Le blog de Jean-François Fiorina

La géopolitique, clé de lecture du monde

logo_fgg_2013_h300_fd_blancNous ne sommes pas peu fiers d’organiser la cinquième édition du Festival de géopolitique (4/7 avril 2013).  Nous avons atteint notre « vitesse de croisière ». Cet événement jalonne la vie de notre établissement et sa reconnaissance est devenue réalité avec la présence de plus de 100 experts d’envergure. L’objectif est de rendre explicites et concrètes les mutations en cours, à l’échelle monde, pour nos étudiants, nos entreprises et nos sociétés, dans une forme originale et accessible à tous. J’en profite également pour fêter la 100ème de mes « Notes de géopolitique ».

A bientôt, dès jeudi à Grenoble ou sur internet pour suivre le Festival !

Temps fort. C’est une étape importante de l’année.

Le Festival accueille le monde pour 4 jours de débats et d’échanges qui témoignent d’une vraie demande d’explication de la part de nos publics. Une mise en lumière à dimension multiple : de l’individu dans son pays, de l’individu dans son entreprise et des entreprises entre elles dans un monde ouvert, sans barrière.

Ce thème est à la fois pertinent puisque porteur de nouvelles opportunités et de débouchés mais il constitue également un facteur de doute et de peur. Il doit être abordé sans angélisme ni catastrophisme. C’est à cela que nos écoles forment nos étudiants. Nous devons le travailler, le comprendre et apprendre à en tirer parti.

Nous sommes ravis de voir que cette notion complexe est maintenant traitée dans les médias grand public comme un élément d’explication central des mutations du monde. Mais également comme une arme que chacun doit comprendre pour prendre sa place. La France n’est pas une île. Elle doit s’adapter à ce nouvel environnement mondial sans penser qu’une marche arrière est possible.

Car la mondialisation est un fait. Un basculement dans tous les domaines. Et selon mon expression favorite, elle nous demande de « changer de logiciel ». Les émergents ne sont plus, par exemple, de simples débouchés pour nos Airbus, TGV, centrales… Ils ne se considèrent plus comme des consommateurs fascinés par une technologie ou un modèle politique livré « clé en main ». Ils souhaitent participer à la marche du monde, prendre des responsabilités, être regardés comme des égaux.

L’autre face. Pas d’angélisme.

Cette mutation apporte bien sûr son lot de dérives et d’abus. Les dangers sont multiples, inattendus, asymétriques… On connaît « bien » la corruption, les risques politiques, la contrefaçon, la crise économique… D’autres dangers extrêmement préoccupants s’invitent à la table de la mondialisation. La cybercriminalité constitue la menace la plus dangereuse pour nos entreprises. Sans tabou, nous devons expliquer à nos étudiants ce risque permanent et invisible. Une carte établie par Deutsche Telekom montre qu’en février 2013 sont parties de Russie plus de 2 millions de cyber attaques et plus de 900.000 de Chine (Taïwan) !

Au plus près de nos TPE/PME, la gendarmerie nationale propose, d’ailleurs, systématiquement l’aide de leurs spécialistes en informatique. Le danger de piratage, de pillage ou de nuisance gratuite existe bel et bien. Nos publics, étudiants, cadres, entreprises de tout type doivent comprendre ces phénomènes, les intégrer dans leur stratégie en gardant un esprit d’ouverture et de conquête. C’est l’objet de cette géopolitique opérationnelle que nous proposons lors de ce festival et au cours de l’année dans nos cours et recherches.

Cette mondialisation va s’accélérer dans tous les domaines (transport, informatique…). Le plus important est donc de se former, d’exercer sa vigilance et d’apprendre à faire face à l’inconnu… La plus grande des fractures qui va s’opérer dans les années marquera la frontière entre les connectés et les non connectés.

 

 

 

 

 

 

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