Le blog de Jean-François Fiorina

Expérimenter la 3D

Qui n’a pas entendu ou lu quelque information à propos de l’impression 3 D ? Je crois que nous tenons, ici, un outil révolutionnaire qui cadre parfaitement avec le développement de l’école du futur. En route pour une application concrète avec ce cours de gestion de produits de demain.

Etape 1. La préparation

Le cours démarre, en présentiel ou non, par des lectures, des vidéos, des échanges. Objectif : nourrir la réflexion et l’apprentissage des étudiants sur des fondamentaux du marketing, de la gestion de produits et de projets.

Toutes les questions que se posent les étudiants devront trouver réponse ou matière à poursuivre leurs rercherches. Une première évaluation de leurs connaissances par QCM conclut cette étape théorique.

Etape 2. La salle de classe et d’expérimentation

La mission : imaginer un nouveau produit et ses usages… un drone pour des missions civiles, un bâtiment de nouvelle génération ou un objet publicitaire…

Les étudiants travaillent en sous-groupes, chacun sur leur ordinateur dans un espace virtuel partagé. La progression s’opère par paliers avec des phases de synthèse et de restitution pilotées par l’enseignant. Les points durs donnent lieu à une mise en commun autour d’échanges sur tableaux interactifs.

Le besoin défini, le groupe passe à l’étude de marché et à la faisabilité. Avec toujours ces allers-retours entre phases de recherche et phases de discussion. Le cahier des charges fonctionnel est, ensuite, lancé au cours d’une session intensive. Avec l’aide d’un chargé de TD, différentes hypothèses de conception du produit via l’imprimante sont testées théoriquement. Et… feu ! On appuie sur le bouton pour lancer l’impression 3 D du prototype ou d’une sous-partie importante.

Le projet a été mené de A à Z, toujours sur le mode coopératif mais avec un suivi permanent du professeur et une concrétisation immédiate : avoir en main un prototype[1] !

Mes conclusions

Le rôle de la pédagogie et de l’enseignant est essentiel dans la conception et la progression de ce « module 3D ». C’est lui le chef d’orchestre, le référent, l’animateur, le pilote qui stimule, enrichit et recadre.

Cette démarche est également transversale. L’équipe peut s’adjoindre, en « phase conception », la compétence de designers et, en « phase production », celle de développeurs informatiques. C’est le grand challenge de ce type de pédagogie du concret où les notions théoriques et pratiques peuvent se vivre simultanément, où les visions des différentes parties prenantes au projet  peuvent apporter une vraie valeur ajoutée.

Autre avantage, la densité de cette formation intensive se prête bien à ce type de pédagogie « à balles réelles ». De multiples sessions auraient vraisemblablement ralenti ou dilué le processus. Le professeur est, ici, remis au centre du dispositif et l’étudiant reste sous tension intellectuelle et créative pour relever le challenge.

Cette démarche n’est cependant pas dogmatique, elle s’intègre dans une maquette globale d’enseignements de tous types et ne s’adapte qu’à un certain nombre de matières.

 


[1] Selon Rémi Sussan, journaliste spécialisé nouvelles technologies (cf Internet Actu du 12/06/2013),  l’imprimante 3 D va sûrement révolutionner le mode d’industrialisation des produits tout en ayant un champ d’application d’abord ciblé sur « la création d’artefacts de grande valeur, comme des prothèses ou de la bijouterie // C’est dans les domaines comme la médecine ou l’aérospatiale que s’annoncent les profits les plus juteux ». (en terme de vente d’imprimantes 3 D haut de gamme).

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Commentaire (1)

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