Retraites : que dire à nos étudiants ?

Publie par jffiorina le septembre 8th, 2010 dans la categorie Conjoncture économique, Emploi Tags:  •  Pas de commentaires

Entre 40 et 50 ans de vie professionnelle

C’est l’horizon qui s’ouvre aux étudiants de nos écoles. Comment leur expliquer qu’ils n’auront certainement plus les retraites de leurs aînés, voire plus de  retraite du tout… Même s’ils disposent de beaucoup d’atouts et de potentiel, ils ne vivront plus dans les mêmes conditions de confort. Faut-il pour autant asséner des messages de survie individuelle ? Non. La solution passera par le groupe, le collectif. Un message malheureusement peu audible sur fond d’affaire Bettencourt et de communication omniprésente qui masquent les réalités du pays.

Nos jeunes ne semblent pas concernés par ce qui risque de leur arriver. Est-ce trop tôt pour eux ou sont-ils tout simplement réalistes ? La réalité deviendra palpable quand leurs propres parents pourront partir ou non en retraite.

Les étudiants, notre richesse

Au-delà du simple constat que ce sont les jeunes générations qui paieront nos retraites, notre devoir d’aînés est de leur permettre de trouver du travail. Il s’agit d’un enjeu stratégique, financier et géopolitique. Une seule voie possible : l’innovation et la qualification. Mieux formés, leurs chances de se placer sur un marché du travail devenu international augmenteront mais le défi est immense car le nombre des étudiants va croître et il faudra donner à chacun la chance de se réaliser.

Les études ne doivent pas devenir un luxe. Et pour nous, écoles de management, sans aide de l’Etat, la pression pour générer de nouvelles ressources ne cesse d’augmenter. C’est la condition sine qua non à l’ouverture à plus de diversité tout en maintenant un enseignement d’excellence. Un aiguillon, certes salutaire, mais les limites risquent, comme pour les retraites, d’être atteintes…

Rentrée 2010…. : ce que je retiens de l’été !

Publie par jffiorina le septembre 6th, 2010 dans la categorie Emploi, Enseignement supérieur Tags:  •  Pas de commentaires

Je déroge au traditionnel point de rentrée en vous proposant un retour sur les événements qui m’ont marqué cet été. Point de discours prospectif, je parlerai d’avenir dans mes prochains billets.

De l’ombre…

Sur la question des « affaires » en cours, n’attendez pas un surplus de polémique. J’ai décidé de ne pas en parler. A mon sens, elles reflètent surtout des dérives idéologiques, des parti pris et bien que tout cela soit complexe, il s’agit, pour nombre d’intervenants, de se donner bonne conscience en évitant de parler des vrais problèmes et de se poser les bonnes questions qui intéressent le pays.

L’actualité internationale a été marquée cet été par les catastrophiques inondations au Pakistan. Je me demande une fois de plus où sont passés les milliards destinés à sortir ce pays de la misère. Affecté par ses prises de position ambivalentes, ce pays clé de plus de 160 millions d’âmes n’a pas, non plus suscité, un élan caritatif d’envergure… Pas d’inquiétude, les islamistes s’occupent de tout !

Où l’on reparle de foot en assistant à la poursuite de la descente aux enfers : un Domenech qui réclame de l’argent, un Ben Arfa qui refuse aussi de s’entraîner mais cette fois pour faire pression sur son club, l’OM, en négociation financière avec Newcastle. Le vent mauvais qui souffle sur le foot risque bien d’en assécher les finances. Difficile comme j’ai déjà pu le dire, d’expliquer à nos étudiants les bonnes pratiques par l’exemple.

…à la lumière !

Toujours côté sports, merci à la natation et à l’athlétisme, aux vrais sportifs en quelque sorte. Ceux-là nous redonnent quelque espoir. Où comment les sports individuels donnent des leçons de collectif !

L’Allemagne, bonne élève de l’Europe, reste un fondamental. Ses bons résultats économiques, une croissance deux fois supérieure à celle de la France et des entreprises performantes à l’export, suscitent le commentaire suivant : quand la France sera-t-elle en mesure d’aider ses PME à changer de dimension ? Et comment rationaliser les aides aux entreprises, véritable maquis à la française ? De vrais relais de croissance à stimuler.

