« Sup de cons » : quand les écoles exploitent la misère éducative

sup de cons, la vérité sur les écoles de commerce

Passé par différentes écoles françaises, américaines et canadiennes en tant qu’étudiant et surtout en tant qu’enseignant-chercheur, Zeil  — il s’agit de son nom d’artiste — explique les raisons qui l’ont poussé à écrire la bande dessinée Sup de Cons : une exaspération face au dévoiement d’un modèle de fonctionnement d’établissement pratiqué par des écoles de commerce peu scrupuleuses dont les premières victimes sont les écoles les plus renommées et surtout les étudiants eux-mêmes.

Jean-François FIORINA : Qu’est ce qui vous a poussé à écrire sur les écoles de commerce, et pourquoi avez-vous choisi la forme de la bande dessinée ?

  • ZEIL : J’ai pu faire l’expérience des écoles de commerce en France mais aussi au Canada et aux Etats-Unis, ces différents postes m’ayant amené à me rendre compte de certains travers qui m’ont exaspéré, et qui étaient souvent source de grande frustration pour les étudiants de ces établissements.

Je tiens d’emblée à préciser que cela ne veut pas dire que toutes les écoles de commerce sont mauvaises, ainsi que cela a pu être interprété. Le titre, volontairement provocateur de la BD, a surtout été choisi pour se démarquer mais cherche également à mettre en garde les étudiants contre ce que je cherche ici à dénoncer : le dévoiement du modèle de fonctionnement des écoles de commerce, notamment de la part des plus petites écoles pour « rester dans la course » en copiant le même modèle que les plus grandes, sans en avoir les moyens.

Quant au choix du format BD, il tient d’abord au fait que je ne souhaitais ni faire un pamphlet, ni apparaître comme si je ciblais une école spécifique, alors même que je parle d’un modèle qui s’est généralisé. Et surtout bien sûr, je dessine depuis toujours et avais depuis longtemps le projet de faire une BD.

 

Vous avez fait à la fois le texte et l’image ?

  • Oui, absolument.

 

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Vous qui avez travaillé dans des écoles dans des pays différents, pensez-vous que les travers que vous évoquez soient spécifiques à la France ? 

  • C’est malheureusement commun à tous les pays. Ce thème a été l’objet d’un récent documentaire diffusé sur Arte, L’avenir à crédit, que je vous recommande chaudement. Je n’en partage pas certains points de vues : je pense, par exemple, qu’il est essentiel de mettre en avant l’employabilité de l’étudiant. La deuxième partie me semblait beaucoup plus pertinente, et évoquait le modèle des for-profit colleges, qui s’est développé, et dont j’ai pu faire l’expérience. Leur niveau n’était d’ailleurs pas meilleur que celui d’une école de commerce de médiocre rang en France.

Lorsque je parle de « Sup de Cons », je cherche à dénoncer un modèle d’écoles de commerce qui va bien au-delà des rares qui s’appellent encore « Sup de Co ». Et toutes les écoles de commerce ne méritent pas d’être incluses dans ma critique. Mais pour illustrer le fait que j’ai mis le doigt sur un problème bien réel, j’ai reçu beaucoup de messages d’élèves anciens ou actuels me témoignant que ce que je décrivais ressemblait beaucoup à leur expérience en école de commerce. Par exemple cet étudiant qui m’écrit via LinkedIn : « J’ai eu l’occasion de lire votre article dans Les Echos à propos de votre BD. J’ai alors parfaitement reconnu le fonctionnement de l’école dans laquelle je me trouve. Je suis actuellement en dernière année d’études pour l’obtention de mon master dans cette école privée en alternance. Son fonctionnement est similaire, voire pire. Si par hasard vous envisagez des actions de lutte face à ce fléau qu’est le business des écoles de commerce, je serai très intéressé d’y prendre part. Bien cordialement ». Nous avons bien une très grande frustration de la part d’étudiants de ces écoles. Et je crois que malheureusement cela impacte ce que vous faites vous, à savoir ce que j’appelle le top 10 des écoles de commerce. Vous utilisez un modèle qui fait sens, mais ce modèle est dévoyé par des écoles qui n’ont pas les moyens de mettre en œuvre ce que vous mettez en œuvre.

 

J’ai moi-même beaucoup écrit sur ces établissements qui exploitent ce que j’appelle la « misère éducative ». Comment pourrait-on mettre en garde parents et étudiants contre ce type d’écoles ?

  • En premier lieu, il faudrait trouver des exemples d’anciens étudiants qui ont réussi… ou pas. Cela peut passer par des rencontres avec des anciens, même si on sait que ces derniers peuvent être un peu biaisés dans leur opinion de leur propre école ! Ils ne veulent pas forcément dévaloriser l’école qui apparaît sur leur CV.

