La lutte contre l’absentéisme scolaire : « un travail de fourmi »

En 2005, Plon publiait Proviseure à Vaulx-en-Velin par Chris Laroche. Volontaire pour prendre les rênes du lycée Robert-Doisneau, à la rentrée 2000, celle-ci a été confrontée à un fort absentéisme, qualifié de « phénomène complexe » par Nicolas Sarkozy dans son discours du 5 mai 2010 sur les violences scolaires. Et elle explique comment elle a réussi à le faire baisser de manière significative, entre 2002 et 2005.

Sa méthode repose sur une sensibilisation des parents, collectivement à la rentrée, puis en tête-à-tête pour les plus démunis face à leur enfants. « C’est un travail de fourmi, un travail de communication permanente qui demande beaucoup de temps et d’énergie, mais les résultas obtenus sont visibles, solides », souligne-t-elle. Un travail qui s’accompagne d’une application stricte du réglement : « un élève en retard n’est pas accepté en cours, au bout de trois retards, c’est une heure de colle, etc.« , précise-t-elle.

Chris Laroche ne parle pas d’une menace de suspension des allocations familiales (la loi date de mars 2006). Mais au détour d’une phrase, elle écrit simplement, à propos d’une mère de famille dont le fils aîné, inscrit en classe de seconde, s’absente régulièrement : « Difficile d’envisager des pressions financières sur le budget de cette femme aux abois qui ne s’en sort plus. Il n’y a pas d’autre solution que le contact direct et l’écoute. Il faut surtout ne pas baisser les bras, et accompagner les familles le plus loin possible« .

Be Sociable, Share!

Une réflexion au sujet de « La lutte contre l’absentéisme scolaire : « un travail de fourmi » »

  1. Ping : cinema

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.