Le blog de Jean-François Fiorina

5 arguments d’intégration du sport dans une grande école

Romain Bardet

Romain Bardet

A l’heure où le Tour de France anime la scène sportive mondiale avec, dans le peloton, l’un de nos étudiants, Romain Bardet (AG2R La Mondiale), j’ai souhaité aborder la question du sport de haut niveau dans l’enseignement supérieur. Tout comme l’art, il apporte une dimension supplémentaire à l’individu et à l’école qui l’accueille.

Ces sportifs, intégrés dans une filière spécialisée en pleine expansion, enrichissent, par leur présence, la diversité des profils et la transversalité des approches pédagogiques.

Cette semaine, je vous propose 5 arguments d’intégration du sport dans une grande l’école ! Et semaine la prochaine, nous laisserons place aux témoignages de nos sportifs de haut niveau.

1/ Le sport comme facteur d’intégration étudiante. Débuter une pratique à l’école ou la poursuivre, c’est une manière efficace de s’intégrer socialement, de créer des liens forts. C’est également s’offrir une hygiène de vie.

2/ Le sport comme révélateur et développeur de talents. Etre sportif de haut niveau ne contredit pas, bien sûr, un haut niveau d’intégration dans l’entreprise, en management, en RH, en commercial…  Nous devons permettre à ces sportifs de poursuivre leur pratique et les faire accéder à l’excellence académique via le diplôme (en l’occurrence un Master). C’est en quelque sorte une double compétence, un double challenge pour eux et pour nous.

3/ Le sport comme élément de pédagogie. Le sportif de haut niveau sait tenir son programme d’entrainement, vivre l’esprit d’équipe. Il connaît la gestion de conflits… des expériences et des soft skills précieux à partager avec les autres étudiants et à intégrer dans notre pédagogie.

4/ Le sport comme débouché professionnel. Je ne me soucie pas trop de leur intégration sur le marché du travail. Ce sont de vrais atouts pour les entreprises parce qu’ils cultivent le goût de la performance, du résultat et du leadership. Nous suivrons de près leurs évolutions. Et j’espère installer un observatoire qui s’intéressera à leur suivi et aux métiers qu’ils exercent.

5/ Un parcours taillé sur mesure. L’objectif est de permettre à cette trentaine d’athlètes (à GEM) de vivre leur « double vie » sans les mettre en défaut ni dans leur carrière de sportif en club, ni dans celle d’étudiant en management. Le e-learning facilite beaucoup les choses. Pour les « super pros », seul le sur mesure peut leur donner une chance de mener à bien les deux activités.

J’ai été touché par leur humilité, leur capacité d’organisation et leur motivation. Pas facile pour un skieur, après une compétition, de se remettre à travailler, seul, dans sa chambre. Ces jeunes ont foi dans l’avenir. On les aime bien !

La semaine prochaine, c’est donc à une rencontre rafraîchissante avec nos sportifs de haut niveau que je vous convie. Vous aurez leurs réactions, leurs réponses à mes questions. Ne manquez pas ce rendez-vous !

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Commentaires (5)

  1. G_Francois

    La prochaine étape, sera alors la dérive à l’anglo-saxonne. Je reste toujours dubitatif vis à vis des Universités Américaines et de leurs équipes sportives. Certes, vous nous présentez ici des arguments séduisants et politiquement corrects pour l’intégration de ces sportifs de haut niveau dans vos programme, mais en définitive ces éléments auront vite fait de glisser vers des préoccupations bien moins nobles. Il ne s’agit que d’une logique de communication dans le cadre d’une logique concurrentielle entre les différentes écoles. Vous commencez d’ailleurs par citer le nom d’un de vos étudiants qui actuellement participe au tour de France. Grand bien lui fasse, mais en définitive cela relève de sa vie privée et de ses choix.

    J’ai moi même fait du sport, en compétition et à un niveau international et ait poursuivi mes études avec un certain niveau d’excellence académique (pour reprendre vos propos) et ma position est que le fait de lui permettre de vivre sa passion est une bonne chose, mais cela ne relève nullement de la moindre nécessité que d’intégrer le sport comme une variable de fonctionnement d’une école. Par ailleurs, j’ai fait une petite expérience en remplaçant sport par jouer aux échecs, par collectionner les étiquettes à camenbert et jouer à la pétanque et vos 5 éléments en faveur du sport fonctionnent aussi…

  2. Val

    Quid des infrastructures sportives à GEM ? Que ce soit pour les semi-pros ou pros ou bien les étudiants « classiques » …

  3. Pingback: 5 arguments d’intégration du sport...

  4. Jean-François Fiorina (Auteur de l'article)

    Si c’est votre avis…

  5. Jean-François Fiorina (Auteur de l'article)

    Bonjour, excellente question. Deux réponses :
    1/ Dans le cadre du projet d’aménagement du nouveau quartier GIANT dont nous sommes l’un des fondateurs, des équipements sportifs mutualisés sont prévus. Le chantier est en cours.
    2/ A nous de développer également des partenariats avec des clubs sportifs de l’agglomération.

    Cordialement.

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