Les enseignants-chercheurs : « des nantis facultaires »

Petite dérogation à la règle que je m’étais fixée avec ce blog : ne traiter que des ouvrages de fiction, pour présenter « l’universitaire dans tous ses états » (Klincksieck, septembre 2010).

Ecrit par deux enseignants-chercheurs qui savent donc de quoi ils parlent, André Cabanis et Michel Louis Martin, cet essai présente une galerie d’universitaires, tous plus fumistes les uns que les autres… Le trait est volontairement caricatural et humoristique – sans doute pour ne froisser personne qui pourrait se reconnaître -.

Qu’il s’agisse d’encadrer des doctorants, de publier, d’enseigner, d’assumer des responsabilités administratives, les enseignants-chercheurs décrits par les deux auteurs sont avant tout doués… pour se défiler, alors même que leur profession fait d’eux des privilégiés. « Heures de cours réduites, emploi du temps flexible, absences généralement autorisées, assiduité sans contrôle, rémunérations adéquates et garanties, distinctions de grades insignifiantes, ainsi qu’une foule d’autres aubaines, comme une liberté de parole sans limite, un encadrement hiérarchique à la légère jusqu’à présent évanescente et des usagers on ne peut plus obligeants (…). De vrais nantis facultaires« .

Des nantis que l’on croise sous la forme de portraits au vitriol d’enseignants du supérieur, à lire pour y retrouver… des collègues ?

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