Etes-vous mathématopathe ?

Etes-vous mathématopathe ? Si oui… vous apprécierez le roman drôlement « hystérique » d’Olivier Dutaillis : « Le jour où les chiffres ont disparu » (Albin Michel, août 2012).

Une ancienne élève, Anna, persécutée par sa prof de maths, Hélène, la séquestre des années plus tard. Quel mathématophobe n’en a pas rêvé ? Pour l’ex-lycéenne, il s’agit d’une forme de thérapie. Elle veut mettre à l’épreuve cette enseignante qui l’a traumatisée à vie, en écrivant notamment dans son bulletin : « justifie à elle seule l’invention du zéro« .

C’est l’occasion pour l’auteur de fustiger la sélection par les mathématiques, tout en trouvant des circonstances atténuantes aux profs tortionnaires malgré eux.

Hélène, une fois libérée, déclare : « J’ai pris une voie que je n’avais ni choisie ni désirée. J’étais bonne en maths. j’ai suivi cette filière parce qu’elle était valorisée dans ma famille, sans oser me demandait si elle me convenait. J’ai passé l’agrégation et je me suis mise à enseigner… Honnêtement, si j’en avais eu la liberté, je n’aurais pas choisi ce métier. Pendant toute ma carrière, j’ai reproduit ce phénomène… Tout en faisant mon travail d’une manière apparemment irréprochable, j’ai fait régner une sorte de terreur. J’ai valorisé certains élèves, je les ai poussé malgré eux dans des filières réputées prestigieuses, mais qui ne correspondaient pas forcément à leurs aspirations. J’ai humilié discrètement les autres, pour l’exemple. J’ai reproduit le traumatisme« .

Pour guérir des chiffres qui lui empoisonnent la vie depuis l’adolescence, Anna trouve finalement une solution jubilatoire pour tous les phobiques des mathématiques.

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