Diversité : ce que veulent vraiment les entreprises

Publie par jffiorina le mars 9th, 2010 dans la categorie Conjoncture économique, Emploi, Enseignement supérieur, Grandes Ecoles, diversité Tags: , ,  •  1 Commentaire

La  4ème édition de l’Observatoire Passerelle*, enquête réalisée par l’IFOP auprès des DRH sur la question de la diversité, montre une réelle volonté d’aller de l’avant. Quels en sont les principaux enseignements ? A quelles conditions les entreprises s’engageront ? Comment les jeunes doivent se préparer ? Tour d’horizon.



Confiance dans les écoles.
La diversité des profils proposés par les ESC jouit d’une belle reconnaissance de la part des recruteurs. Ils nous font confiance et cela renforce nos constatations sur le terrain : à chaque filière correspond un parcours étudiant, les écoles choisissent, ensuite, dans ces viviers de talents les profils qui les intéressent.

L’expérience professionnelle prime. Un seul credo pour les entreprises : recruter des jeunes immédiatement opérationnels dont le parcours est construit et cohérent, surtout en dernière année d’études. L’expérience professionnelle prime et le poids des stages devient prépondérant. A tel point qu’il se révèle un sésame, élément distinctif pour l’entrée dans les écoles et dans l’enseignement supérieur. L’école doit donc exploiter au mieux le stage, de la mise en relation entreprise-étudiant au suivi, en passant par l’interprétation qu’en fera le stagiaire. Le rapport de stage devient caduc. L’essentiel pour l’entreprise est d’identifier les compétences et les capacités que les étudiants auront développées à « l’entraînement » comme les sportifs de haut niveau avant une compétition cruciale. (voir mon précédent billet sur Management et sportifs de haut niveau).

Etudiants : de la cohérence ! Autre paramètre essentiel : être conscient que l’entreprise considère le cursus de l’étudiant à l’école comme un processus long dont la cohérence doit se construire au fil du temps. En clair : il vaut mieux se tromper et expérimenter à l’école qu’en entreprise ! Dans les ESC, l’année de césure en 2e ou 3e année constitue l’ultime possibilité d’ajustement. La dernière année se déroule, alors, en totale cohérence avec le projet professionnel. Et sous le regard bienveillant de l’école qui doit aider l’élève à réfléchir à sa stratégie et le guider, y compris en matière de stage. L’ensemble doit concourir à un parcours d’ensemble logique, c’est le critère que ciblera, d’emblée, un recruteur.

Développement personnel. Comme le sportif de haut niveau, l’avantage concurrentiel se fonde aussi sur le développement personnel. Se présenter, par exemple, comme journaliste économique, c’est avoir les compétences qui le prouvent, aimer ce métier, montrer des réalisations concrètes, être prêt dans sa tête tout simplement. La formation initiale reste un facteur distinctif mais n’apporte pas de preuve opérationnelle !

Diversité : de la parole aux actes. Si les entreprises souhaitent miser sur la diversité, cela prouve que les choix fondamentaux des dispositifs Passerelle sont pertinents. Il reste aujourd’hui à expérimenter pour réussir à ancrer la diversité dans toutes ses composantes (sociale, ethnique, handicap…) aussi bien dans les salles de classe que dans les entreprises.

Rendez-vous en 2011 pour les prochains résultats de l’Observatoire !

*Le concours Passerelle permet aux bac + 2 ou bac +3 et plus de postuler dans seize écoles de commerce en France via un concours spécifique. L’entrée se fait en 1ère année d’ESC (Passerelle 1) ou en 2ème année (Passerelle 2) selon le niveau académique des candidats.
www.passerelle-esc.com

Quelques chiffres-clés issus de l’Observatoire 2010  (étude commandée auprès des entreprises pour les 16 écoles de commerce participantes membres de Passerelle). 86 % des recruteurs de jeunes diplômés pensent la diversité comme  un atout pour l’entreprise. 79% déclarent avoir mis en place un dispositif. Les entreprises se mobilisent le plus largement pour les handicapés (68%) - la loi les y oblige de plus en plus strictement-, viennent ensuite les personnes défavorisées (31%) et les minorités visibles (26%).

Sport de haut niveau = terrain de management hors pair.

Publie par jffiorina le février 26th, 2010 dans la categorie Non classé Tags: ,  •  Pas de commentaires

Les J.O. de Vancouver ont encore montré l’importance de la préparation physique et psychologique des athlètes. Etre prêt le jour J représente une somme de travail extraordinaire mais le résultat tient à peu de choses… Finalement, préparer un sportif de haut niveau ou un étudiant d’école de management au monde de demain pose des questions similaires : nous le savons bien à Grenoble… car nous faisons le deux * !  Comment gérer des hauts potentiels ? Comment repérer les individus capables de supporter la pression ? Comment les former et les accompagner pour leur permettre de réaliser leur rêve ou de vivre un échec sans se détruire ?

