Ne dites pas Mademoiselle, mais Madame, ne dites pas la fille, mais la femme…

Dans une circulaire sur l’utilisation des éléments de l’Etat-civil (Bulletin officiel du 12 janvier 2012), adressée aux présidentes et présidents d’université et aux directrices et directeurs d’établissement, MADAME la directrice des ressources humaines de l’Education nationale, « rappelle que « l’emploi des termes « madame » et « mademoiselle » ne repose sur aucune disposition législative ou réglementaire ». Et « qu’il appartient aux intéressées de choisir la dénomination qu’elles préfèrent ».

Pour simplifier, elle préconise « d’utiliser de manière systématique l’appellation « Madame » et réserver l’appellation « Mademoiselle » aux seules agentes qui vous en feront expressément la demande ».

Qu’en penserait la plus féministe des héroïnes de David Lodge : le docteur Robyn Penrose, maître de conférences associé en littérature anglaise à l’université de Rummidge, présentée en ces termes, par son chef de département, le fameux Philip Swallow, au non moins fameux professeur Morris Zapp :

« – Morris, dit-il, je te présente Robyn Penrose, la fille dont je te parlais.
– Tu dis fille, Philip ? Fille ? Il y a des hommes qui ont été castrés pour moins que ça à l’université d’Euphoria. Tu veux dire femme. Ou dame. Qu’est-ce que vous préférez ? » demanda-t-il à Robyn en lui serrant la main.
– Personne, ça me va, dit Robyn.
– Personne, très bien. Tu n’offres pas quelque chose à boire à cette personne, Philip ?
»

(Jeu de société, 1988).

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