Le genre “film ou roman de campus”

Posted by fac-story on mai 16th, 2012 under Universités Tags:  •  No Comments

Il n’existe pas, à proprement parler, de genre qui s’intitule « films de campus » ou « films d’université » alors que plus de 50 % des films américains qui sortent chaque année sur nos écrans mettent en scène nombre d’éléments qui font très immédiatement référence à l’université“, déclarait Emmanuel Ethis sur son blog, en janvier 2011.

Aujourd’hui, Emmanuel Ethis annonce la parution de Film de Campus, l’université au cinéma, co-écrit avec Damien Malinas (Armand Colin, sortie prévue le 24 octobre 2012). Les deux auteurs analysent en tant que films à substrat professionnel, le genre « films de campus ».

Les schémas narratifs les plus classiques des films de campus est celui qui permet à un spectateur qui ne serait jamais allé à l’université de découvrir ce «substrat professionnel» en même temps que le protagoniste principal du récit tel l’étudiant qui découvre les règles en vigueur dans l’établissement dans lequel il vient de s’inscrire. (…) Sans la maîtrise de ce substrat professionnel, il sera, par exemple, difficile au lecteur ou au spectateur de prendre du plaisir à partager les échanges entre chercheurs tels que nous les propose David Lodge“, souligne Emmanuel Ethis.

J’ai hâte de découvrir ce livre qui fait écho aux billets publiés sur Fac Story. Des billets sur les romans de campus (ceux de David Lodge mais pas que…) et aussi, parfois, sur les films de campus.

La face cachée de Harvard : une plongée dans l’atmosphère des sociétés secrètes étudiantes

Posted by fac-story on avril 6th, 2012 under Universités Tags:  •  1 Comment

La thèse de Stéphanie Grousset-Charrière, consacrée aux sociétés secrètes étudiantes de Harvard*, nous plonge dans l’univers des campus américains. Elle décrit le fonctionnement des finals clubs dont les membres étudiants se cooptent d’année en d’année. On pense immédiatement à des films comme The Skulls, Social Network ou encore le Cercle des poètes disparus.

Eric Demarcq

La doctorante en sociologie (lire son interview sur www.educpros.fr) a pu pénétrer dans l’univers de ces clubs dont les membres sont exclusivement masculins. Elle a analysé leur raison d’être qui repose sur trois piliers : le maniement du secret, la reconnaissance de l’appartenance à une élite et l’apprentissage du pouvoir.

« La face cachée de Harvard » permet de mieux comprendre le fonctionnement de cette université, notamment les relations qu’entretiennent les élèves et les enseignants et de découvrir, dans le détail, les codes des finals clubs, leurs modalités de sélection, leurs rites d’intégration.

Des codes de gentlemen

Les étudiants des finals clubs se considèrent comme des gentlemen qui refont le monde « entre hommes privilégiés érigeant leur culture en flambeaux rayonnants, enfoncés dans leur fauteuil club en cuir, fumant le cigare et dégustant un bourbon ».

Eric Demarcq

En vrai gentlemen, ils sont aussi très respectueux envers la gente féminine. « C’est effectivement l’affabilité avec laquelle j’ai été reçue qui m’a le plus marquée lors de ma première soirée dans un final club, écrit Stéphanie Grousset-Charrière. (…) J’étais accompagnée d’un endroit à un autre [de la maison], jamais isolée, introduite auprès des différentes personnes qui se présentaient. J’étais questionnée, flattée (…). En fin de soirée, celui qui m’avait conviée me raccompagna à un taxi et donna de l’argent à mon chauffeur ».

La reconnaissance de ces gentlemen entre eux, comme appartenant à un même monde, passe par des codes vestimentaires : « les chemises sont de rigueur la plupart du temps. Les polos, de marque toujours, se portent col relevé ». Pour se distancier des autres étudiants, « le fait de porter des vêtements élégants adaptés aux différentes occasions suffit. Qu’on le fasse avec détachement peut même être considéré plus altier ».