Le jour J. Contrairement à une Coupe du Monde qui se joue sur une année, les J.O. représentent une pression considérable par le simple fait que l’athlète se prépare 4 ans pour être au top sur quelques jours… Un manager vit le même stress. Comment se préparer au lancement d’un produit ou d’une technologie phare pour être au sommet de sa forme au moment crucial ? L’expérience montre - et particulièrement pour les Français lors de ces J.O. -  que la frontière entre l’exploit et l’échec est ténue. Bien sûr que la préparation compte. Tout est fait pour atteindre l’objectif mais quand la pression et le doute s’installent, la machine s’enraye.

La force de l’individu, c’est l’équipe. Et inversement.
Le biathlon français nous a donné de belles leçons de cohésion. Quand le vétéran de biathlon Vincent Desfrane s’exclame « qu’est-ce qu’il nous a fait ! » à propos de son jeune co-équipier Vincent Jay, médaillé d’or au 12,5 km, c’est le sentiment d’admiration et d’appartenance à un groupe hors-norme qui parle. Mais cela ne suffit pas. Bien d’autres facteurs individuels emportent la décision et l’admiration du public : l’intelligence de course d’un Jason Lamy-Chapuis, le détachement d’une Marie Dorin qui joue sa carte sans trop réfléchir, le mental du patineur qui se relève et se concentre malgré la chute, l’opportunisme d’une Marion Josserand, l’outsider en snowboard qui profite de la chute de sa compatriote émérite pour ramener le bronze à la maison.

« Le diable est dans le détail ». Pour ma part, j’ai découvert les impacts extraordinaires des choix de matériels, de technologies… Là encore, le parallèle avec le management est frappant. Chaque détail compte, chaque membre de l’équipe ou de l’entreprise apporte sa science pour la réussite… Sur une mauvaise appréciation de la qualité de la neige et de la météo, le choix du fart des Norvégiens les a mis à la peine au début des Jeux tandis que les Français bénéficiaient d’une glisse extraordinaire ! A ce niveau de compétition comme sur le terrain économique, la partie se gagne aussi dans les détails. Le sport ? Un excellent marché et de belles perspectives de recherche pour le management !

A l’heure où se terminent les J.O., les gamins devant leur téléviseur ont rêvé aux exploits de ces femmes et de ces hommes d’exception. Demain, ils deviendront, peut-être, les futurs médaillés des J.O. d’Annecy ! Je n’oublierai pas, cependant, la difficile reconversion de certains athlètes qui nous ont tant apporté et dont l’expérience unique n’est pas toujours été valorisée par la nation.

* Grenoble Ecole de Management a créé en 2007  l’Institut Sport & Management qui, entre autres, accueille chaque année une promotion de sportifs de haut niveau.

Jeux olympiques, jeux d’émotion !

Publie par jffiorina le février 23rd, 2010 dans la categorie géopolitique Tags: ,  •  Pas de commentaires

Même s’ils n’ont plus la même saveur d’antan, les J.O. véhiculent encore une ambiance, des émotions et des souvenirs intenses. Débutés par un drame terrible - la mort d’un athlète-, ils offrent, ensuite, à la France une entrée en matière historique… N’est-ce pas le théâtre du monde ?

Devenus de véritables machines de guerre politico-médiatiques, les olympiades s’arrachent, d’abord, dans des compétitions inter et intra états dont les rebondissements sont quelquefois plus médiatisés que les exploits des sportifs !  Nous avons vécu à Grenoble, il y a peu, cette fièvre et cette compétition effrénée pour tenter de revivre, quelque quarante après, ce qui donna à notre ville une notoriété planétaire qu’aucune campagne de communication n’aurait pu provoquer ! Sans parler de l’élan économique associé.

Des enjeux colossaux. Derrière les aspects sportifs, la géopolitique et l’économie pèsent de plus en plus lourdement sur les décisions du C.I.O. Qui peut, aujourd’hui, sortir de sa poche le ticket d’entrée aux Jeux ? Soit le milliard de dollars de dépenses pour des Jeux d’hiver et bien plus pour une édition estivale  Les villes et les états en mesure de le faire se situent immanquablement parmi les plus riches de la planète. Et encore. Certaines villes s’en souviennent douloureusement… Montréal et Atlanta avec leurs déficits abyssaux, Barcelone également, mais quel booster extraordinaire pour cette ville, Turin et la difficile reconversion de ses infrastructures… Les ambitions semblent se calmer. On vise maintenant plutôt des soft J.O. sans gigantisme et d’un impact environnemental limité comme à Vancouver, même si la noria de camions de neige organisée d’urgence pour pallier le manque d’or blanc a quelque peu fragilisé ce bel élan…

D’autres paramètres viennent ternir l’image de l’olympisme. Le dopage, où l’on craint l’arrivée insidieuse d’une nouvelle génération d’EPO indétectable. La manipulation patente des juges dans certaines disciplines comme le patinage artistique qui font que certaines « fautes » d’arbitrage garantissent à certaines nations une aura usurpée.

