<p>Jean Constant<br />
2010</p>
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	<item>
		<title>Par : Gascon Alain</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2010/09/01/quil-etait-beau-mon-iufm/#comment-448</link>
		<dc:creator>Gascon Alain</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 16:56:58 +0000</pubDate>
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		<description>Maître de conférences de géographie à l'IUFM de Créteil de 1993 à 2005, je puis témoigner de l'hostilité constante de l'inspection et de bien des universitaires et des enseignants de lycées et de collèges à l'encontre des IUFM et de leur "pédagogisme" (sic.). Laxiste pour les uns, élitiste pour les autres, la formation des maîtres a été dénigrée avec la plus grande mauvaise foi, dénigrement complaisamment repris par les médias de droite comme de gauche, hélas. La droite a toujours été opposée à la formation des maîtres (suppression des Écoles normales sous Vichy) et grâce à la complicité-passivité de bien des universités (notamment leurs présidents), elle a réussi son coup. Il lui sera beaucoup facile de supprimer les postes dans le secondaire et dans les Facultés. Désespérant !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Maître de conférences de géographie à l&#8217;IUFM de Créteil de 1993 à 2005, je puis témoigner de l&#8217;hostilité constante de l&#8217;inspection et de bien des universitaires et des enseignants de lycées et de collèges à l&#8217;encontre des IUFM et de leur &#8220;pédagogisme&#8221; (sic.). Laxiste pour les uns, élitiste pour les autres, la formation des maîtres a été dénigrée avec la plus grande mauvaise foi, dénigrement complaisamment repris par les médias de droite comme de gauche, hélas. La droite a toujours été opposée à la formation des maîtres (suppression des Écoles normales sous Vichy) et grâce à la complicité-passivité de bien des universités (notamment leurs présidents), elle a réussi son coup. Il lui sera beaucoup facile de supprimer les postes dans le secondaire et dans les Facultés. Désespérant !</p>
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