Le blog de Jean-François FIORINA

École du futur et mondialisation de l’Enseignement supérieur

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Toute l’actualité de mon blog en 2013-2014

Blogueur toujours enthousiaste, je suis conscient de vivre dans une société passionnante et pleine de défis ! Elle génère beaucoup de bonnes choses mais également pas mal de contraintes et de complexité. Deux grands sujets ont structuré mes posts au cours de ce cycle académique : l’école du futur et la mondialisation de l’Enseignement supérieur. Quel bilan tirer de ces productions ?

L’école du futur interpelle

  • Le sujet génère de nombreuses interrogations, de la perplexité et même du désarroi ! Ses représentations idéologiques, positives ou non, montrent bien à quel point le changement est attendu et s’impose (selon un récent sondage Médiamétrie de juin 2014, 65% des Français souhaitent un usage en totalité ou au moins majoritaire des outils numériques à l’Université). Mais au-delà du constat, tout l’enjeu réside dans la complexité de la démarche. Plus on avance, plus le spectre s’élargit avec la nécessité de cadrer, de bâtir une stratégie d’établissement interne et externe. Avec en toile de fond, une question : comment ne pas se laisser dépasser ? Le sujet est inépuisable et je continuerai, l’année prochaine, à l’explorer pour poser les bonnes questions, mettre en lumière les bonnes pratiques, souligner les limites et les écueils.
  • L’école du futur ouvre l’ère de la mutualisation et de la coopération. Les projets ne se monteront pas en restant isolés. Compte de leur diversité, de leur coût, de l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché de l’Enseignement supérieur (cf le dernier ouvrage d’Emmanuel Davidenkoff,  Le Tsunami numérique),  ces projets de l’école du futur donneront lieu à la redéfinition des stratégies (intra et inter) établissements. Travailler avec ses concurrents à l’échelle de la planète se justifiera totalement, pour un MOOC, par exemple. Personne ne pourra couvrir avec pertinence tous les domaines. Ce qui me fait penser à la stratégie de développement de l’industrie automobile. Cette analogie fera l’objet d’un prochain post !

Dès la rentrée, je vous proposerai également un entretien avec Hélène Michel,  professeure à Grenoble École de Management,  spécialiste des serious games, de retour de la Learning Expedition à Boston au printemps.

  • La question des publics de l’école du futur réclame de s’y arrêter un instant. On parle sans cesse des outils moins des usages, encore moins des publics. J’essaierai d’inverser la tendance cette année ! J’ai remarqué dans mes visites aux classes préparatoires, la présence de plus en plus forte de tablettes et de smartphones dans les salles. Ne sommes nous pas en train d’assister à une fracture numérique de plus en plus violente, en particulier dans les publics – très divers – de l’Enseignement supérieur en France ? Alors même que l’ensemble des acteurs du secteur passe en mode « action », de la CGE-Conférence des grandes écoles, à l’AGERA-Association des grandes écoles de Rhône-Alpes, aux syndicats professionnels et aux établissements (avec leurs fab labs).

La mondialisation de l’Enseignement supérieur, enjeu partagé ?

Je crains que non. Au-delà de la pédagogie ou de l’accueil des étudiants étrangers, la question de l’influence d’une nation et du rôle moteur que joue l’Enseignement supérieur ne bénéficie pas d’une vision partagée ou du moins partiellement.

  • Elle reflète les ambiguïtés de notre pays et de ses élites face à la mondialisation. Avec ce OUI pour l’accueil d’étudiants étrangers et ce NON au départ des étudiants français hors de l’hexagone… L’Enseignement supérieur est un élément de géopolitique et d’influence, un secteur économique conséquent. Certains pays ont bien compris l’enjeu. C’est le cas de l’Australie ou, dans un autre registre, de la Suisse comme j’ai pu l’expliquer dans l’un de mes récents posts. Il y a donc des réponses !

Les études n’ont pas seulement un coût qui implique des financements. Elles ont également une influence et un (r)apport économique. Elles nécessitent une politique internationale globale y compris en matière d’Enseignement supérieur.

Je continuerai à cibler les exemples de réussite.

  • Avec Internet, les étudiants sont de plus en plus mobiles. Ce n’est pas une contrainte mais un fait avec lequel il faut travailler, imaginer. Numérique et mondialisation sont deux sujets liés. Le premier facilite le second.

Des rencontres enrichissantes

  • Belles rencontres également cette année, avec une professeure de collège, des directeurs d’écoles aux pédagogies différentes (ski, montagne) même si elles n’ont pas rencontrées les mêmes audiences que l’école du futur ou la mondialisation.

Avec les étudiants de GEM que ce soient la présidente du BDE ou les majors des concours d’entrée 2013, la proximité a bien joué et ces interviews ont plu.

Mes activités de Directeur se diversifient de plus en plus avec une accélération dans tous les domaines : stratégie, coordination, financement, facilitation, promotion, communication. Sur ce dernier point, les aspects externes sont aussi importants que l’interne. Ils touchent à la gouvernance, aux médias et aux journalistes, aux classes prépas, aux organisations professionnelles, aux accréditations… Et je ne parle pas des évolutions juridiques qui dessinent de nouveaux scenarii pour nos écoles consulaires. Tout ceci concoure à complexifier nos activités.

Mais pensons à souffler un temps, cela fera du bien à tout le monde ! Rendez-vous la semaine prochaine pour un dernier post décoiffant avant la pause estivale ! 

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