Un moment magique. Tout n’est pas rose au pays des Jeux mais la magie de l’événement perdure et la glorieuse incertitude du sport nous tient toujours en halène. Qui aurait prévu que la France décroche deux médailles d’or en 24h dans les premiers jours de la compétition à Vancouver ? Du jamais vu depuis 1924, date des premiers jeux d’hiver ! Et dans des disciplines peu connues du grand public comme le biathlon et le combiné nordique. Un coup de projecteur inédit sur des hommes et des femmes d’exception et l’opportunité de découvrir de nouvelles disciplines qui le méritent !

Pourvu que les Jeux se terminent pour la France comme ils ont commencé !

L’entrepreneuriat, un état d’esprit

Publie par jffiorina le février 12th, 2010 dans la categorie Emploi, Enseignement supérieur, Grandes Ecoles, Handicap Tags:  •  1 Commentaire

Alors que notre école vient d’être saluée par l’hebdo le Point d’hier comme 3ème meilleure école en France en entrepreneuriat, quelques réflexions sur cet état d’esprit si particulier…

Créer sa propre entreprise n’est pas la seule forme concrète que peut prendre l’entrepreneuriat. Il recouvre de multiples réalités, du créateur d’entreprise au chef de service d’une collectivité locale, même si les objectifs divergent, c’est l’esprit d’entreprise qui prévaut. Comment se décline l’entrepreneuriat ? Comment l’accompagner ? Pourquoi n’est-il pas plus fort dans notre pays ? Quelques questions à débattre…

Une typologie variée
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Deux catégories d’entrepreneurs sont bien identifiées, le créateur d’entreprise qui démarre ex nihilo et développe son business autour de son idée et le repreneur d’entreprise qui accède à ce statut à la suite d’une transmission ou d’un redressement d’entreprise. Moins connue mais peut-être la plus nombreuse, la catégorie des « intrapreneurs » rassemble salariés chefs de service ou managers, ils doivent gérer leur activité comme des entrepreneurs. Les entreprises utilisent ces « intraentrepreneurs » pour externaliser en douceur certaines fonctions qui ne sont pas dans leur cœur de métier. D’autres comme General Electric forment un conglomérat d’une multitude d’entreprises et d’activités autonomes. Certaines font du split off pour développer leurs activités sur les marchés locaux, par exemple. Enfin, les effets de la mondialisation entraînent la délocalisation des achats, des ventes ou des approvisionnements et peuvent être pris en charge par ces intrapreneurs.
Dans les secteurs non marchands tels que l’économie sociale, les collectivités locales et même l’Etat, le parler chiffres, la logique de projets et d’efficacité ne sont plus tabous. Le manager « public » a donc aussi fait son apparition. Des textes importants règlementent maintenant l’obtention de crédits ou de subventions au sein même de la fonction publique. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) fixe des objectifs de réduction de coût et d’efficacité !

Former à l’entrepreneuriat.

Pas de recette absolue. C’est une question d’envie, de moyens et d’intuition. Pour les entrepreneurs nés, l’école est là pour les aider à aller jusqu’au bout de leurs rêves. Chaque année, entre cinq et dix entreprises sont créées par cette catégorie d’étudiants. Pour les autres, les écoles de management doivent fournir les outils et les techniques appropriés qui leur seront utiles ou non au cours de leur carrière. Le déclic peut avoir lieu à la sortie de l’école comme dans dix ans ! Il s’agit d’un « kit prêt à l’emploi » en quelque sorte. La pédagogie que nous proposons se base sur des études de cas, des mises en situation ou des rencontres directes avec des entrepreneurs. A Grenoble, nous sommes très attachés à deux prix qui sont décernés aux étudiants qui travaillent en équipes : le grand prix de la gestion de projets en 1ère année et celui de l’innovation en 2ème année.

Plus globalement, notre ambition est de susciter des envies. Nous n’avons pas de vision idéologique de la création d’entreprise et nous ne nous considérons pas comme uniquement l’école de l’entrepreneuriat.
Au-delà de nos murs, nous considérons que nous avons un rôle à jouer dans la multitude des structures destinées à aider les entrepreneurs. Celui d’être un point de repère pour aider les porteurs de projets locaux. On pourrait imaginer que chaque créateur puisse bénéficier de l’aide d’un étudiant d’une école de management comme coach et de cours de marketing.

Une image en demi-teinte dans notre pays.

Tantôt considéré comme un aventurier seulement motivé par l’appât du gain, tantôt comme un bricoleur « homme à tout faire », le créateur renvoie une image controversée, au statut flou. A la fin des années 1990, les start-up de la fameuse bulle internet ont marqué les esprits négativement par leurs dépenses publicitaires effrénées et leur levée de fonds surréalistes. Avant de disparaître aussitôt ! En ajoutant le manque de formation des enseignants des écoles et du collège à l’économie et à la vie des entreprises, la perception de l’entrepreneur reste équivoque. Ces effets négatifs alliés à la réelle précarité des créateurs ont éloigné les jeunes générations* de la création d’entreprise plus attirés par la sécurité du salariat et de la fonction publique. L’accompagnement des créateurs est donc essentiel. Les aides dont ils peuvent bénéficier devraient être constantes sur les cinq premières années. L’essor de l’auto entrepreneuriat ** semble une réponse possible comme revenu complémentaire et une manière de tester son projet. Il n’en reste pas moins que créer comporte d’importants risques et pas mal de contraintes comme la gestion de la paperasse !
Notre objectif est, peut-être, de faire des créateurs des aventuriers mais certainement pas des marginaux, et pour ceux qui ne le savait pas qu’ils le découvrent dans de bonnes conditions !