Comment y entrer ?

C’est à partir de leur deuxième année d’études que les étudiants d’Harvard peuvent faire partie d’un final club (ces clubs sont au nombre de huit sur le campus et reçoivent chacun 15 à 30 nouveaux membres par an sélectionnés parmi un vivier de 3 300 étudiants masculins). Les happy fews sont repérés mais ne peuvent se porter candidat. « Il faut être invité, anonymement et dans la plus grande discrétion. Après quoi on doit se soumettre à des épreuves éliminatoires, là sans savoir qui aura refusé d’offrir une nouvelle invitation ou au contraire grâce à qui on aura l’honneur d’être convié de nouveau. (…). Ce long processus s’achève par la sélection définitive qui s’opère par un vote des membres ».

Eric Demarcq

Les rites d’intégration dans un final club s’apparentent beaucoup à une forme de bizutage. Au final, seul 10 % des étudiants pré-sélectionnés deviendront membres d’un final club. Ils seront prévenus dans la nuit, réveillés par des cris et des chants. Et devront donner leur acceptation le lendemain (certains pouvant être cooptés par plusieurs clubs, surtout s’ils sont « riches d’un patronyme ou d’une réputation attractive »).

Il n’existe pas de critères de sélection pour intégrer un final club (« l’une des choses les plus importantes est d’avoir une bonne descente », affirme un membre). Mais de fait, les membres sont majoritairement, blancs. Et longtemps, ils n’étaient ni juifs, ni catholiques. Quant à l’origine socio-économique…, elle est prépondérante : seule des performances sportives exceptionnelles peuvent entraîner la cooptation de membres issus de milieux non favorisés.

Quel est la finalité de ces clubs ?

Les finals clubs sont installés dans d’immenses maisons sur le campus, qui leur appartiennent. Ils disposent d’un budget, de personnel à leur disposition… Les activités proposées et ouvertes aux filles (sur invitation) tournent autour de soirées où l’alcool coule à flot gratuitement (sans aucune nourriture), avec circulation de drogue parfois et risques d’abus sexuels. Des dîners sont également organisés. Certaines pièces ne sont accessibles qu’aux membres. L’université ne cautionne pas ces clubs et craint les débordements mais elle ne peut - ou ne veut plutôt - intervenir. Dans ces sociétés secrètes - dont on est membre à vie - figurent de potentiels mécènes, même s’ils ne sont pour le moment que des étudiants qui font l’apprentissage du pouvoir, en maniant l’art du secret et en pratiquant l’élitisme.

* La face cachée de Harvard, la socialisation de l’élite dans les sociétés secrètes étudiantes, Observatoire national de la vie étudiante, La documentation française, février 2012.

Photos : le campus de Harvard, été 2010 (crédit : Eric Demarcq).

Un label d’excellence pour les Pensées secrètes au théâtre Montparnasse

Posted by fac-story on mars 7th, 2012 under Universités Tags:  •  No Comments

Pensées secrètes, le roman de David Lodge, publié en 2001 (Payot-Rivages), a été adapté au théâtre par Gérald Sibleyras. C’est Isabelle Carré qui interprète le rôle de la romancière Helen Reed, et Samuel Labarthe, qui joue celui de Ralph Messenger.

Librement inspirée du roman, la pièce en conserve l’intérêt rhétorique et sexuel. Sur le campus de l’université de Gloucester, le sémillant Ralph Messenger drague ouvertement Helen Reed, tout en expliquant ses travaux sur la conscience - “la zone inconnue la plus vaste sur la carte des connaissances humaines“. Pour le chercheur en sciences cognitives, notre conscience n’est qu’une activité électrochimique que les ordinateurs, un jour, reproduiront.

La charmante Helen Reed tient tête au spécialiste de l’intelligence artificielle : la conscience ne se réduira jamais à un “paquet de neurones“, chaque individu est unique. Elle refuse aussi les avances de Ralph Messenger, malgré un premier baiser échangé dans le Jacuzzi de son cottage familial à la campagne.

