Le blog de Jean-François Fiorina

Ecoles de Management : tordre le cou aux idées reçues !

performance grandes ecoles

©Educpros

Le temps de l’orientation post bac est arrivé. Bien des questions se posent aux étudiants et à leur famille. J’ai décidé de tordre le cou à un certain nombre d’idées reçues à propos des grandes écoles et, en particulier, sur les écoles de commerce ou plutôt de management. Vous comprendrez par la suite… Alors pourquoi donc faire une grande école et comment bien la choisir ?

Pour les 3 « D » comme Dimensions d’une grande école de management :

  • DIVERSITÉ DES POPULATIONS : contrairement aux stéréotypes qui perdurent, l’admission dans les programmes Grande Ecole est ouverte à des populations diversifiées répondant à des objectifs variés et des positionnements différents. Nos étudiants proviennent de classes prépas, d’admissions parallèles en 1ère ou 2ème année, de l’étranger, de double diplôme, de la formation continue, et quelques uns sont en VAE – Validation des Acquis de l’Expérience. La salle de classe reflète, aujourd’hui, la diversité de la société.

C’est le résultat d’un travail important de nos grandes écoles. Tout le monde peut y avoir accès à différents moments de sa vie étudiante et professionnelle, sous réserve de réussir le concours, bien sûr.

  • DIVERSITÉ DES PARCOURS : nos écoles ont fait un fantastique travail dans ce domaine. Un choix unique est offert. On compte plus de parcours possibles que d’étudiants ! La structure traditionnelle de la promotion a disparu. Il n’y a plus d’unité de lieu – type campus unique, ou de temps – type calendrier scolaire, linéaire et figé.

Les parcours sont diversifiés selon les critères suivants : cursus en anglais, doubles-diplômes, étranger, césures, alternance ou apprentissage. Conséquence, les études durent automatiquement plus longtemps, la plupart des étudiants font entre 4 à 5 ans.

  • DIVERSITÉ DES MÉTIERS : je préfère appeler nos écoles, « écoles de management » plutôt que de commerce. C’est une appellation réductrice au vu de la multitude des métiers qui s’offrent à nos étudiants : de la création d’entreprise, à la finance, en passant par le conseil, le marketing ou les RH. Nos diplômés rejoignent aussi bien de grands groupes internationaux comme de plus petites structures. Il n’y a pas de clonage chez nous ! Certains s’épanouiront dans des ONG-OIG, d’autres dans des multinationales, dans l’entrepreneuriat, des PME et ETI . Nous ne formons pas des cohortes d’étudiants spécialisés dans un seul métier ou discipline.

 

 Alors pourquoi faire une Grande Ecole de management ?

 

Parce que chacun peut y trouver son compte ! Avec ou sans projet encore défini, l’école agit comme un révélateur de talents. Tout le monde peut trouver son bonheur et définir son propre projet.  Parce qu’il n’y a pas un étudiant type mais des profils différents.

  • Parce que nos formations sont directement opérationnelles. Elles offrent un accès privilégié au marché de l’emploi, à la création d’activité ou d’entreprise.  Avec un accompagnement inédit au fil des parcours.
  • Parce que nos formations offrent des perspectives d’évolutions à la fois horizontales et verticales, des métiers de l’expertise à ceux du management. Les nouvelles générations n’ont plus envie de s’ennuyer, d’endurer des difficultés trop longtemps dans un poste qui ne les intéresse plus. Nous les équipons pour être agiles, ils aiment le changement, ne le redoutent pas. Ils y sont préparés par leur formation et acquièrent la maturité nécessaire pour faire face aux mutations, aux difficultés éventuelles mais également aux opportunités qui se présentent. Ils peuvent rebondir dans d’autres secteurs et métiers. Ils sont habitués à s’exprimer, à écouter. La culture start-up les aide beaucoup pour pitcher ce qu’ils sont et ce qu’ils veulent. Le pitch, c’est le mode de communication d’aujourd’hui qui leur est enseigné dans les écoles : aller vite et bien à l’essentiel, intéresser et convaincre pour saisir ou susciter des opportunités !
  • Parce que la notoriété des écoles françaises et leur importance dans les accréditations et classements internationaux permettent à nos étudiants de trouver du travail dans le monde entier.
  •  Parce que les étudiants expérimentent directement dans l’entreprise au sens large : missions dans le cadre de cours, de gestion de projets, de stages, d’anneés césures, d’alternances, également dans les associations de l’école.
  • Parce que ceux qui souhaitent créer leur entreprise ou développer un projet peuvent le faire sans mettre en péril leur scolarité.
  • Parce que la dimension internationale est omniprésente, faite de séjours obligatoires, de salles de classes très diversifiées. Traverser les couloirs d’une école de management, c’est prendre un bain de jouvence culturel et linguistique !
  • Au-delà des fondamentaux, nous les préparons aux soft skills, ces compétences du 21ème siècle qui permettent de s’adapter et de comprendre le monde et ses évolutions. De la géopolitique, au transculturel en passant par le travail en groupe, la culture générale, l’esprit critique, le « comment apprendre à apprendre », le leadership, le personal branding, la culture digitale… Des éléments abordés dans mon dernier post The conversation ou dans celui concernant les compétences du 21ème siècle.
  • Parce que l’on peut faire des doubles cursus ou des doubles diplômes, pour se spécialiser (Droit, par exemple) ou pour découvrir d’autres domaines (ingénieur, design, philo lettres, histoire…).
  • Parce qu’il y a des services 360° : l’international, la bibliothèque et ses bases de données professionnelles, l’accompagnement en matière de stages, de développement personnel, les RDV avec les profs, l’encadrement et bien d’autres services ! Bref le confort d’études qui permet à tous les talents de s’exprimer.
  • Parce qu’il y règne un esprit de corps et d’entraide. Au sein des associations mais également grâce aux nombreux événements qui ponctuent la vie de l’école. Les étudiants les organisent. Ils ont plaisir à le faire ensemble ainsi nait une culture commune. Il n’est pas rare que nous ayons des mariages entre étudiants. L’association des diplômés de GEM travaille le lien à la sortie de l’école.