Il est important de regarder aussi sur LinkedIn l’insertion professionnelle des anciens diplômés et leur type de postes.

Il est également intéressant de chercher à voir, par une rencontre avec les anciens ou lors des journées portes-ouvertes, si les enseignants d’une école enseignent dans leurs spécialités et rien d’autre.

 

Vous mentionniez la frustration que ressentent certains étudiants dans ces écoles. Sur quels points se manifeste-t-elle ?

  • D’abord, cette frustration est présente chez les étudiants, mais également chez les enseignants eux-mêmes, par exemple quand une école se vend comme étant faculty-driven alors qu’elle ne l’est pas

Chez les étudiants, parmi les éléments les plus frustrants on trouve notamment les parcours anglophones, très vendeurs aujourd’hui. Mais ces parcours valent-ils le coup, dans une école où les professeurs parlent anglais comme une vache espagnole ? J’ai ainsi un exemple en tête d’un enseignant qu’on avait forcé à enseigner dans le parcours anglophone alors même qu’il ne s’en sentait pas capable. Je l’ai appris quand des étudiants chinois, non francophones, sont venus se plaindre à moi (alors directeur académique), parce que ce professeur commentait en français ses powerpoints en anglais !

Un autre facteur de frustration est le système des partenariats. J’ai des exemples de partenariats construits en Chine avec des écoles de langues au lieu d’écoles de commerce. A la sortie, l’étudiant auquel on aura expliqué qu’avoir un double diplôme est positif se rendra compte que le diplôme de ce genre d’école partenaire n’ajoute rien sur le plan académique.

Il y a aussi des frustrations au niveau de l’utilisation de la technologie (facteur toujours « vendeur » parmi les candidats aux écoles). Par exemple, les cours en blended-learning, se limitent, dans certaines écoles, à simplement envoyer par e-mail un devoir à faire ! Il y a également des écoles qui font des cours en hybride, non pas pour des raisons pédagogiques mais surtout pour libérer des salles de classe et augmenter le nombre d’étudiants. Tout cela se fait au détriment de la qualité d’éducation qui est fournie.

 

Comment expliquez-vous que ce type d’écoles puissent encore survivre avec les réseaux sociaux, la multiplicité des classements et des accréditations ?

  • C’est toujours mieux que rien. Et rien, c’est les IAE (désormais appelées « écoles universitaires de management »). Dans ces établissements, il y a comme on le sait tous de très bons enseignants-chercheurs, mais les moyens ne sont pas là.

Si on veut faire de l’alternance, par exemple, pas le choix : il faut aller en Sup de Co. Il faut reconnaître à quelques unes de ces dernières qu’elles permettent aux étudiants de partir à l’étranger. Pour des raisons financières, les IAE ne peuvent se permettre d’encadrer des étudiants, quand ils sont envoyés à l’étranger, autant que le fera une Sup de Co. C’est la raison pour laquelle je pense que toutes les Sup de Co, même celles qui ne devraient pas, survivent : les IAE ne sont pas à la hauteur.

Quand on fait un IAE, on sait bien qu’on a, comparativement à une école de commerce, moins de chances de trouver un emploi immédiatement – ou un emploi qui corresponde à ses attentes… mais cela dépend aussi bien sûr du niveau de l’école. Je crois qu’une des raisons pour lesquelles ces établissements survivent est dû au fait que le système français est à double vitesse. Un système très dur à comprendre depuis l’étranger, mais qui n’est pas près de changer : ce n’est pas demain la veille qu’on aura la sélection à l’université !

 

Pour vous, quelle doit être la mission d’une Business School ou d’une école de management ? 

  • En tout premier lieu, l’employabilité. Et ce n’est pas un gros mot du tout pour moi ! C’est ce que demandent les étudiants : avoir une expertise qui leur permettra d’être employables immédiatement. L’accent doit également être mis sur la flexibilité, pour permettre l’adaptabilité à différents emplois, ainsi que sur l’ouverture d’esprit pour s’ouvrir à différents horizons. Et je crois que, ce sur ce dernier point, beaucoup d’écoles font du bon travail, même celles qui ne sont pas les meilleures académiquement, notamment via les programmes d’échanges à l’étranger.

Pensez vous que la dimension recherche soit essentielle dans les écoles ou dépend-t-elle du niveau de ces dernières ?

  • Je dois dire que je suis en plein débats avec moi-même sur ce sujet ! Le modèle initial est bien pensé : il met en contact les étudiants avec quelqu’un qui est à la pointe dans son domaine (par exemple le Marketing Digital), et qui partage avec eux le passé, le présent, mais aussi le futur de ce domaine. Cela permet aux étudiants de mieux s’orienter dans leur carrière, en sachant vers quoi ils se dirigent.