En cette période d’excellence (initiatives d’excellence, labos d’excellence, équipements d’excellence…), Pensées secrètes est une pièce excellente, interprétée par deux acteurs excellents… Ralph Messenger mériterait bien un label. Mais sévit-il un exemplaire dans une université française ?

Pensées secrètes, jusqu’au 19 mai 2012, au théâtre Montparnasse, du mardi au samedi, à 20 h 30 (matinée le samedi à 17 h 30).

Dans la peau d’un professeur d’université

Posted by fac-story on février 26th, 2012 under Universités Tags:  •  No Comments

Quels sont les aspirations, les désenchantements et les renoncements d’un professeur d’université ? Pour le savoir, il faut entrer dans la peau de William Stoner, pauvre fermier du Missouri, qui deviendra professeur de littérature (Stoner, John Williams, Le dilettante, septembre 2011). Il enseignera, durant toute sa carrière, dans la même université, à l’abri des soubresauts de l’histoire du XXème siècle.

Suite à une querelle avec le doyen du département de lettres (les deux hommes ne s’adresseront pas la parole pendant 40 ans), au fil du temps, Stoner sera “considéré comme l’une des vedettes du campus“.

Il deviendra “une figure presque mythique avec les fluctuations,  et toutes les variantes possibles qu’un tel statut ne manquait jamais de provoquer… Quelque fois il était le méchant. (…) D’autre fois il était l’idiot. Et d’autre fois encore, il était le héros. (…) Mais pour tout dire, ce qui établissait le plus sûrement sa propre légende, c’était encore la façon dont il se comportait dans une salle de classe. Avec les années, il était devenu à la fois plus absent et plus incandescent“.

L’auteur de Stoner, John Williams (1922-1994), a été professeur de littérature à l’université de Denver, pendant 30 ans. Il décrit “la soif d’apprendre (…) Cette indécrottable énergie de l’universitaire qui ne connaît ni loi, ni âge, ni aucune limite“. Qu’en reste-t-il à l’heure du bilan ? “Il avait voulu devenir professeur. Et il en était devenu un. Cependant il savait, il l’avait toujours su, que durant la plus grande partie de sa carrière il avait été un piètre passeur. Il avait rêvé d’une sorte de probité, de pureté que rien n’aurait pu corrompre et n’avait trouvé que compromissions, mesquineries et vulgarité. Il avait cru à la sagesse et que trouvait-il après toutes des années ? L’ignorance.”

Stoner est un anti-héros, un personnage sans aspérités. Bien loin des affres que connaissent les universitaires de David Lodge, Stoner a vécu une vie médiocre (sans colloques au bout du monde… mais pas sans une aventure avec une doctorante). John Williams, traduit par Anna Gavalda, décrit avec talent, les états d’âmes de Stoner, rendant passionnante une vie de prof de fac.

Ne dites pas Mademoiselle, mais Madame, ne dites pas la fille, mais la femme…

Posted by fac-story on janvier 23rd, 2012 under Universités Tags:  •  No Comments

Dans une circulaire sur l’utilisation des éléments de l’Etat-civil (Bulletin officiel du 12 janvier 2012), adressée aux présidentes et présidents d’université et aux directrices et directeurs d’établissement, MADAME la directrice des ressources humaines de l’Education nationale, « rappelle que « l’emploi des termes « madame » et « mademoiselle » ne repose sur aucune disposition législative ou réglementaire ». Et « qu’il appartient aux intéressées de choisir la dénomination qu’elles préfèrent ».

Pour simplifier, elle préconise « d’utiliser de manière systématique l’appellation « Madame » et réserver l’appellation « Mademoiselle » aux seules agentes qui vous en feront expressément la demande ».

