Le blog de Jean-François Fiorina

Livre blanc, fin du tableau noir ? (1)

ecole_du_futur_EM_GrenobleAprès notre premier Livre blanc (Former les dirigeants de 2030), paru lors des élections présidentielles de 2012, voici Portraits de l’école du futurle 2ème opus de la série que j’espère très longue. Cette semaine, je livre nos trois conclusions essentielles de cette vision à 360°. La semaine prochaine, nous explorerons les mutations qu’elle entraîne dans nos établissements et sur le plan pédagogique. Définir sa mission. Première grande conclusion, l’école du futur impose, pour chaque établissement, de définir sa vision stratégique, sa mission, centrée sur la question « A quoi sert-il ? ».

La multitude des possibles qu’offre ces nouvelles manières de s’informer, de communiquer, de se former ou d’enseigner, ne facilite pas la lisibilité des discours et les rend même quelquefois contradictoires ! Il est d’autant plus important de se situer dans cet écosystème technologique et académique qu’il n’existe pas Une école du futur mais de multiples modèles. Chaque établissement doit donc définir sa propre identité autour de ses points forts, l’affirmer et la rendre lisible et visible aux yeux de tous.

J’y tiens beaucoup car cette ligne de conduite fonde le développement et l’avenir de nos établissements dans la révolution digitale. Elle passe par un questionnement précis. En voici quelques exemples :

  • Ma mission est-elle de former des étudiants sur un savoir faire de niche pour un secteur d’activité défini par mon ancrage territorial ?
  • Mon ambition est-elle de me positionner comme un établissement d’excellence à l’échelle mondiale ? 
  • Ou de devenir un acteur reconnu en matière d’innovation pédagogique offrant au plus grand nombre l’accès à un niveau de diplôme satisfaisant ?

De ces questions découleront un plan d’actions et des conséquences sur le fonctionnement de nos structures.

Réinvestir la pédagogie. Point très positif, la pédagogie revient au centre du jeu ! C’est la deuxième conclusion enthousiasmante que nous avons retrouvée dans les témoignages de nos experts. Je le martèle sans cesse, ce n’est plus le message (les contenus du cours) qui commande mais le chemin pour les comprendre. Et ce chemin varie selon les messages et les catégories d’apprenants. Au professeur, de trouver les bons scénarios d’apprentissage, la bonne pédagogie. Cette capacité sera l’un des éléments d’attractivité de nos écoles. Les technologies interviennent, bien sûr, avec une forte acuité mais restent des outils. Elles ont toute leur place pour faciliter les interactions et renforcer l’impact de la pédagogie sans jamais en devenir la finalité. L’école du futur ne sera pas une tablette !

Mettre en situation. Dernière grande conclusion, comme l’internat en médecine, l’étudiant doit être mis en situation. C’est ici qu’intervient la diversité des formes d’apprentissage qui lui donne autant d’occasions à saisir pour développer son agilité, questionner ses savoirs, affûter ses compétences. Une stimulation permanente au service de son développement personnel mais également de celui des entreprises en demande de talents capables d’innover et de s’adapter à un monde en mutation.

Plus d’informations sur Portraits de l’école du futur.

 

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Commentaires (4)

  1. Sandrine CARDINALE

    J’aime beaucoup votre idée de réinvestir la pédagogie et de mettre l’étudiant en situation. En effet, nous devons passer d’une pédagogie en mode passif où les étudiants sont assis en rangs et attende le déroulement du cours à un mode beaucoup plus actif où les étudiants sont moteurs de leur apprentissage.
    Au sein de mon entreprise nous travaillons sur une approche à 3 pilliers qui sont le mode de pédagogie, la technologie et l’espace dans lequel l’enseignement va avoir lieu.
    Nous avons effectué beaucoup de recherches, nottament aux Etats Unis, et nous avons pu prouver que si l’enseignant se trouve au milieu de ses étidiants, et non plus à distance sur une estrade, tout en ayant des étudiants pouvant à la fois être en mode d’écoute mais surtout pouvant participer à travers des travaux de groupes, tout cela aider des technologies modernes, alors les résultats scolaires s’en trouvent augmentés.

    C’est ce qu’ils appellent Active Learning!

  2. Jean-François Fiorina (Auteur de l'article)

    Bonjour et merci pour votre témoignage très intéressant. Pourquoi pas collaborer ensemble sur la recherche ?
    Cordialement, JF Fiorina.

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