*4,7% d’entrepreneurs en France par rapport à la population, 6% en Allemagne, 9% au Canada, 11% eux Etats-Unis (Données OCDE, 2009).
**200 000 auto-entrepreneurs se sont déclarés en France au 1er septembre 2009 (neuf mois après l’entrée en vigueur du dispositif). Il est encore trop tôt pour faire un bilan complet mais seulement 43 % de ces créateurs génèrent un chiffre d’affaires mensuel supérieur à 1400 €/mois (ministère de l’Economie. 2009).

France-Russie : match nul ?

Publie par jffiorina le février 1st, 2010 dans la categorie Conjoncture économique, géopolitique Tags: ,  •  Pas de commentaires

Géant énergétique et militaire, sans pour autant l’être politiquement et économiquement , la Russie qui se remet difficilement de la chute de son empire, n’en reste pas moins un partenaire essentiel pour l’Europe et la France. Si nombre de reproches justifiés lui ont été faits à l’ère soviétique, la Russie a cependant conservé un modèle d’enseignement supérieur de qualité. J’ai pu le vérifier, même après la chute du mur en 1989, lors de nombreuses missions effectuées dans les pays de sa sphère d’influence. Notre école d’ailleurs s’y est même implantée il y a une dizaine d’années et dispense chaque année son MBA part-time à Moscou à une vingtaine de participants.

La France va-t-elle se (re)mettre à l’heure slave en 2010, alors que s’ouvre l’année de la Russie en France ?

Un positionnement délicat.
Coincé entre l’Amérique et la nouvelle Chine qui attire tous les regards depuis maintenant vingt ans, la Russie peine à occuper l’espace politico-médiatique. Effet de mode ou lame de fond ? La demande d’Occident de la part des étudiants chinois et sa réciproque est forte. Et le « chinois troisième langue » a largement remporté la partie en France face au russe. Il ne passe pas un jour sans qu’une école ne signe un partenariat avec la Chine, l’Inde ou le Brésil. Avec la Russie, ça ne fonctionne pas. Pourquoi ? Dans la mentalité slave, le présent n’occupe qu’une place limitée entre un passé omniprésent et un avenir incertain. Difficile dans ces conditions de construire dans la confiance. Le poids de l’histoire entraîne une certaine paranoïa et la notion de complot imprègne l’âme russe depuis le temps des Tsars. L’avenir est alors vécu comme un idéal de puissance et de splendeur à reconquérir, coûte que coûte. Poutine a bien compris cette tension. Il joue de ces peurs pour pousser la (re)conquête militaire au sud (Tchénénie, Géorgie…) ou bloquer de réelles évolutions démocratiques. Faut-il lui reprocher tout en bloc ? Non. Que serait devenu cet échiquier de Républiques instables sans un pouvoir fort à leurs portes ?

La Russie suscite la crainte et des interrogations.
Le passage à l’économie de marché a beaucoup moins bien fonctionné qu’en Chine. Et les stigmates d’un fonctionnement étatique et corrompu traversent encore ce grand pays. La population, même privée de liberté à l’époque soviétique, jouissait d’un niveau de vie minimal, de lieux de convivialité. Aujourd’hui, c’est la loi de la jungle, plus ou moins orchestrée par la même Nomenklatura jadis communiste ! Ce qui provoque tensions et interrogations dans le pays comme à l’étranger. Entre un cursus moscovite ou pékinois, l’étudiant occidental choisira le second souvent pour des raisons de sécurité. Côté entreprises, faut-il conseiller à une PME de s’installer dans une ville de province russe ? Sera-t-elle en mesure de se développer en toute sécurité. Pas sûr. Quand nos grands groupes industriels comme Danone décident de s’implanter dans l’ex union soviétique, ils migrent avec toute leur infrastructure et leur encadrement… Ce qui ne favorise pas le développement et la confiance réciproques ! Certaines en ont fait l’amère expérience. Le groupe Carrefour jette l’éponge après deux ans d’investissement dans le pays expliquant un recentrage vers la Chine et le Brésil. Alors qu’Auchan semble durablement installé grâce à une meilleure connaissance du terrain.