Qu’en penserait la plus féministe des héroïnes de David Lodge : le docteur Robyn Penrose, maître de conférences associé en littérature anglaise à l’université de Rummidge, présentée en ces termes, par son chef de département, le fameux Philip Swallow, au non moins fameux professeur Morris Zapp :

« - Morris, dit-il, je te présente Robyn Penrose, la fille dont je te parlais.
- Tu dis fille, Philip ? Fille ? Il y a des hommes qui ont été castrés pour moins que ça à l’université d’Euphoria. Tu veux dire femme. Ou dame. Qu’est-ce que vous préférez ? » demanda-t-il à Robyn en lui serrant la main.
- Personne, ça me va, dit Robyn.
- Personne, très bien. Tu n’offres pas quelque chose à boire à cette personne, Philip ?
»

(Jeu de société, 1988).

Les profs dans les mangas

Posted by fac-story on décembre 13th, 2011 under Divers Tags:  •  No Comments

Il y a : GTO, Negima, Please teacher, Le préféré de la prof, Living in a happy world… Des mangas où les héros sont des profs pas comme les autres.

VousNousIls recense les profs dans les mangas.

Entre les murs… la suite ou plutôt le prolongement

Posted by fac-story on septembre 23rd, 2011 under Lycées et collèges Tags:  •  No Comments

Laurent Cantet, le réalisateur d’Entre les murs, tourne l’adaptation cinématographique d’un roman de Joyce Carol Oates, Foxfire : confessions of a girl gang. L’histoire d’un groupe d’adolescentes américaines qui forme un gang dans les années 50.

Après l’expérience euphorique d’Entre les murs, j’avais envie de tourner de nouveau avec des ados. J’ai lu ce roman comme une suite, un prolongement possible à l’histoire des personnages - Esmeralda en particulier. Comme Entre les murs, Foxfire parle du contrôle que la société exerce sur les jeunes, mais pendant une époque où il était encore possible de se sentir libre et indépendant, avec seulement quelques dollars en poche“, déclare le réalisateur à Télérama (21 septembre 2011).

Trop de femmes dans l’enseignement ? Et au cinéma, dans un rôle principal de prof ?

Posted by fac-story on septembre 13th, 2011 under Divers Tags:  •  2 Comments

Y-a-t-il trop de femmes dans l’enseignement ? Le débat alimente les médias. Et au cinéma, dans un rôle principal de prof, y-a-t-il trop de femmes aussi ?

Je les ai cherchées avec l’aide d’un ami cinéphile. En fait, c’est beaucoup plus rapide que de recenser tous les films avec un homme dans le rôle d’un prof.

La liste compte quinze films et treize actrices : femmes-dans-un-role-principal-de-professeurs. Des oublis ?

“Casser du prof” : un événement littéraire ?

Posted by fac-story on septembre 11th, 2011 under Lycées et collèges Tags:  •  No Comments

D’un côté, un élève de 15 ans, mis à pied une semaine de son collège. De l’autre, un agrégé d’histoire, ayant enseigné pendant sept ans dans un établissement « ambition réussite ».

Leur point commun en cette rentrée littéraire ? « Casser du prof », dans un pamphlet pour le premier (La suprématie des professeurs est-elle juste ?, Editions Praelego, 2011) et un roman (Jours tranquilles d’un prof de banlieue, Grasset, août 2011), pour le second.

La suprématie des professeurs est-elle juste ? n’a rien à envier à une rédaction d’élève de 3ème. Et pour cause. L’éditeur raconte la genèse du livre : le jeune Emilio A. Bouzamondo a d’abord soumis son texte (des pages et des pages écrites avec ressentiment suite à une sanction), à son professeur de français. Verdict : une semaine d’exclusion. Une raison suffisante pour publier ses écrits… Et sans retoucher une ligne apparement ? Le livre est consternant. Tout comme la couverture médiatique dont bénéficie l’ « auteur »… Sur les profs, peut-on tout écrire, pourvu que ça buzz… ?

Les élèves ne sont pas les seuls à « casser du prof ». Les profs aussi savent faire (enfin les ex-profs le plus souvent). A l’instar de Martin Quenehen, l’auteur de Jours tranquilles d’un prof de banlieue.