 

Pour en finir avec les clichés…

 

Je travaille dans ce secteur depuis plusieurs décennies, je peux vous assurer que quelqu’un qui reviendrait aujourd’hui, dans notre monde, ne reconnaitrait rien ! Les écoles ont évolué drastiquement. Elles sont montées en gamme et ont optimisé tous leurs process. Il suffit de regarder le nombre d’écoles de management françaises classées à l’international et le nombre d’écoles triple accréditées, une spécificité que le monde nous envie… trop peu connue en France. Comme accélérateurs de talents et porte ouverte sur le monde, les écoles de management sont un très bon investissement.

Contrairement aux stéréotypes largement véhiculés, les écoles de management permettent tous les rêves et je conclurai par la déconstruction des pires clichés les concernant :

  • Elles sont réservées aux « fils à papa ». Faux. Au vu des politiques d’ouverture à la diversité sociale et au handicap que toutes les écoles ont mis en place. Et tous nos étudiants ne rêvent pas d’être traders ou sont obnubilés par la dernière ligne du bilan.
  • Elles sont chères. Faux.  Il y a des frais de scolarité car nous ne bénéficions d’aucune aide de l’Etat. Ce sont les frais de scolarité et les entreprises qui nous financent (à 97% pour GEM). En cas de difficultés, l’étudiant (et ses parents) bénéficient toujours de conseils pour trouver des solutions de financement. Plus nous pouvons travailler, ensemble, en amont, plus nous y arrivons dans de bonnes conditions. Il ne faut pas avoir honte d’en parler d’autant que ces situations sont de plus en plus nombreuses.
  • Après le concours, on est « peinard ». Faux. On travaille même plus qu’en prépa selon les dires de certains étudiants. Mais pas de la même manière. Après le cours et le travail personnel conséquent, les étudiants sont sollicités sur de nombreux projets, missions, travaux de groupes, en interne ou pour des tiers (entreprises, créateurs, associations…).
  • C’est un modèle de pensée unique. Il n’y a pas d’esprit critique. Faux.  Nos étudiants ne vivent pas en vase clos, ils peuvent s’inscrire et suivre des cursus universitaires en parallèle, s’engager dans des projets humanitaires, des événements d’envergure sportifs ou culturels, des conférences et festivals. Il n’y a pas d’exclusives. D’autant qu’ils rencontrent de nombreux étudiants étrangers ou venant dans le cadre de double diplômes.  
  • C’est élitiste, « c’est pas pour moi ». Peut-être mais il s’agit souvent d’auto censure car la diversité des concours permet de rejoindre les grandes écoles à différents moments de sa vie selon son cursus antérieur et ses souhaits. Auto censure par méconnaissance de ce que nous sommes, du fait également des lacunes du système d’orientation.
  • Les étudiants des grandes écoles ne pensent et ne rêvent qu’aux grandes entreprises. Faux. Ils sont de plus nombreux à s’orienter vers la création d’entreprise, les ONG-OIG (Organisation Internationale Gouvernementale) et les PME.

 

Alors ? Convaincus ?

Posez-moi vos questions !

 

En pratique : comment choisir sa grande école de management ?

 

Le terme « ESC-Ecole supérieure de commerce » n’est pas protégé. Il faut vérifier deux voire trois critères de qualité très importants avant de faire son choix :

Il existe plusieurs types d’écoles de management :

  • Les écoles « post bac », en 3, 4 ou 5 ans.
  • Les écoles en accès bac + 2 ou bac +3 (classes préparatoires, concours d’admission parallèle type Passerelle, Atout+2, Atout+3…).

Attention aux écoles qui exploitent la misère éducative ! Plus les titres et les noms sont ronflants, plus c’est mauvais et dangereux !

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Commentaire (1)

  1. Pingback: - GRANDES ECOLES : IDÉES REÇUES - Prépa La Salle Saint-Etienne

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