Le blog de Jean-François Fiorina

Quand le nuage survole même les écoles…

J’évoquais, il y a peu, mon métier de directeur d’école. Le nuage volcanique islandais me donne l’occasion d’y revenir et de vous expliquer les conséquences de cet événement climatique sur une école de dimension internationale en relation permanente avec 30 pays.

Touché comme les autres.

Déjà échaudés par la grippe aviaire, nous avons pris des mesures pour informer de la situation nos collaborateurs, étudiants et invités. L’état des lieux révèle les chiffres suivants : dix employés de Grenoble Ecole de Management sont actuellement bloqués en divers points du monde. Leurs frais de séjour ont été pris en charge par l’école. Pas de problèmes particuliers pour nos 250 étudiants en échange, mais des incertitudes persistent pour les mille étudiants étrangers inscrits dans nos programmes à l’étranger.Les difficultés se situent actuellement dans l’acheminement des copies des concours Passerelle (renvoyées aux écoles pour correction). Nous savons exactement où elles se trouvent mais l’organisation des transporteurs aériens avec leurs hubs aux quatre coins de l’Europe nous donne des sueurs froides. Chacun a ses logiques mais elles sont peu compatibles entre elles. Pour certains, la ligne directe entre Lyon et Pau passe par Cologne ou Bruxelles…

Cellule de crise.
Faire face à l’imprévu nécessite une organisation et une vraie préparation. La cellule de crise de l’Ecole compte 10 personnes mobilisables à tout moment, dans toutes les spécialités de l’école. Sur l’intranet, un espace « situation d’urgence » donne toutes les consignes de sécurité aux étudiants. Nous leur envoyons des alertes par SMS et emails, même si certains portables étudiants expliquent qu’il faut rappeler dans six mois, à leur retour d’année de césure ! Les plus inquiets sont souvent les parents. D’autres soucis sans lien avec le nuage de poussière nous occupent aussi. Nous avons donné la possibilité à nos étudiants actuellement présents sur un campus sud américain d’être rapatriés, à la suite d’une fusillade entre la police et les narcotrafiquants.

Fragile équilibre.
Si cette situation à « l’islandaise » avait dû perdurer, nous serions passés de difficultés logistiques à de véritables difficultés financières. Le pire a été évité, du fait des vacances et des périodes de révision de concours. Mais la situation reste fragile. Non seulement la population n’est pas prête à accepter la gestion du risque mais qui aurait pu imaginer un tel scénario hollywoodien ? Notre extrême dépendance à la technologie doit nous interroger et faire évoluer notre manière de la manager !

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Commentaire (1)

  1. Brisson

    Vos explications sont très intéressantes.

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