L’agrégé pense autant de bien des profs que le collégien. Extrait : « Les quasi clodos aux pellicules qui collent sur leurs épaules, les psychotiques maquillés à la céruse qui offrent des cactus à leurs chouchous en fin d’année, les minets qui confondent sciences physiques et « Star academy » et portent la cravate au-dessous du genou, les quinquas priapiques qui s’agrippent à tous ce qui a des arguments, moins de la moitié de leur âge et rentrent dans un 38… Et puis les affreux, les obèses, les analphabètes, les mélancoliques. Tous ces énergumènes enseignent dans la fonction publique »

Chez Emilio A. Bouzamondo, ça donne : « l’étroiture d’esprit des professeurs provoque, à long terme, une sorte de rigidité morale typique des traditionnalistes. Doublés de leur arrogance naturelle, les enseignants sont des monstres d’ego titanesques. Les professeurs « atteints » de rigidité (ce n’est pas une maladie, ne vous inquiétez pas) sont un peu comme des bernard-l’ermite : dans leur monde, et souvent aveugles aux moqueries des élèves (oui, bande de traditionnalistes, les élèves ont leur opinion - souvent peu flatteuse - sur leurs enseignants ».

Emilio a 15 ans : il mériterait une correction. Je ne suis pas prof, mais je lui mettrai bien une note très en-dessous de la moyenne (ce qui lui donnera l’occasion d’avoir une idée pour son prochain livre : casser du bloggeur). Et pour Martin Quenehen ?

Un polar à la fac de Cergy : la présidente prise en otage

Posted by fac-story on septembre 9th, 2011 under Universités Tags:  •  No Comments

C’est un polar qui se déroule à l’université de Cergy-Pontoise. Les personnages de Fac si mêlées sont des professeurs en poste. L’intrigue débute le 22 septembre 2011. L’auteur, Guillaume Gonzales, n’est autre qu’un ancien étudiant de l’IUFM de Cergy.

Pour les 20 ans de l’université, le texte de la nouvelle, imprimé sur des panneaux, sera présenté (à compter du 22 septembre) sur différents sites du campus : Les Chênes 1, Saint-Martin et Neuville-sur-Oise. Il sera accompagné de planches sérigraphiées réalisées par l’illustratrice Stefania Corrado.

Le but : plonger les lecteurs dans le coeur de l’intrigue et transformer l’université en un livre géant. La fin ouverte de l’histoire doit inciter les visiteurs de l’exposition à écrire leur propre dénouement. Un vote sur facebook récompensera la meilleure fin.

Extrait :
« Un hémicycle. Une architecture dévolue à certains types de bâtiments : les théâtres, les basiliques et les parle¬ments en général.
Parfois, il arrive aussi qu’un architecte s’essaie au demi-cercle pour d’autres bâtisses. En ce 22 septembre 2011, le croissant que forme l’entrée du site de Neuville entoure sa Présidente.
Pour l’inauguration de la cafétéria, Madame Moulin Civil, la cinquantaine dynamique en tailleur à pois, fait face à son public, un panel générationnel à dominante masculine.
La jeunesse scientifique, majoritaire, s’est répandue dans tous les coins de l’immense dalle en béton, réduisant le personnel enseignant et les journa¬listes à deux îlots excentrés.
Collés aux gratte-papiers, quelques professionnels de la politique en costume de scène présentent leur meilleur profil en attendant les petits fours.
Malgré le soleil dans les yeux, le tribun s’oblige à rester concentrée sur son discours.
Aussi n’accorde-t-elle aucun regard aux trublions déguisés en Père Noël qui s’invitent sur l’estrade.
Le temps que le personnel de maintenance réagisse, les deux barbus ont dégainé des fusils automatiques qui maintiennent tout le monde en respect.
D’un mouvement de canon, ils guident leur otage jusqu’à une Clio stationnée en double file et l’obligent à monter dans le coffre.
Devant l’étroitesse de l’habitacle, la Présidente se félicite d’avoir conservé la ligne de son régime estival avant de se faire assommer
».