Autre motif de satisfaction économique, la vague du green business ne se dément pas. De plus en plus d’entreprises mettent en place des stratégies innovantes en matière de développement durable. Idem pour le grand emprunt qui porte de beaux projets pour peu que les grands groupes industriels ne phagocytent tous les moyens…

L’emploi également donne quelques signes positifs. L’APEC annonçait mi-août une hausse de 53% des offres d’emploi sur un an. Si les jeunes diplômés sont courtisés, les autres catégories continuent à souffrir.

Grande joie pour la recherche française en mathématiques. Deux compatriotes, Cédric Villani et Ngô Bao Châu, ont reçu fin août l’équivalent du prix Nobel de mathématiques, la fameuse médaille Fields qui récompense des chercheurs de moins de quarante ans. Point de doute sur l’excellence de notre pays en la matière mais quid de la place donnée aux mathématiques, outil d’abstraction, de culture générale et d’aide à la décision ? En tout cas ce fut un motif de fierté au moment où le classement de Shanghai reléguait un peu plus loin bon nombre de nos universités.

Sur ce regard dans le rétroviseur, mi-optimiste, mi-pessimiste, je vous souhaite une excellente rentrée 2010 !

2010, l’année des méduses ?

Publie par jffiorina le juillet 20th, 2010 dans la categorie Non classé  •  3 Commentaires

Je me rappelle du titre de ce film de 1984 dans lequel le grand public découvrit Bernard Giraudeau, cet artiste libre et attachant. Un titre qui décrit bien l’ambiance de l’année que nous venons de traverser, chaque jour apportant son lot de mauvaises nouvelles, d’incidents, de controverses incessantes ou stériles… Comment expliquer cette série noire ? Ne sommes-nous pas en train de vivre la fin d’un cycle ? La fin d’une forme de civilisation ? Je le crois sincèrement.

Le monde a changé mais le logiciel de nos élites est resté bloqué.
Plus de mise à jour disponible ! Conséquence : la communication et le dialogue avec les citoyens, les salariés ne fonctionnent plus ou mal. La peur et la méfiance s’installent. Masquer la réalité à une société aussi développée que la nôtre n’a pas de sens. Quand un Premier ministre parle de rigueur budgétaire au Japon, il n’ose le répéter aux Français que sous la pression médiatique. N’aurait-il rien appris de la fulgurance et de l’instantanéité du monde numérique dans lequel nous vivons ? C’est inquiétant. Jeter le trouble sémantique sur les mots (maux ?) qui fâchent n’a jamais constitué une forme de gouvernement vertueux. La rigueur, c’est la rigueur, un point c’est tout. Pourquoi ne pas poser, dès lors, les bonnes questions : saurons-nous l’accepter pour mieux reconstruire ? La rentrée nous le dira…

Que faire pendant cette pause estivale ? Pendant les vacances pour les plus chanceux ? Faut-il faire un break complet, restez « unplugged », hors du flux médiatique et professionnel quelques semaines ou poursuivre sur le même rythme effréné ? Pour ma part, l’objectif étant de garder punch et optimiste, et surtout de conserver cette même joie de diriger tous les jours cette grande école de management, je m’oriente vers une prise de distance salutaire.

Bonne vacances à tous et rendez-vous en septembre !

Ajoutons un « A » aux B-R-I-C !

Publie par jffiorina le juillet 12th, 2010 dans la categorie Non classé  •  Pas de commentaires

A comme Afrique, une lettre qui n’a pas sa place dans le sigle qui désigne les nouvelles grandes puissances émergentes : Brésil - Russie - Inde - Chine. Dommage. Je crois à ce continent dont le potentiel économique équivaut à celui de l’Inde avec son corollaire, un cruel manque de cadres et de managers de haut niveau.

L’une des réponses au problème consiste à créer des « hubs* » spécifiques pour l’enseignement supérieur. Celui de Casablanca (Maroc), nous l’avons lancé avec l’ESCA - école de management installée sur place depuis 18 ans.

Qu’est-ce qu’un hub ?

C’est une structure internationale dont l’objectif est de générer de la valeur ajoutée d’enseignement supérieur et de matière grise. Comment ? En attirant les talents de toute l’Afrique (et d’Europe !) sur une plateforme de formation de haut niveau (master). Mission : répondre à la demande des entreprises françaises et internationales qui n’expatrient plus leurs cadres, et à celle des entreprises africaines en manque de managers. Casablanca, déjà connue pour ses spécialités internationales (pharmacie, droit), rejoint ainsi la liste des hubs mondiaux : Singapour, Dubaï, le Qatar, Londres, Clug-Napoca (Roumanie). Casa joue ainsi le rôle de porte d’entrée sur le continent. C’est d’ailleurs un des hubs aéroportuaires les plus fréquentés d’Afrique. La RAM (Royal Air Maroc) est la seconde compagnie aérienne africaine après South African Airways.

