Le blog de Jean-François Fiorina

Comment j’aborde l’été ?

La pause estivale approche. Une rupture salutaire propice à la réflexion et à la préparation de la rentrée mais également au repos, à la lecture et à l’émerveillement. Cette année 2009 a été jalonnée de crises et de difficultés. La précédente aussi, j’ai été surpris par l’ampleur du séisme et je ne m’attendais pas à cela, ceux qui prédisaient le contraire, sont des menteurs ou des surdoués ! La rentrée s’annonce également délicate sur le plan économique et social avec une incertitude supplémentaire de taille, la probable pandémie de grippe H1N1.

Retour sur ce qui m’a marqué ces derniers mois avant de préparer le break de l’été.

Le millésime 2009 a eu son lot de bouleversements comme ces symboles disparus…Farah Fawcett pour commencer, la célèbre « Drôles de dames » nous a quittés en réveillant pas mal de souvenirs de jeunesse !! Beaucoup plus sérieusement, ce sont les disparitions des empires Lehmann Brothers ou General Motors qui m’ont surpris… Ces entreprises « modèles », fleurons de l’industrie et de la finance mondiales qui faisaient l’objet d’études de cas quand j’étais étudiant. Aujourd’hui, pour la première, je me demande si son effondrement n’est pas du au pourrissement du système ou à l’incurie de quelques uns. Pour la seconde, le mastodonte a été incapable de s’adapter aux mutations du marché, étranglé par des charges sociales d’entreprise – équivalentes à 2 K€ par véhicule vendu ! – qui faisaient la grandeur de son modèle, unique aux Etats-Unis. Assister à la disparition de ces symboles en quelques instants, c’est terrifiant…

Un monde radicalisé ?
La crise économique risque d’engendrer une crise morale et de confiance beaucoup plus profonde. En témoigne, la radicalisation des conflits sociaux dans notre pays. On peut comprendre ce désespoir. Quel avenir possible après 20 ou 30 ans passés dans la même société, au cœur d’une zone déjà défavorisée ? Et comment accepter que, pour les grands managers, tous leurs risques soient couverts à des niveaux indécents (prime d’accueil, bonus, retraite chapeau…). Le plus dangereux, c’est la crise morale qui découle de ces tensions et le constat que l’ascenseur social reste désespérément bloqué. Les recettes et les réflexes d’antan ne fonctionnent plus dans un système qui s’emballe.

L’été, parenthèse salutaire.
Il y a 10 ou 15 ans, les technologies ne permettaient pas de rester connecté au monde en permanence. Aujourd’hui, c’est possible, et c’est également pour cette raison que je ne consulterai pas mes mails pendant les vacances ! Je n’en profiterai pas, non plus, pour écrire mes mémoires ! Le temps des vacances, c’est celui de la coupure, de la détente et de la rencontre. Un temps privilégié pour flâner, se promener, s’émerveiller loin des contraintes et des agendas surchargés. Je vais consacrer du temps à la lecture de romans policiers que j’adore. L’occasion de faire aussi un break intellectuel. Au menu, L’infiltré de Ludlum, Opération OB center de Clancy ou le dernier Grisham. J’aime aussi les policiers historiques de Nicolas Le Floch ou les Harlan Coben.

Bon été à tous ! Rendez-vous en septembre.

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