Les sanctions à l’école : un polar pour alimenter le débat

Lorsqu’un professeur d’un collège britannique, pris d’un coup de folie, tue trois élèves et un collègue, avant de retourner son arme contre lui, aucune circonstance atténuante n’est possible à première vue. Mais si cet accès folie n’était que le résultat d’une ambiance délétère dans l’établissement ? Si le prof était la victime et les élèves, les bourreaux ? Avec la complicité d’une hiérarchie qui ne veut rien voir, rien entendre.

Le premier roman de Simon Lelic, Rupture (éditions du Masque, avril 2010) prend un pari osé, celui d’amener le lecteur à prendre le parti du meurtrier. L’auteur remet en cause un système éducatif qui ne sait pas (ne sait plus ?) condamner les violences verbales ou physiques, la persécution, l’intimidation, l’humiliation des élèves entre eux ou envers leurs profs.

Un polar soudain d’actualité au moment où plusieurs acteurs du système éducatif demandent un débat sur les sanctions à l’école, suite au projet de réforme de Luc Chatel.

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