Spécificités africaines
Les structures d’enseignement supérieur en Afrique sont à réformer. Initialement destinées à la formation des hauts fonctionnaires, le délitement des Etats n’offre plus les débouchés attendus. Le secteur privé ne peut compter que sur un nombre limité d’écoles pour appliquer de nouveaux modèles économiques. Dans ce domaine, tout reste à faire. Seules les jeunes de l’élite intellectuelle s’en sortent en allant étudier dans les grandes universités américaines. L’élite financière, quant elle, ne donne pas toutes les garanties pour attirer les capitaux ou s’exporte elle aussi. Le Campus euro-africain de management (CEAM) se positionne pour apporter à l’Afrique les talents qui lui manquent, l’aider à développer ses propres outils financiers et des systèmes de garantie pour les entreprises locales qui exportent.

Partenariats et nouveaux modèles
Développer l’Afrique avec d’anciennes recettes de management n’a pas de sens. L’idée que nous portons avec les écoles partenaires du CEAM offre de nouvelles perspectives, durables et en réseau. Apporter une offre globale, c’est possible en mariant les compétences de chacun : design (Strate College designers), production, logistique (IPER, Institut portuaire de l’EM Normandie), management (ESCA et EM Grenoble), formation à distance (CrossKnowledge), décisionnel et business analytics (SAS), systèmes d’informations (EMSI Grenoble). Le hub est donc l’endroit idéal pour imaginer et mettre en œuvre de nouveaux modèles. A l’ère du numérique et des communications instantanées, nous n’économiserons pas une profonde réflexion sur les lieux de la relation décision-conception-production-expédition. Délocaliser apparaît, dans certains cas, comme une décision éco responsable !

Des questions se posent également pour une grande école de management comme Grenoble. Sera-t-elle mise en concurrence ? Non. Nos étudiants bénéficieront d’enrichissements mutuels, de contacts privilégiés via le hub, de liens qu’ils tisseront avec les 450 étudiants de l’ESCA et les entreprises partenaires de ces programmes.

Expérimenter, c’est créer de nouveaux chemins. En matière de développement international de l’enseignement supérieur, plusieurs modèles cohabitent. De l’école globale rayonnant dans le monde, au modèle purement virtuel, en passant par le hub ou modèle adapté et délocalisé du CEAM, il n’y a pas de modèle définitif en la matière. L’essentiel est de mettre en place de bons partenariats pour répondre aux importantes demandes de l’Afrique et des entreprises françaises qui se développent sur ce continent.

*hub : mot anglais désignant une plateforme de correspondance et de services pour les avions d’une compagnie aérienne. Ce mot peut également être compris comme « plaque tournante ». Source : Wikipédia.
** L’équivalent de la COFACE n’existe pas en Afrique.

Ouf ! La bêtise est vertueuse…

Publie par jffiorina le juillet 1st, 2010 dans la categorie Non classé, diversité Tags: ,  •  Pas de commentaires

Jusqu’où iront-ils ? Que nous portions le regard en direction des Bleus ou vers le plus méridional des Etats de l’Union européenne, un océan de bêtise nous submerge.

L’équipe de France de foot déballe petitement ses aigreurs, d’une manière toute aussi pitoyable qu’elle avait commencée et après avoir été la risée médiatique de la planète ! Si la FIFA a sanctionné le Togo lors de la coupe d’Afrique en janvier dernier, je me demande ce qu’attend l’instance mondiale du foot pour statuer sur le cas français… Tout le monde ne jouerait pas dans la même cour ?

Tout a été dit ou presque : zéro professionnalisme, zéro gouvernance, zéro maîtrise d’une communication mondialisée et instantanée, surdité aux avertissements répétés, égos sur dimensionnés, méthodes d’entraînement inexistantes, non respect des règles élémentaires de fair-play… Je n’ajouterais rien.

