Le directeur d’HEC, personnage de roman

Prépa HEC est le titre du deuxième roman de Guillaume Sire, sorti ce 7 avril 2011 (éditions Kirographaires). L’histoire se déroule  au sein de la prépa HEC du lycée Pierre-de-Fermat, à Toulouse. Et l’un des personnages, Gonzague de Ronac, n’est autre que le directeur d’HEC. Contexte et extraits sur educpros.fr

Un élève de l’X sur deux est enfant de prof. Qu’en pensent ces enfants ?

Un élève de l’X sur deux est enfant de prof. Que fait l’autre parent ? C’est la question que pose Sylvie Lecherbonnier sur son blog, suite aux diverses réactions ici et , à la chronique d’Eric Le Boucher constatant qu’à « l’Ecole polytechnique, un élève sur deux a un parent prof ».

Mais que pensent de ce déterminisme, les élèves de Polytechnique dont les parents sont profs ? Lire à ce sujet le livre de Teodor Limann : « Classé X, petits secrets des classes prépas » (La Découverte, 2009).

Polytechnicien, Teodor Limann n’échappe pas aux statistiques : « Mon histoire est des plus classique. Fils de profs, bon élève, fort en maths, la question de savoir ce que je voulais faire de ma vie ne s’est jamais vraiment posée. Maths sup, maths spé, Polytechnique, disaient mes parents en plaisantant à demi lorsque j’étais au lycée. Mais la blague était une prophétie, et la prophétie s’est réalisée« .

Teodor Limann n’en est pas sorti indemne. « Lorsqu’on m’interrogeait sur ma formation, j’ai longtemps répondu que j’avais fait une école d’ingénieurs, sans préciser laquelle. Bref, je n’assumais pas réellement ce titre, tout en continuant à le revendiquer et à l’exploiter professionnellement. Echapper à l’emprise de cette mauvaise dialectique m’a demandé beaucoup d’efforts et quelques années de psychanalyse« .

L’occasion pour l’auteur de s’interroger sur sa réussite scolaire et de la relativiser bien des années plus tard. « Pourquoi l’école serait-elle par miracle dépourvue de l’épaisse couche implicite grâce à laquelle tout système se protège, se définit et se reproduit ? Elle possède bel et bien un code, que j’ai longtemps ignoré pour l’avoir côtoyé de trop près, mais dont l’existence ne signifie pas pour autant que l’école sert nécessairement d’autres pouvoirs ou qu’elle épouse les valeurs de la bourgeoisie« .

Pour découvrir de l’intérieur la culture « profs » et ses dommages collatéraux, à lire également la chronique sur educpros.fr du livre de Teodor Limann qui cumule une mère institutrice et un père, professeur de mathématiques, puis proviseur.