Développer des accords malgré tout.
Je reste persuadé à la fois pour des raisons personnelles et géopolitiques qu’il faut développer nos relations avec la Russie. Et dépasser nos craintes et leur paranoïa ! Comment ? En travaillant sur deux terrains assez clairement identifiés : le management et l’énergie. Dans le premier cas, les entreprises russes ont un cruel besoin de professionnaliser leur management. Nous pouvons contribuer au redémarrage des entreprises de ce pays qui ne sont pas en bon état. Deuxième point, l’énergie où le rapport de force joue bien sûr en leur faveur mais où l’Europe entière a intérêt à l’apaiser. Des recherches sur les plans scientifiques et marketing seraient bénéfiques. Autres secteurs à potentiel pour de futurs partenariats : les nanos et les biotechs. La Russie souhaite développer sa propre filière dans ces domaines. Anatoly Tchoubaïs, Directeur Général de la Corporation d’Etat russe Rosnanotekh est d’ailleurs venu visiter Minatec au mois de septembre dernier. Innover ensemble ? Une piste à explorer.

Comme il exista un « Far West », nous sommes aux portes d’un « Far East » à la fois tourmenté comme l’âme russe et riche de potentialités économiques et culturelles exceptionnelles ! Je garde un souvenir puissant  d’une balade à Saint-Petersbourg sous la neige ! Tourner le dos à cet immense pays (continent ?) serait une erreur stratégique et géopolitique grossière. L’Allemagne a bien compris  cet enjeu en accueillant dans ses universités et laboratoires la fine fleur scientifique russe. Même si les risques sont réels, nous devons profiter de toutes les occasions de reprendre lien. L’année de la Russie en France en sera peut-être une, même si, au regard du pré programme, on reste un peu sur sa faim. A nous d’y ajouter d’autres temps forts !

Vous avez dit régionales ?

Publie par jffiorina le janvier 25th, 2010 dans la categorie Emploi, Enseignement supérieur Tags: ,  •  4 Commentaires

La région administrative constitue une échelle d’administration pertinente pour nos écoles. Elle est suffisamment étendue territorialement pour impulser d’intéressantes rencontres entre établissements - quelquefois concurrents (!)  - tout en gardant une réelle proximité géographique bien utile.

Ses compétences obligatoires[1], de la formation professionnelle à l’éducation (lycées en particulier), en passant par le développement économique ou les transports, décident d’un travail commun et régulier. Et les prochaines élections des 14 et 21 mars 2010 devraient permettre de mettre en lumière une collectivité territoriale peu connue des citoyens.

A moins que les querelles politiques nationales ne brouillent le nécessaire message d’explication et de pédagogie sur cette collectivité arrivé à l’âge adulte…

La Région comme facilitateur.
Par sa proximité, elle facilite les échanges entre toutes les parties prenantes de l’enseignement et de la recherche. Située à un carrefour, la région joue plusieurs rôles : celui de facilitateur de projets, de coordinateur entre les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, de fonds d’amorçage. En lançant des appels d’offres, elle participe au développement de nos écoles sans jamais s’y substituer. Ce n’est pas son rôle et doit se fixer comme objectif d’accompagner les écoles de manière égalitaire, ce qui est une gageure… Je ne souhaite pas qu’elle intervienne, par exemple, dans les certifications des programmes.

Pour prendre un exemple grenoblois, la Région Rhône-Alpes a financé les études de faisabilité du Mastère en Management des Biotechnologies de l’ESC Grenoble pour lui permettre de mieux se positionner. Ses contrats d’objectifs, à deux ou trois ans, facilitent le développement et permettent de mutualiser les moyens. Les pôles de compétitivité qui structurent le territoire rhônalpin selon des logiques historiques ou plus prospectives en sont les témoins privilégiés.

Idéologie ou pédagogie ?
Dans quelques semaines, les projecteurs des médias se seront tous braqués sur cette collectivité promise à un bel avenir dans le cadre du projet de réforme des collectivités locales. Mais je crains que les enjeux partisans et idéologiques nationaux n’améliorent guère sa visibilité. Le manque de pédagogie sur la région entant que telle, sur ses missions et sur ses réalisations a fait d’elle une entité qui se cherche. Elle souffre du même problème d’identification et de matérialisation que l’Union européenne. Créées dans leurs contours actuels en 1982,  les régions ne sont pas ancrées dans les esprits comme la commune ou le département. D’autant que la première élection au suffrage universel des conseillers régionaux ne s’est déroulée qu’en 1986. Si on y ajoute un zest d’idéologie et le dogmatisme pour imposer certaines alliances nationales au plan local, et des  élections intermédiaires qui tournent traditionnellement au vote sanction, la collectivité va perdre en crédibilité et en lisibilité sur ses véritables projets ! Le scrutin régional de mars n’y échappera pas !

Se recentrer sur ses compétences obligatoires.
Dans un contexte où la région doit s’imposer dans les esprits, il me semble que la multiplication de ses compétences, au-delà de celles rendues obligatoires par les lois décentralisation n’est pas souhaitable. Dans le millefeuille administratif et politique où se débat le citoyen, les entreprises et les écoles, pas moins de six niveaux s’entremêlent ce qui ne favorise en rien visibilité et efficacité ! Je suis d’ailleurs pour le développement de guichets uniques et contre l’émiettement des compétences.