Côté grec, la tragédie continue. Les mesures de saine gestion budgétaire et financière butent forcément sur un parlement rétif. Le retour à la dure réalité rappelle douloureusement aux Etats des décennies de mensonges voire de corruption systémique chez certains. Cette accumulation de messages fait le bonheur des marchés financiers devenus tous puissants et… inquiets.
Alors que l’Europe se divise sur la stratégie à adopter et que la belle unanimité du G20 de Washington se lézarde, le « chacun pour soi » redeviendrait-il le modèle dominant sous le vernis fragile des grandes déclarations de principe ?

Ces deux exemples ont une vertu, celle de nous rappeler opportunément qu’il existe des limites à ne pas franchir dans la bêtise. En ce sens, ces événements, quand nous les regarderons dans 50 ans, nous apparaîtront comme des éléments de rédemption ! Merci les Bleus, merci la Grèce. Je peux enfin raconter à mes enfants qu’il existe aussi des histoires morales, qu’un retour au bon sens est possible…

Avec le début du tour de France, je reste positif !

Essentielle communication

Publie par jffiorina le juin 27th, 2010 dans la categorie Enseignement supérieur, Grandes Ecoles Tags:  •  Pas de commentaires

Au risque d’agacer, notre école a toujours privilégié le fait de communiquer. Nous souhaitons faire savoir ce qui constitue notre ADN. Comment fonctionne cette communication ? Comment évolue-t-elle au fil du temps ? Pourquoi est-elle essentielle ? Quelques éléments de réflexion.

Une histoire déjà riche. Nos campagnes de communication ont toujours affirmé notre identité et notre caractère. Du héros décalé « Tonton Marcel » et son fameux adage « Si tu veux réussir, il vaut mieux épouser la fille du patron ! », à l’actuelle campagne interactive et futuriste Time to anticipate, notre objectif est bien de marquer la différence qui nous caractérise, en prenant des risques.

Comme une entreprise internationale. Nos services, nos missions, nos objectifs doivent être compris par tous et bien au-delà de nos frontières. Cette problématique, les grandes entreprises la rencontrent également. Notre maison n’est pas « mono produit », elle se construit sur la base de nombreux programmes d’enseignement, de partenariats et de rencontres. La communication institutionnelle n’a de sens que si elle fédère et met en cohérence ce projet et notre identité. Cette dernière est emprunte d’innovation et de technologie.

Parler à tous et à chacun.
Le management comme les managers ne sont plus formatés. Les modèles évoluent avec les mutations sociales, économiques ou technologiques que traversent nos sociétés et nos entreprises (génération Y/entreprise Y). Nous n’avons pas de réponse type. Nos diplômés seront de plus en plus divers et chacun d’eux construit sa propre histoire et sa vision du monde. Ils accèdent à des outils, des services, des méthodes, des contacts, une pédagogie très personnalisée. Notre communication véhicule aussi cette réalité.

Et les réseaux sociaux ? Ils offrent une autre manière d’entrer en relation, quelquefois plus libre, mais toujours ciblée : étudiants, professionnels, experts, leaders d’opinion, collègues, etc. Ces compléments sont devenus essentiels. Un site internet institutionnel conserve, bien sûr, toute sa légitimité et sa vocation, celle de présenter officiellement l’école. Il permet à l’étudiant de prendre une décision, de choisir tel ou tel établissement. Le réseau social, lui, permet de confirmer ce choix en questionnant la diversité de ses membres grâce à ses dimensions interactive et ludique.
Aujourd’hui, les supports de communication et d’information se répondent de manière quasi instantanée, en toute liberté. Pour les équipes de l’école, anticiper et rester connecté, nécessite une mobilisation et une réactivité permanentes.

Power point n’est pas qu’un plat de spaghettis…

Publie par jffiorina le juin 21st, 2010 dans la categorie Non classé  •  Pas de commentaires

J’ai été frappé par un article du Figaro.fr d’il y a quelques semaines rapportant l’information suivante : le général en chef des forces US en Afghanistan s’est ému d’une présentation Power point de l’un de ses adjoints décrivant la situation du pays sous la forme d’un bol de spaghettis incompréhensible… Les généraux de l’armée US semblent pris d’une véritable powermania à tel point que certains d’entre eux passeraient 95% de leur temps à travailler sur ce logiciel en oubliant ainsi leur vocation première ! Le groupe TOTAL, pris dans la même spirale, a même réglementé l’usage du logiciel.

