Prof versus assistant à la fac

Mon blog a aujourd’hui un an. Une année pendant laquelle j’ai parlé de près d’une vingtaine de livres et de quelques films ou séries ayant pour héros des enseignants.

Pour cette première bougie, je réponds à une question que l’on me pose souvent : « Non… je ne lis pas que des livres ayant des enseignants pour héros ». Mais je ne parle pas de ces autres lectures… Sauf aujourd’hui. Parce que je viens de terminer Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer (Grasset, février 2010).

Un livre que j’ai beaucoup aimé. Et puis, si l’un des deux personnages principaux n’est pas prof, il est quand même… assistant en psychologie du langage dans une université allemande ! Celui-ci reçoit par erreur un mail de résiliation à un abonnement qui ne lui est pas destiné. Il le fait savoir à l’auteur du message (une jeune femme mariée), qui lui répond… Et ainsi de suite. Tout le roman n’est constitué que de ces échanges de mails, qui vont conduire cet homme et cette femme à tomber virtuellement amoureux l’un de l’autre.

Extrait (où l’on parle quand même des profs… blog oblige !) :

REP :
« Chère madame Rothner, c’est gentil de m’écrire (…). Et vous avez vraiment fait une recherche « Google » sur moi ? Je trouve cela très flatteur. Pour être honnête, l’idée que vous me prenez pour un professeur me plaît beaucoup moins. Vous pensez que je suis un vieux croûton, je me trompe ? Rigide, pédant, suffisant. Bon, je ne vais pas m’évertuer à vous démontrer le contraire, sinon cela risquerait de devenir pénible. Je suppose que j’écris en ce moment comme quelqu’un de plus âgé que moi. Et je vous soupçonne d’écrire comme quelqu’un de plus jeune que vous. En fait, je suis conseiller en communication et assistant en psychologie du langage à l’université. Nous travaillons en ce moment à une étude sur l’influence des mails sur notre attitude langagière et surtout – voilà la partie encore plus intéressante – sur le mail comme vecteur d’émotions. (…) »

22 minutes plus tard
RE:
« Cher monsieur le psychologue du langage, je vais vous mettre à l’épreuve : selon vous, laquelle de vos phrases, dans le mail que je viens de recevoir, m’a paru la plus intéressante, si intéressante qu’il faut que je vous pose tout de suite une question ? (…) »

10 minutes plus tard
REP :
« Chère Emmi Rothner (…). Je vous remercie encore pour le test ! Il me donne l’occasion de vous montrer que je ne suis pas (pour l’instant) l’archétype du « vieux professeur tyrannique ». Si je l’étais, j’aurais supposé que la phrase que vous trouvez intéressante est : « Nous travaillons en ce moment à une étude […] sur le mail comme vecteur d’émotions. » Mais, j’en suis sûr, c’est celle-ci qui vous intéresse le plus : « Et je vous soupçonne d’écrire comme quelqu’un de plus jeune que vous. » De cette phrase découlent pour vous deux questions pressantes : comment croit-il savoir cela ? Et, autre question : quel âge me donne-t-il, au juste ? Je me trompe ? »

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