Enfin, pour nous, écoles de management, même si cela n’est pas toujours connu du grand public, nous  voyons également les collectivités locales comme des débouchés à part entière pour nos étudiants !  De belles carrières de chargés de mission s’y déroulent dans le cadre d’ambitieux projets de développement…


[1] Le rôle de la région est important dans le domaine des transports, surtout ferroviaires (TER), de la planification et de l’aménagement du territoire, de la formation et de l’enseignement, du développement économique, social et culturel.
Au-delà de ces compétences spécifiques, la région a étendu ses actions dans les domaines de l’environnement, de la recherche, de la jeunesse et de la culture. Des compétences qui se chevauchent quelquefois avec les autres collectivités…

Quotas de boursiers ? Vrai débat, faux procès

Publie par jffiorina le janvier 11th, 2010 dans la categorie diversité Tags: ,  •  4 Commentaires

L‘année 2009 s’est terminée sur fond de polémiques et de débats en tous genres : taxe carbone/taxe professionnelle, identité nationale, grippe aviaire… 2010 démarre en fanfare sur la question du blocage de l’ascenseur social et de l’éventuelle imposition de quotas de boursiers dans l’enseignement supérieur[1].

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, estime qu’un quota de 30% serait souhaitable, un chiffre qui n’a pas fait du tout écho au sein de la Conférence des grandes écoles… Il s’agit là pourtant d’une vraie question mais également d’un faux procès intenté aux Grandes Ecoles de la République qui ne sont pas les plus frileuses en matière d’ouverture à toutes les formes de diversité. Le problème est plus global.

Le constat est sans appel. Notre pays a un problème en matière d’égalité des chances. La part relative des boursiers a diminué dans les filières sélectives depuis les années 1980. Et en venir aux quotas,  face à l’urgence, ne peut être qu’une solution temporaire, un cataplasme sur une jambe de bois. Sur le long terme, c’est bien la question de la qualité de notre système éducatif qui se pose. Une baisse généralisée des niveaux impactera forcément la qualité des diplômes et les meilleurs éléments partiront, dès lors, à l’étranger. Que faire ?

Ne pas toucher à la sélection qui reste un élément essentiel mais qui ne suffit plus. Les concours d’aujourd’hui doivent tenir compte des changements sociaux, culturels et économiques intervenus dans la société depuis deux décennies. Je défends l’optique de concours adaptés. Les valeurs qu’ils véhiculent, effort, mérite, égalité, constituent l’ADN de notre modèle. Les grandes écoles de management ont montré la voie avec le concours Passerelle, une alternative à la filière classique des prépas, sans remettre en cause le principe de la sélection. Réduire ces efforts à de vaines polémiques électoralistes me semble dangereux. D’autant que la Nation produit un réel effort financier via les plans campus ou le grand emprunt en direction de son enseignement supérieur. Il faut un débat national sur ces questions pour refonder le pacte républicain. C’est une urgence.

Augmenter les exigences de niveau des étudiants et les conditions d’accès à l’Université. Cette réforme doit tenir compte du besoin des entreprises, de la situation économique et sociale du moment, de la révolution numérique. Elle doit permettre à chacun d’être identifié et sélectionné selon ses capacités et ses souhaits. Objectif : construire un système de qualité qui n’exclut plus.

C’est également par une ingénierie pédagogique de pointe et individualisée que passe la solution. Si « Clémentine» peut citer Aristote dans le texte, elle doit aussi passer de la théorie à la pratique. Quant à « Pierrick », issu d’une filière technique, ce sera plutôt une aide à la conceptualisation dont il aura besoin. Et « Marek » d’une aide globale incluant culture générale et langues étrangères pour qu’il puisse conserver sa motivation. Comment imaginer leur avenir au vu des bouleversements intervenus ces vingt dernières années ? L’objectif est de les préparer au monde de demain que nous ne maîtrisons pas, même si quelques fondamentaux s’imposeront : une vie active allongée, des changements de parcours à bien négocier, un monde globalisé et numérisé, une retraite tardive… Autre réforme à engager parallèlement, celle de la Recherche sur laquelle il faut s’appuyer pour découvrir et tester de nouveaux modèles d’organisation et de pédagogie, offrir aux entreprises un réel support pour leur stratégie.

Prise de conscience. Quand je parle de réforme de l’enseignement supérieur pour une meilleure égalité des chances, j’entends d’abord une prise de conscience globale, des grandes écoles aux universités, en passant par les IUT et les IEP. Et de la nécessité de travailler étroitement avec l’Education nationale. Comment imaginer, par exemple, une réforme de l’accès à l’enseignement supérieur sans réformer très profondément l’orientation scolaire dès le lycée comme  déjà abordé dans un article précédent ? Comment ne pas oublier des populations peu médiatisées comme ce fils d’agriculteur du Nivernais qui, lui ne bénéficiera d’aucun quota ou cet étudiant non boursier dont les parents subissent de plein fouet un ou plusieurs licenciements ? Parcelliser à outrance les populations n’a plus de sens.