Cette information me donne l’occasion de revenir sur cet outil performant qui rend meilleurs les bons professeurs et aggrave le cas des incompétents ! Le bol de spaghettis présenté au général McChrystal  a eu l’avantage de décrire une situation inextricable qui ne doit cependant pas discréditer ce soft. Au contraire, il faut apprendre à les maîtriser en tant qu’appui à la pédagogie et au management.

Scénariser son discours. Bâtir un cours aujourd’hui passe par une mise en scène des contenus. Power point est au service de la démarche pédagogique et non l’inverse, d’où la nécessité de bien structurer contenus, textes, schémas, photos et de bien calculer le timing de la session… Objectif : scénariser son discours pour capter l’attention et faciliter la compréhension. Cette nécessité ne concerne pas uniquement les professeurs, nos étudiants suivent également dans leur cursus à l’ESC Grenoble un cours obligatoire de 1ère année en « gestion de l’information et de la communication ». On parle aussi de design informatique qui intègre les notions de structure, de couleurs et de rythme des contenus.

Se libérer de l’outil. Le revers de la médaille, c’est bien la dépendance. Qui n’a pas eu l’angoisse de faire cours ou de présenter un travail sans son Power point favori ? Et bien l’idéal est de s’entraîner à s’en passer ! Apprendre à présenter sans support et à travailler le bon timing apporteront de réels bénéfices à vos présentations.

Il existe bien un championnat de France du logiciel Excel, pourquoi ne pas lancer l’équivalent pour Power point et les nouveaux logiciels de design de l’information ? Une manière d’améliorer nos méthodes pédagogiques et de libérer les généraux de l’armée US d’une dépendance surprenante !

En attendant le printemps !

Publie par jffiorina le juin 17th, 2010 dans la categorie Conjoncture économique, Management, géopolitique Tags: , ,  •  Pas de commentaires

Pas facile de faire « léger » dans le contexte actuel. Petit tour d’horizon cependant.

Du procès Kerviel. Je suis surpris que Daniel Bouton ex-P-DG de la SOCGEN ne soit pas venu témoigner. J’y vois une attitude de technocrate arrogant et dépassé par des technologies et des procédures qu’il n’a pas su maîtriser. Les sommes en jeu sont tellement astronomiques qu’il paraît impensable que les hiérarques de la banque n’aient pas été  informés.

De l’équipe de France de foot. Pas très exaltant, pour l’instant, sur le plan sportif. Des équipes en défense plutôt qu’en attaque. Chez les Bleus, la guerre est déclarée mais pas sur le terrain. La querelle bat son plein entre l’équipe et son propre ministre de tutelle, Rama Yade, en représailles de ses propos critiques sur le standing de l’hôtel des joueurs.  On joue à qui sera le plus c… ! Pathétique. Heureusement que les vuvuzelas mettent de l’ambiance !

De l’Europe. France/Allemagne, « Je t’aime moi non plus ». Les deux piliers historiques de l’Europe se déchirent sur la vision à long terme de l’Union malgré l’affichage d’un front commun devant les médias. Ce qui fait le bonheur des autres puissances.  Les mesures de saine gestion sont à prendre d’urgence. Dans cinq ans, ce sera encore plus dur. Tout le monde sait qu’il faudra travailler plus pour combler les déficits et payer les retraites.

Belgique. La  descente aux enfers se poursuit. D’un laboratoire de la diversité, le pays est devenu l’exemple d’un « vivre ensemble » de plus en plus difficile.

Espérons que ce soir l’équipe de France nous donnera un peu de quoi se réjouir !

La planète tourne foot

Publie par jffiorina le juin 10th, 2010 dans la categorie géopolitique Tags: , ,  •  Pas de commentaires

La coupe du monde de football en Afrique (…du sud) donne une nouvelle dimension à cet événement planétaire. Même si le choix du pays n’est peut-être qu’un « non-choix », il réintroduit sur l’échiquier international ce continent oublié. L’équipe de France et son staff ont donc une pression supplémentaire pour faire bonne figure et corriger une image écornée. Espérons que la fête soit réussie !

Seul candidat.
Vraisemblablement le seul pays parmi les 53 états africains capable d’accueillir une compétition de cette envergure, l’Afrique du Sud n’en n’est cependant pas à son coup d’essai. La coupe du monde du ballon ovale s’est tenue en 1995 sous ses auspices. Son équipe a d’ailleurs remporté le trophée Web Ellis à cette occasion. Réussira-t-elle le même exploit pour le ballon rond ? La probabilité est faible car le foot n’est pas leur sport national.

