Le prof qui lit fait du quarante à l’heure… et vous ?

J’aime les profs qui lisent des livres, en classe, à leurs élèves (cf. Alain Chopin, Flaubert est un blaireau). C’était le cas aussi de Daniel Pennac quand il enseignait. Le père de la tribu Malaussène, raconte, dans Comme un roman (Gallimard, 1992), le bonheur d’être prof de lettres quand le métier consiste à « donner à lire ».

Daniel Pennac évoque le poète Georges Perros dont se souvient encore une de ses anciennes élèves, quinze ans plus tard : « il marchait en lisant, une main dans la poche, l’autre, celle qui tenait le livre, un peu tendue, comme si, le lisant, il nous l’offrait (…). Par sa voix nous découvrions soudain que tout cela avait été écrit pour nous. Cette découverte intervenait après une interminable scolarité où l’enseignement des lettres nous avez tenus à distance respectueuse des livres. Que faisait-il donc de plus que nos autres professeurs ? Rien de plus (…). Nous l’entendions. Pas de plus lumineuse explication de texte que le son de sa voix quand il anticipait l’intention de l’auteur, révèlait un sous-entendu, dévoilait une allusion…« .

J’aime aussi beaucoup quand Daniel Pennac raconte que « le prof fait du quarante à l’heure. Soit 400 pages en dix heures. A raison de cinq heures de français par semaine, il pourrait lire 2 400 pages dans le trimestre ! 7 200 dans l’année scolaire ! Sept romans de 1 000 pages !« 

Et vous, avez-vous déjà calculé votre moyenne ?

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