Le blog de Jean-François Fiorina

Comment travailler avec Linkedin (… et d’autres) ?

Linkedin, enseignement supérieur, comment travailler avec Linkedin

Au final, quelle attitude adopter vis à vis de Linkedin ? La semaine dernière, j’abordais le pourquoi. Aujourd’hui, parlons du comment. Dans les années à venir, les business schools vivront au coeur d’un écosystème mondial dont l’une des portes d’entrée sera les réseaux sociaux, Linkedin en tête. Je considère qu’il faut apprendre à mieux travailler ensemble dans un logique d’expérimentation et de projets.

Le modèle économique que je propose sera basé sur le partenariat. Les problématiques sont là, nous devrons apporter des réponses (cf mon post précédent).  Nous sommes parties prenantes du même écosystème. Faire de la R&D avec les réseaux, c’est optimiser les bases de données, attirer des prospects ou des utilisateurs qualifiés. Sortir des schémas traditionnels que délaissent les nouvelles générations. Je pense aux Alumni peu enclins à se satisfaire du modèle « adhésion+annuaire papier et numérique » fait maison.

On peut même envisager des prises de participation du réseau dans nos business schools à titre de R&D pour développer encore plus toutes ces solutions (cf mon entretien avec Olivier Rollot/Headway dans L’essentiel du sup – management – N°115 – 26/06/2015 : « Pourquoi des entreprises iraient investir dans les EESC ? »).

Des intérêts bien compris

L’école apporte au réseau social ses étudiants qui deviennent des professionnels sur la longue période. De la recherche du premier emploi, à la valorisation de leur carrière tout au long de la vie, la personne est présente sur le réseau et anime son profil : changements d’entreprises, de postes, acquisitions de compétences… Ce sont autant de vecteurs de communication, de diffusion et de promotion de Linkedin. Combien de points de contacts et de diffusion générés pour une personne qui changerait 10 fois d’entreprise dans sa vie, et dont l’effectif serait de 1 000 personnes à chaque fois !

Il faut également expliquer aux étudiants qu’ils ne sont pas dans une configuration où le lien avec leur école ne durera que le temps de leur scolarité, soit un à trois ans, et puis… plus rien. Nous souhaitons des relations dans la durée, de la prise de contact avec l’établissement jusqu’à la fin de carrière. Chaque étudiant est, en puissance, un ambassadeur de son école, de sa marque sur Linkedin. D’ailleurs récemment, le DRH de Renault indiquait que des ambassadeurs de la marque au losange y jouaient pleinement leur rôle.

Nos besoins sont réciproques. À nous de tester, d’innover dans notre relation avec Linkedin et les réseaux sociaux en général. À la rentrée je ferai, d’ailleurs, un post sur les liens que nous pourrions tisser avec Facebook en matière d’apprentissage. Manière originale de rendre l’enseignement plus ludique, plus interactif, plus participatif. Certaines formations (masters à distance, par exemple) ont crée leur groupe privé FB où chacun peut poser ses questions, partager des ressources, les discuter ; où le professeur peut commenter, conseiller, effectuer des rappels utiles. L’intégration des réseaux dans l’apprentissage n’en n’est qu’à ses débuts.

Le Big data, enjeu stratégique

Travailler ensemble, c’est également une occasion exceptionnelle de cumul et d’analyse de big data pertinents. Les contreparties pour les écoles peuvent être très précieuses pour mieux connaître le comportement de leurs étudiants, mais également celui des entreprises, des recruteurs. J’image aussi de pouvoir tester de nouveaux produits d’un point de vue plus systématique, plus professionnel, plus expert et dans lequel le système s’auto alimentera. Il y a deux catégories de réseaux, ceux qui ont une logique purement quantitative – et peu survivront-, et les réseaux de niches sur lesquels il faut être également présents.

Qu’on le veuille ou non, les réseaux sociaux sont inscrits dans le paysage de l’Enseignement supérieur. Ils sont devenus d’un usage aussi simple qu’une calculatrice. Personne n’imagine pouvoir générer seul dans son coin les mêmes outils devenus universels. L’avenir est donc à l’expérimentation et aux projets mutualisés. Profitons de l’exemple de la presse, assez proche de nos problématiques de contenus et en pleine mutation digitale. D’abord réticente voire rétive, aujourd’hui, elle tente d’intégrer, à marche forcée, et sous contrainte, ces nouvelles dimensions qu’apportent les réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou Linkedin dans son modèle global. Anticipons ! 

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Commentaire (1)

  1. Pingback: Bonjour à tous ! | Le blog de Philippe Monin

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