Et les financements ? Là encore, les plus grandes disparités cohabitent entre les grandes écoles publiques ou privées et les universités. Un Etat qui dépense en moyenne 10 K€ pour un étudiant ne devrait-il pas donner un chèque à chacun, un « voucher » à utiliser pour le cursus qu’il souhaite comme le propose Thierry Grange, directeur de Grenoble Ecole de Management ? L’égalité des chances passe aussi par l’égalité économique. Une manière de responsabiliser chacun devant ses choix.

On le voit bien un grand débat sur la place de l’enseignement supérieur, son rôle et ses modes de financement, aurait été bien plus productif et si utile pour la Nation qu’une polémique de plus. En cette année de coupe du monde de football, peut-on considérer que la réussite d’une équipe passe par un système de quotas ?


[1] Pourcentage moyen d’élèves boursiers dans l’Enseignement supérieur : 20,7 % pour les ESC (par contre HEC et Essec à 12,3 %). 22,9 %  en école d’ingénieurs (par contre l’École Centrale Paris à 13,67 %, Polytechnique à 11,03 % ou les Mines Paris à 9,47 %). Source : ministère de l’Enseignement supérieur/AFP.

Bonne année 2010 à tous !

Publie par jffiorina le janvier 4th, 2010 dans la categorie Non classé  •  4 Commentaires

http://www.grenoble-em.com/CONTENU/voeux_2009/index.htm

Partenariat / fusion entre écoles : mode d’emploi

Publie par jffiorina le décembre 21st, 2009 dans la categorie Enseignement supérieur, Grandes Ecoles Tags: ,  •  2 Commentaires

Concurrence, ouverture internationale, développement de filières de plus en plus pointues, l’essor des grandes écoles requiert des moyens humains et financiers toujours plus conséquents. La fusion entres établissements et surtout les collaborations multilatérales permettent de se projeter dans l’avenir de manière plus pertinente. Que ce soit dans une logique de territoire, de marketing-communication ou de stratégie, les écoles sont condamnées à nouer des alliances pour exister. Pourquoi et comment parvenir à ses fins dans de bonnes conditions ?

De multiples objectifs
La variété des objectifs poursuivis détermine ensuite les formes de partenariats et leur intensité. Tous ont leur utilité comme s’offrir une plus grande visibilité, proposer une offre globale aux entreprises, un sourcing unique de compétences, atteindre une taille critique (5000 étudiants pour une ESC), permettre aux étudiants de managements de peaufiner leur expertise technique, littéraire, linguistique acquise avant l’école, leur ouvrir d’autres horizons…
Ces alliances peuvent prendre des formes variées. Il n’y pas de recette miracle, de la simple association à la fusion complète des structures. Au final, ce sont de véritables choix ou des contraintes imposées par le mode de gouvernance ou d’autres instances impliquées dans la gestion de l’établissement.
Critères de bonne alliance. Il est impératif que le partenariat soit créateur de valeur. Pardon de parler de Grenoble mais notre école, dans une logique de territoire, a récemment nouer un partenariat avec l’Ecole d’Architecture de Grenoble. Objectif : valoriser ensemble le prototype de maison du futur qui sera présenté en 2010 à Shanghai, dans le cadre de la compétition internationale Solar Decathlon*. Autre point important : conserver de la souplesse dans la gouvernance. Les accords qui additionnent les rigidités sont bien sûr néfastes. Dernier point, et non des moindres, la gestion des cultures. Il s’agit là d’un point dur qui se règle dans la durée. Pour une ESC conclure un partenariat avec une école d’ingénieurs paraît évident mais les cultures respectives s’entrechoquent. Les unes dépendent des CCI et les secondes du ministère de l’Industrie : les questions de salaires, de diplômes font débat… Ces accords ne sont pas simples. D’autant qu’il y a nécessité de les encadrer, de les faire vivre au quotidien. Ce qui implique une mise à disposition de personnel et un budget. Sinon ils s’éteignent.
Un ADN commun.
Facteur clé de réussite, le partage de valeurs cardinales est essentiel. L’international, la sélection et un fort tissu associatif constituent notre ADN qu’il faut partager avec d’autres. Mais rechercher le partenaire qui a l’expertise souhaitée n’est qu’un préalable, le plus important, c’est qu’il doit nous ressembler. C’est une vraie vie de couple qui s’engage. Et il vaut mieux se marier avec Josette Flambard pour construire un patrimoine commun dans la durée plutôt que de sortir deux mois avec Penelope Cruz ! Certains de nos partenariats ont plus de vingt ans d’ancienneté. Avec Grenoble INP ** (Institut national polytechnique de Grenoble), le plaisir de travailler ensemble ne s’émousse pas ! Idem pour l’école hôtelière où les étudiants ESC de 2e année peuvent suivre un électif de cent heures sur les arts de table, ou encore ce partenariat avec l’ESCA*** à Casablanca qui n’est pas toujours simple sur le plan culturel mais ça fonctionne.

Quelques éléments clé pour conclure : mettre l’étudiant au cœur du dispositif, tisser des liens forts entre toutes les parties prenantes et les faire vivre, créer de la valeur.