Mais ce modèle est encore une fois trop souvent dévoyé, et dans beaucoup d’écoles des cours assez pointus sont assurés par des enseignants qui ne font pas de recherche dans ce domaine… et de surcroit ne l’ont jamais pratiqué !

 

Êtes-vous un enseignant-chercheur 

  • Je le suis, mais c’est vrai qu’il m’est malheureusement arrivé d’enseigner dans des domaines où je n’avais absolument pas la qualification. J’ai déjà enseigné la négociation, alors que je n’ai aucune expertise dans ce domaine, ni en tant que pratiquant, ni en tant que chercheur !

 

A quoi ressemblerait la Business School idéale pour vous ? Dans une autre perspective, quel serait le cahier de charges que regarderait quelqu’un qui voudrait investir dans une école ?

  • Ce serait une école dotée de professeurs à la pointe de leur discipline qui enseignent exclusivement dans leurs domaines d’expertise, qui a des partenariats de qualité et qui offre la possibilité d’une alternance. Elle devrait avoir également un œil sur les nouvelles technologies et être prête à les expérimenter, à condition que cela se fasse non pour attirer le chaland et être l’objet de beaux articles dans les journaux, mais bien en premier lieu dans l’intérêt académique de l’étudiant.

 

Merci pour vos réponses ! Avez-vous des questions ou des remarques de votre côté ?

  • Une remarque d’abord que j’ai eue en lisant les réactions en ligne à la publication de ma BD. Je pense qu’il y a deux groupes de personnes qui ont aimé la BD. Le premier, c’est ceux qui sont contre les écoles de commerces et le commerce en général d’ailleurs, le « groupe Mélenchon » si vous voulez. Ceux-là n’ont pas compris que la BD était avant tout une critique de certaines écoles, qui pervertissent un modèle qui a, à mon sens, beaucoup d’atouts.

Un deuxième groupe est constitué des étudiants et des anciens qui ont ri jaune en se reconnaissant dans ce que je décrivais. A l’image du mail que je vous ai lu plus tôt, j’ai pu voir beaucoup de frustration dans les retours que je recevais. Au moins la BD leur a peut-être permis de constater qu’ils n’étaient pas seuls dans leur cas !

Une question pour vous : en tant que directeur d’une école qui n’est pas visée par ce que je dénonce, est-ce que la BD a pu vous apporter un certains recul sur des pratiques ? Êtes-vous conscient de ce dévoiement d’un système qui se fait au détriment des écoles que certains mettent dans le même panier ?

 

Vaste sujet ! Il y a mon sens plusieurs niveaux de réponse :

  • « École Supérieure de Commerce » n’est pas une appellation protégée, tout le monde peut en lancer une, y compris l’escroc qui monte l’Ecole de Management Intergalactique dans son garage.
  • Un petit nombre d’établissements qui répond bien à des critères de plus en plus contrôlés de la part de l’Etat, des accréditations ou du ministère du travail, ou membre de la CGE — Conférence des Grandes Écoles — est garant d’une certaine qualité. Tout le reste est mauvais et devrait être contrôlé par l’Etat, mais ce dernier ne fait pas son travail. Exemple technique : nous ne pouvons pas délivrer de master, qui est le monopole de l’université, mais ces écoles le font, et les rectorats n’interviennent pas. Cela participe d’une confusion pour ceux qui connaissent mal notre monde.
  • Notre business model. Dans la mesure où nous ne sommes pas subventionnés, nous devons générer nos propres ressources. Du fait d’une certaine idéologie, tout journaliste voulant faire le buzz a intérêt à faire un article sur les Business Schools en parlant d’ « usines à fric ou à fils à papa » – des arguments parfois vrais par ailleurs. Mais cela aura beaucoup plus d’impact et de relais que de titrer sur « la face noire des écoles d’ingénieurs ».
  • Un autre sujet de réponse qui a trait à la stratégie des établissements : il y a eu une forme de « courses aux armements » au moment où les écoles françaises se sont lancées dans les accréditations. Certaines ont suivi le mouvement, en devenant des suiveurs de suiveurs. Elles en ont perdu leur identité.

Quand je vous posais la question, vous me présentiez l’école de vos rêves comme faisant de l’international et de l’alternance. Une telle école pourrait très bien ne pas faire de Recherche ; pour être un peu cynique je dirais que la finalité est que nos gamins aient du boulot à la sortie, le reste étant accessoire.

La promesse faite aux étudiants est la suivante : vous aurez le job de vos rêves dans l’entreprise de vos rêves avec le salaire de vos rêves. À un moment donné, tout le monde ne pourra pas jouer de la même manière, car le quinzième suiveur aura perdu toute identité.

