Le blog de Jean-François Fiorina

Livres, une sélection décapante !

Voici une salve d’ouvrages récents plutôt critiques sur la vie en entreprise, le monde du travail ou le management que je propose à votre lecture critique. Commentaires attendus !

  • « Lost in management ». Dans cet ouvrage, le sociologue François Dupuy décrit la vie quotidienne dans une vingtaine d’entreprises d’aujourd’hui, en France et à l’international. Le pouvoir dans l’entreprise tel que décrit par l’auteur apparaît moins comme une autorité verticale que comme une dispersion « au niveau des intermédiaires et des exécutants ». « On ne sait plus toujours très bien qui décide quoi, ni même si ceux qui décident sont aussi ceux qui sont responsables. » Selon lui, « il est essentiel de fournir aux salariés des indications claires sur ce que l’organisation attend d’eux » alors qu’il est « impossible de quantifier tous les paramètres d’une évaluation ». « Lost in management : La vie quotidienne des entreprises au XXIe siècle » par François Dupuy. Editions du Seuil.

  • « Journal ambigu d’un cadre supérieur : notes de bureau ». Cadre supérieur pendant dix ans dans un groupe d’assurances, Etienne Deslaumes, dresse un portait sans concession de sa vie en entreprise. Amplifiés par un rachat, les luttes, les mesquineries, les coups bas et les peurs, s’intensifient entre collègues au cours de cette restructuration. « Je ne sais pas si l’homme est bon, au naturel, mais une chose me paraît certaine, il ne l’est pas et, probablement, il ne peut pas l’être, dans une organisation » écrit-il dans son préambule (sic !). Journal ambigu d’un cadre supérieur : notes de bureau » – Etienne Deslaumes – Editions Monsieur Toussaint Louverture.

  • « 18 bonnes raisons de détester son entreprise ». L’auteur, expert en relations du travail et spécialiste de l’analyse du climat social et des relations sociales dans l’entreprise, décrit les « irritants sociaux » qui conduisent les salariés à râler, à protester, à se démotiver. C’est l’entreprise vue par ses salariés, en opposition à l’entreprise vue par ses dirigeants. Hubert Landier affirme cependant « qu’il suffirait de peu pour que les choses s’arrangent. Le management consiste d’abord à dire bonjour le matin et à remercier celui qui mérite de l’être… ». Il poursuit : « la qualité du management n’est pas d’abord une affaire de théories telles qu’on les apprend dans les écoles de management, mais une question de bon sens, et aussi une question de comportement personnel, venant des managers ». « 18 bonnes raisons de détester son entreprise », par Hubert Landier – François Bourin Éditeur.
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Commentaire (1)

  1. Olivier

    « qu’il suffirait de peu pour que les choses s’arrangent. Le management consiste d’abord à dire bonjour le matin et à remercier celui qui mérite de l’être… ».

    « la qualité du management n’est pas d’abord une affaire de théories telles qu’on les apprend dans les écoles de management, mais une question de bon sens, et aussi une question de comportement personnel, venant des managers ».

    Ce n’est simplement que du savoir-vivre, chose qui doit être assimilé dans le cadre de toute bonne éducation parentale bien avant l’âge de raison…

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