#Think Edu 17 : mes questions / réponses

éducation de demain, école du futur

©TIm Gouw

Cette 2ème édition de la journée Think Education #Think Edu 17, organisée par Newstank a tenu ses promesses. Une parenthèse riche et passionnante. Et de plus, elle associe deux de mes centres d’intérêts : le numérique et l’Afrique ! Impossible d’assister à toutes les conférences et rencontres, j’ai donc choisi de vous proposer un rapport d’étonnement basé sur la sélection de tweets qui m’ont paru pertinents ou sujets à discussion sur l’éducation du futur !

newstank

Diplôme

 

Patrice Laubignat ‏@plaubignat 

La légitimité au 21eme siècle n’est plus dans le diplôme mais dans la compétence 

La question n’est pas aussi tranchée que cela. Le diplôme est toujours important. Il a valeur d’image et pas seulement en France. La question est donc de savoir comment intégrer cette notion de compétences. Je pense que dans le futur, les étudiants auront un diplôme qui attestera d’un niveau, d’un potentiel, d’un bagage critique et d’un « équipement intellectuel » très utile dans les univers incertains et instables que nous traversons.

Les certificats de compétence associés au diplôme attesteront de compétences « métier » mais pas que. D’autres compétences prennent une importance grandissante voire primordiale dans certains cas – je pense ici aux réorientations professionnelles ou aux univers pro très spécifiques où la pression est extrême – telles que les compétences sociales et collectives. Disposer d’un savoir faire/savoir être dans le monde associatif, sportif, politique, ou vivre des passions engagées constituent des soft skills très intéressantes pour les entreprises et les recruteurs. Nous sommes en pleine réflexion sur ces questions. Elles sont au cœur des stratégies d’établissements du supérieur et de l’école du futur.

Lire l’interview sur mon blog d’Eric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE.

 

aida Mraihi @Smraihi

Mission des établissements de l’enseignement supérieur : accompagner les apprenants vers l’insertion professionnelle

Oui mais… cette mission doit-elle la même pour toutes les composantes de l’université ?

Une des clés de son avenir, de son positionnement, de son identité et de sa manière d’apporter de la valeur à la société !

…signale qu’aujourd’hui les universités n’ont pas d’autonomie pédagogique ni de recrutement ni de modalité d’examen.

Éternel débat. La question sera-t-elle tranchée un jour ?

 

Michel Augendre @michelaugendre

Grands témoins : l’innovation pédagogique – les enseignants sont-ils assez formés ?

Très bonne question. La pédagogie revient au centre de la réflexion avec 2 questions sous-jacentes :

  • Quels moyens pour l’innovation pédagogique ? Pour sortir de tout expérimental, éviter les modes et les impasses tout en l’intégrant fondamentalement dans la démarche pédagogique d’un établissement ?
  • Comment valoriser la dimension pédagogique dans la carrière d’un enseignant ? Prendre des risques en matière d’innovation pédagogique ne garantit pas forcément une meilleure progression dans sa carrière en tout cas pas au sens académique stricto sensu. C’est dommage.

 

Communication

 

Olivier Benielli @OBenielli

Parole des dir, profs, alumni et proj. étudiant facteur clé de la part de voix des BScholl sur media en ligne

caroline allain @all_caroline

Twitter : réseau le + utilisé par les écoles / ce n’est pas le cas d’instagram très utilisé par les élèves mais peu investi

Tiphanie Pons @tiffpons

Twitter est le réseau social permettant aux grandes écoles d’avoir le plus de retombées

Impliquer des étudiants et directeurs sur les réseaux sociaux est essentiel car permet d’être repris par la presse

Stéphanie Masson @smassons

Les médias sociaux clés pour les écoles de commerce :

1/ twitter 2/ Instagram 3/ Facebook

Impliquer des étudiants et directeurs sur les réseaux sociaux est essentiel car permet d’être repris par la presse

Je suis entièrement d’accord et le prouve tous les jours !

Cela suppose néanmoins une organisation quasi militaire et une ligne éditoriale affirmée. Cela ne fonctionne que s’il y a un ton et un flux régulier d’informations.

Et une bonne dose d’humilité ! Quand le tweet ou le post que nous jugions exceptionnel, reste à quai… Également très chronophage.

Twitter oui car ce réseau rassemble une bonne partie des tribus d’influenceurs (journalistes, blogueurs, politiques) mais c’est loin d’être le seul en matière d’éducation. Il a « l’avantage » de ne pas avoir trouvé son modèle économique et de fonctionner comme une plateforme d’information publique voire de service public. Pour combien de temps encore au vu des changements permanents à sa direction ?