* http://www.solardecathlon.org
** http://www.grenoble-inp.fr
*** http://www.esca.ma

Une nouvelle passerelle vers la diversité

Publie par jffiorina le décembre 14th, 2009 dans la categorie Grandes Ecoles, Handicap Tags:  •  2 Commentaires

La diversité ? Beaucoup en parlent, quelques uns agissent… Et en la matière, les écoles de commerce font figure de pionnières.

Seize d’entre elles avec le concours « Passerelle* » - ouvert du BTS au bac + 4 - témoignent de cet engagement depuis plus de vingt ans. Le 1er décembre, nous avons présenté, à Paris, une deuxième phase ambitieuse de notre développement : le dispositif diversité qui sera effectif dès la rentrée 2010.
Pourquoi amplifier notre action en faveur de la diversité ? Quatre raisons motivent ce choix.
Il s’agit d’une demande des pouvoirs publics engagés dans cette démarche par la création d’un commissariat à la Diversité et à l’Egalité des chances créé en décembre 2008. Yazid Sabeg pilote cette mission.
Les entreprises sont également motivées. La nécessité pour elles de vivre la diversité de la société dans leur effectif renforce leur potentiel de développement : « Pour vendre du 93, il faut être du 93 ! ». La pensée unique a fait long feu en matière de recrutement.
C’est également répondre à une demande sociale comme l’insertion du handicap ou une meilleure considération des seniors. Côté étudiant, nos écoles attirent certains profils universitaires qui considèrent que leur projet professionnel serait mieux pris en compte dans les ESC.
Dernier point, nous avons une réelle expérience en matière d’intégration de la diversité dans nos filières et nous souhaitons l’amplifier.

Sur quels principes le « dispositif diversité » est-il basé ? La sélection des meilleurs profils reste la valeur cardinale. Tous les étudiants admis doivent se regarder dans les yeux en se disant qu’ils sont tous passés par un processus de sélection exigeant. Deuxième principe : les critères de choix des candidats. Elément essentiel du dispositif, nous sommes appuyés sur des partenaires au contact permanent des populations ciblées. Aux côtés des « historiques » comme la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) et l’Association pour Favoriser l’Intégration Professionnelle (AFIP), deux nouveaux membres (« Nos quartiers ont du talent » et l’ « AFIJ ») participeront à la sélection des candidats les plus méritants et les plus motivés. L’idée est d’intégrer ces jeunes dans un parcours d’excellence le plus tôt possible avant le concours. Le dispositif se concentre, dans un premier, sur la diversité sociale.

Le plan d’action. Pour reprendre une métaphore sportive, certains athlètes ont la chance de préparer les J.O. dans de bonnes conditions, d’autres non. Notre ambition est de donner à tous les mêmes chances. Comment ? Par une préparation spécifique des candidats. Ils suivront de nouveaux modules pédagogiques pendant les vacances scolaires qui les prépareront à un concours aménagé. Pour palier les difficultés liées aux langues étrangères et à la culture générale, un accompagnement spécifique sera proposé. C’est une véritable « 3ème voie » que nous mettons en place, en parallèle aux concours « Prépas » et « Passerelle 1 et 2 ».

Pour que le dispositif soit complet, nos écoles et les entreprises d’accueil vont accentuer leur prise de conscience et les mesures d’accompagnement. A ce titre, un module « certificat diversité » sera proposé aux étudiants des ESC en partenariat avec le Club du 21ème siècle qui rassemble des professionnels à haut potentiel issus de l’immigration. Objectif : permettre aux étudiants de valider une démarche en faveur de la diversité. Le module comprend une partie e-learning, une validation de connaissances par QCM, la remise d’un rapport de stage sur la politique de diversité de l’entreprise d’accueil et l’obligation de réaliser une action personnelles en faveur de la diversité.

Pour les entreprises, nous leur proposons un accompagnement via les programmes des écoles en GRH, par exemple, mais également une nouveauté, celle de partager leurs expériences et leurs bonnes pratiques, grâce à un partenariat avec l’Association des managers de la diversité (AFMD).

Comme le concluait Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef de L’Etudiant lors de cet événement du 1er décembre : « En matière de diversité, le verre est à moitié plein ou à moitié vide…». Beaucoup de chemin reste encore à parcourir. La solution que nous proposons à travers notre « dispositif diversité » est globale, non segmentée. C’est, pour nous, la seule voie possible. Dès la rentrée 2010, nous espérons intégrer entre 10 et 20 candidats par école via cette filière que nous aurons à cœur de développer. Yazid Sabeg, le commissaire à la Diversité a salué la démarche en demandant qu’une convention soit signée avec son administration, en rappelant toutefois que les filières technologiques ne devaient pas être les oubliées du dispositif.

*Le concours Passerelle permet aux bac + 2 ou bac +3 de postuler dans seize écoles de commerce en France via un concours spécifique. L’entrée se fait en 1ère année d’ESC (Passerelle 1) ou en 2ème année (Passerelle 2) selon le niveau académique des candidats (du BTS à la licence).
www.passerelle-esc.com

 

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