Le blog de Jean-François Fiorina

Stages : encadrer sans bloquer

Il y a un an (déjà), j’expliquai ma vision du « bon stage », une alchimie basée sur l’engagement conjoint du stagiaire, de l’entreprise et de l’école. Aujourd’hui, rien ne semble avoir évolué ! Les mêmes débats agitent les esprits.

Il faut, bien sûr, limiter les risques de travail déguisé et éradiquer les stages « photocopies » puisque par définition, un stage fait partie intégrante d’une démarche PEDAGOGIQUE ! Les négociations en cours sur le projet de décret qui font suite à la loi relative à l’orientation et à la formation tout au long de la vie du 24 novembre 2009 devraient interdire, au 1er septembre, les missions hors cursus pédagogique. Ces mesures vont dans le bon sens même la pomme de discorde porte sur les exceptions à cette règle… On observe, en effet, le développement d’organismes de formation dont la seule fonction consiste à fournir des conventions de stage. C’est, bien sûr, scandaleux mais attention à la création d’un arsenal juridique trop répressif ou d’usines à gaz qui agiront comme autant de facteurs de blocage pour les entreprises.

Je le rappelle, un stage se construit sur trois piliers :

  • une mission claire,
  • un résultat attendu,
  • un double accompagnement école-entreprise.

J’ai le privilège d’avoir vu beaucoup de choses : de très bons stages non rémunérés qui débouchent sur des embauches, des stages surpayés sans intérêt pour l’étudiant, etc. Trop de dogmatisme en la matière serait une erreur. L’essentiel est de valoriser le principe et l’utilité du stage comme l’occasion offerte à l’étudiant de découvrir l’entreprise et d’appliquer de manière concrète ses acquis.

Il y a donc un équilibre à trouver entre employeurs et stagiaires. Objectif : éviter que les premiers ne transforment les stages en soupapes de sécurité anti crise, et que les seconds ne perdent totalement confiance en leurs futurs employeurs.

Je profite de ce post pour vous rappeler la 2ème édition du festival de géopolitique (lien site festival) qui se tiendra à Grenoble Ecole de Management les 28, 29 et 30 mai prochains avec pour thème : « Vive la France quand même ! – Les atouts de la France dans la mondialisation » Parmi les invités : Nathalie Kosciusko-Morizet, Hubert Védrine, Michel Foucher, Frédéric Encel, Julien Damon, Eric de Bonnemaison, Philippe Moreau-Defarges, et bien d’autres.
www.grenoble-em.com/festival

Contacts :
Claire Mourre – claire.mourre@grenoble-em.com
ou Jean-Marc Huissoud – jean-marc.huissoud@grenoble-em.com.

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Commentaire (1)

  1. Celesta Bergen

    What a fantastic article, is there any way I can receive an alert email every time there is a new post?

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