 

Afrique

 

Albert Hiribarrondo @AHiribarrondo

Apprendre en Afrique, de l’Afrique et pour l’Afrique

… enseignement sup en #Afrique doit former dirigeants pour l’international pas que pour l’Afrique

Claire Dupuy @DupuyClaire

universités africaines font face au défi de l’adaptation de l’offre de formation au marché + logique de co-conception

mina Zeghal @Amina_Zeghal

L’avenir de l’enseignement supérieur en Afrique : l’Université doit-elle changer de métier?

projet politique EPFL : formation nord sud MOOC à destination de l’Afrique, une véritable dynamique de formation

Relire mon post !

 

Service aux étudiants

 

Nadia Jacoby @Nadia__Jacoby

pourquoi que pédagogique ? Le numérique ne doit pas être uniquement au service de la pédagogie 

Ce sont les services qui feront la différence dans les années à venir. Tous les services qu’un établissement du supérieur accompagnent l’ « expérience étudiante » qui est devenue un forme d’expérience client. Relire à ce propos l’interview sur mon blog de Daniel Ray sur cette question : « L’étudiant, un client comme les autres ? ».

Cela ne pourra se faire qu’avec le numérique, compte tenu du fait :

  • Qu’il n’y a plus d’unité de promo, de temps ou de lieu. Nos étudiants sont dispersés dans le monde,
  • Que nous avons des programmes différents qui nécessitent des services différents.

Le digital nous permettra d’industrialiser, d’automatiser et de monter en gamme dans nos services et leur qualité.

 

Concours TNES / Technologies numériques pour l’enseignement supérieur

 

Étant membre du jury de ce concours organisé lors de cette journée Think Edu 17, je ne suis pas totalement objectif. Un très beau concours, source d’enseignements.

76 projets en compétition pour 6 prix à conquérir :

  • Gestion: produit ou service destiné à la gestion d’établissement (finances, administration, RH, Alumni, CRM, etc.)
  • Pédagogie / contenus: produit ou service destiné aux professeurs et/ou aux étudiants, ayant un impact sur la pédagogie, les études, la production et l’accès aux contenus
  • Impact social: produit ou service favorisant l’égalité des chances ou l’inclusion dans les établissements
  • Information/orientation
  • Campus numérique
  • Développement durable IT

À noter : tous les projets présentés par des établissements d’enseignement supérieur ont été éliminés au 1er tour. En finale, plus que des Ed-techs en compétition.

Cela confirme que ce que j’ai publié dans The Conversation ou dans d’autres titres : l’importance de la notion de service et de valeur apportés aux différents acteurs de l’éducation. La technologie reste un moyen – certes extraordinaire – et non une fin.

Autres remarques :

Les pitchs sont bien rodés. Les finalistes disposaient de 180 s pour présenter leur projet. Un seul a débordé de quelques secondes…

Pour nous, Business schools, cela réaffirme l’importance de préparer nos étudiants à ce type de communication.

Les projets présentés sont matures. Nous ne sommes plus dans le bidouillage ou l’expérimentation. Ils sont très sérieux et apportent un véritable plus. La dimension internationale est revendiquée. C’est également une priorité dès le lancement du projet. D’ailleurs, assez comique de constater que tous (ou presque) ont anglicisé le nom de leur entreprise !

Cette journée ne fait que renforcer ma volonté de lancer une filière française EdTech !

Bravo à HigherEdMe, Didask, Human Roads, Futur is good, Appscho et TestWe.

Vous l’avez compris, j’ai passé une bonne journée !

Très fier également puisque la responsable commercialisation de Newstank est une GEM alumni, Camille Scribe.

A l’année prochaine ?

 

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Article du on Jeudi, février 9th, 2017 at 17:55 dans la rubrique Actualité de l'Enseignement supérieur, Ecole du futur, Enseignement supérieur, Grandes Ecoles. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

Un commentaire “#Think Edu 17 : mes questions / réponses”

  1. Nadia Jacoby dit:

    Bonjour Jean-François,
    Je partage totalement votre idée que l’expérience étudiante est devenue une nouvelle forme d’expérience client et que les services feront la différence entre les établissements ESR. C’est précisément la conclusion de mon talk de mardi matin.
    Néanmoins, le numérique n’est pas qu’une question de pédagogie, de comment enseigner autrement, c’est une question plus large qui concerne aussi le fonctionnement et l’organisation de l’établissement, l’insertion pro, la recherche …
    Enfin si le digital permettra (voire permet déjà) d’industrialiser et d’automatiser il permettra aussi, dès que nous aurons pris la mesure de la valeur des data dont nous disposons dans nos SI, de personnaliser le service à nos étudiants.

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