Prof fiction : dans les jeux vidéos aussi

Les profs ne sont pas seulement des héros de livres ou de films. Ils peuvent être le personnage principal d’un jeu pour consoles. Un jeu japonais pour PSP qui s’appelle Gachitora. Il met en scène un Yakuza (c’est-à-dire un voyou) propulsé professeur dans le secondaire. Et prêt à tout pour faire réussir ses élèves.

Pour le test critique du jeu, je m’en remets à gamekult. Ce site d’expert qualifie l’histoire de géniale et les personnages de très réussis. Les moins ? « Des combats un peu bof » et « comme dans la vraie vie, la paye de professeur, pas très élevée… ». C’est pas moi qui l’ai dit !

Les mathématiciens : ces profs héroïques (1)

En ces temps moroses pour l’avenir de l’enseignement des mathématiques (je veux parler de la désaffection des jeunes pour le CAPES), je viens d’achever Le Théorème de Travolta d’Olivier Courcelle (Plon, 2002), ouvrage épuisé en librairie (que j’ai trouvé en bibliothèque).

Je ne sais pas si ce livre pourrait susciter des vocations chez les étudiants en fac de sciences. Les professeurs de mathématiques y sont plutôt des loosers, charmants mais loosers. Et ils sont nombreux ! L’histoire se déroule lors d’un congrès international de mathématiciens à Genève. Mais ce que je sais, c’est que c’est drôle (sans doute même très drôle pour des mathématiciens, mais… je suis littéraire). Les deux héros principaux sont Jean-Jacques, qui travaille sur le cordobisme holomogique en dimension impaire et, Faroud de Marrakech, qui, à partir du concept de faisceaux de jets à structure inverse, a rédigé une thèse sur la formule de Krijinski-Stevenson généralisée.

Difficile de choisir un extrait plus pertinent qu’un autre pour donner un aperçu du ton – dans la veine de David Lodge -.

Voici quelques lignes, prises au hasard, dès les premières pages : « Au commencement était le vide, ensuite venait la cafète. Il suffit de connaître un laboratoire pour les connaître tous. Partout, c’est le personnel technique qui fait vraiment la loi ; partout, il y a une terreur qui se croit très forte en maths (il arrive qu’elle le soit) ; partout, les chercheurs en math sont les plus gentils de la terre ; et partout il y a une cafère. On dit que Cantor, qui fut l’un des principaux créateurs de la théorie des ensembles, est devenu fou parce que l’établissement où il officiait manquait d’une cafète digne de ce nom. Pour qui sait la voir, la cafète est la plus grande invention depuis celle du zéro. Le nombre de théorèmes qui puisent leurs racines dans son marais fécond est si grand que personne n’osa jamais le calculer« .