Pays industriel, la pointe sud du continent a les moyens humains, techniques et logistiques pour garantir le bon fonctionnement de la compétition. Un risque qu’elle peut assumer au regard d’une pression médiatique et populaire sans égal. L’Afrique est un gisement de talents mais elle a du mal à passer le cap par son manque de structures. Le pays de Nelson Mandela va offrir (enfin !) au continent africain une place au soleil des grandes messes sportives internationales*.

Le bât blesse côté sécurité. Les équipes joueront-elles en totale sérénité ? C’est encore difficile à dire. Les résultats de l’équipe hôte seront un bon baromètre des tensions qui pourraient surgir.

Côté France.
Comme il y a peu de chances que de grosses équipes aillent au tapis dès le premier tour, j’espère que nous suivrons les Français quelques semaines… En tant que supporter de l’équipe de France, je suis affligé car la frontière qui sépare un bon et un mauvais match est devenue si ténue… L’équipe aura-t-elle un moral de conquérant ? J’en doute ! Il faut dire que rien ne vient lui apporter de quoi se construire. L’image du foot n’est pas bonne : violences récurrentes, toute puissance de l’argent, scabreuses aventures de certains joueurs. Pas facile de s’identifier à cette équipe.

Le comportement du sélectionneur, Raymond Domenech laisse aussi à désirer. Aucun employeur ne pourrait supporter ses frasques ! Annonce de son mariage en direct alors que l’équipe de France est en déroute lors de l’Euro 2008, annonce de 30 sélectionnés pour cette coupe du monde, chiffre en contradiction avec les attentes de la Fédération, négociation personnelle de ses contrats. Sidérant !

La fédération, elle-même, accumule les bourdes : maintien de Domenech malgré une évaluation insuffisante et un Euro 2008 catastrophique, erreurs de communication manifestes comme sur l’annonce de la prime de 300.000 € par joueur s’ils gagnent la coupe, annonce du successeur du sélectionneur actuel (Laurent Blanc).

Au passage, une info qui a détruit le club ! C’est insupportable. Comment ces joueurs et le staff peuvent être compris et aimés ? On apprend tous les jours à nos étudiants à devenir de bons managers, la Fédération  française de foot, c’est l’inverse !

Dernier épisode de la saga : le coup de gueule - certes très opportuniste - mais juste de la secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, sur le choix de la résidence de luxe en Afrique du sud de l’équipe de France. Comment un éducateur bénévole reçoit-il une telle information ? Mal vraisemblablement !

Du rêve.
Comme tout le monde leur tombe dessus, je tempèrerais mon jugement car l’équipe de 1998 était également fortement critiquée avant de réaliser un exploit. Il suffirait d’une bonne entame pour que la magie reprenne le dessus et que l’équipe aille loin dans la compétition. Il faudrait simplement que les joueurs décident de se surpasser pour le maillot de l’équipe nationale comme ils le font dans leurs clubs respectifs. J’ai été marqué par cette phrase de Didier Deschamps : « Avant d’être reconnu et de devenir un bon joueur, je gagnais 1000 franc par mois dans le centre de formation de mon club. » A méditer.

Espérons que cette Coupe du monde nous réserve quelques grands moments de jeu, d’émotion, de passion et de surprise. La seule présence de Nelson Mandela lors du premier match sera une image forte. Imaginons déjà la prochaine édition de la Coupe en Afrique. Au Maroc ? Ce serait magnifique.

*On notera que l’Angola a organisé la coupe d’Afrique au mois de janvier dernier.

Flash Actu : les oraux du concours de l’ESC Grenoble

Publie par jffiorina le juin 4th, 2010 dans la categorie Non classé  •  1 Commentaire

Des candidats m’ont demandé comment se déroulait l’oral d’admission dans notre école. Pour le découvrir, vous pouvez relire en détail le post de l’année dernière sur cette question : « L’oral de notre concours se prépare mais ne s’apprend pas ! » . En résumé, restez naturels, donnez-nous envie de travailler avec vous, ne formatez pas votre discours !

Pour en savoir plus, j’ai également réalisé une petite vidéo pour vous donner quelques conseils…

Bonne chance !

 

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