Vous citiez les IAE. Ceux-ci ont fait de gros progrès. Et les familles vont se demander s’il est nécessaire de payer des frais de scolarité importants pour avoir le même type d’emploi ? Des revirements stratégiques vont donc être nécessaires pour que certaines écoles continuent à exister. Il y a, par exemple, d’importants débats en ce moment pour savoir comment remettre la pédagogie au centre, et par là-même comment valoriser un professeur ? Un plan de carrière ne passe pas forcément par un prix Nobel. Et nous sommes en plus dans un contexte où les universités étrangères vont venir « chasser » nos élèves. Il y a 30 ans, faire une école était très ciblé. A l’heure actuelle, quelqu’un qui veut faire une école de management va sur Google, tape un intitulé de Master et obtient plusieurs millions de propositions dans le monde entier. Par ailleurs, le coût du déplacement et de l’éloignement n’est pas un facteur important.

Il va donc falloir bien piloter et dire : attention : tout le monde ne jouera pas dans la même catégorie.

  • Je suis absolument d’accord sur le fait qu’il faille revaloriser le métier d’enseignant. J’en ai vu qui n’avaient aucune motivation à s’investir dans l’enseignement, ce qui est bien évidemment très dommageable pour les étudiants.

 

Et on risque d’arriver à une segmentation du corps professoral entre ceux qui font et sont meilleurs dans le Recherche, les « bêtes de publication », qu’il est utile d’avoir car, pour reprendre votre expression, ils maîtrisent le passé, le présent et le futur de la discipline. Et d’autres, qui adorent la pédagogie et y sont très bons.

  • C’est effectivement une des frustrations les plus importantes des étudiants, et que j’avais jusqu’ici oubliée de citer. Je l’ai vécu quand j’étais directeur académique. Des étudiants, dans une école de commerce de tourisme, venaient me voir en demandant d’avoir des professeurs qui soient au minimum des professionnels dans ce secteur.

C’est une source de frustration pour eux, quand ils ont en face des enseignants qui n’ont pas beaucoup d’expertise, et même pas d’expérience du tout dans les domaines qu’ils enseignent.

 

A l’heure actuelle vous êtes aux Etats-Unis. Vous avez rejoint une école ?

  • Oui, je suis actuellement dans une école, près de Rochester (État de New York). Il est cependant probable, à moyen terme, que je retourne dans le domaine des études de marché. Il ne s’agit pas pour moi d’arrêter l’enseignement, mais plutôt de me remettre à niveau dans la discipline que j’enseigne. Le secteur a profondément évolué, et la pratique des études de marché d’il y a quinze ans ne ressemble plus du tout à ce qui se fait actuellement ; je ressens comme un gap entre ce que j’enseigne et la réalité.

Avec peut-être un autre projet de BD ?

  • J’en ai plusieurs ! J’en ai vraiment un qui me chatouille. Il faudra que j’attende de ne plus être là où je suis… car il y a aussi beaucoup à dire sur ce qu’on appelle ici les for-profit colleges qui parfois, il faut bien avouer, sont pires que certaines écoles de commerce en France.

 

Cela me fait penser à un de mes posts qui a fait le buzz. J’ai interrogé une responsable d’une société financière (Martine Depas – Financière de Courcelles) qui a investi dans l’éducation. Le propos était que face à la massification et l’explosion démographique, il y a des créneaux à prendre car l’Etat ne peut pas répondre à la demande. Mais ce dernier va devoir jouer un vrai rôle de régulation de la concurrence qui émergera entre différents établissements. Tant qu’il n’y aura pas sanction, il y a aura toujours des établissements qui profitent de cette misère éducative.

  • Les choses changent un peu ici, et en particulier dans l’Etat de New York où une nouvelle loi vient de passer expliquant que l’université sera gratuite pour tout étudiant de l’Etat dont les revenus des parents ne dépassent pas 120.000 dollars. C’est une révolution qui fait très peur aux établissements privés. Du coup pour survivre, ces derniers vont devoir accélérer un phénomène déjà en cours : celui du recrutement d’étudiants à l’étranger pour remplir les classes qui se videront.

J’ai d’ailleurs une mauvaise expérience personnelle dans ce domaine, avec des étudiants chinois ou vietnamiens parlant très, très peu anglais, et avec lesquels je ne pouvais communiquer qu’en tapant une phrase en anglais sur leur iPhone, pour qu’elle soit traduite en chinois. Ce n’est pas vraiment de la faute non plus de ces étudiants (issus de familles « nouveaux riches » d’Asie), mais plutôt de ces for-profit  colleges qui les acceptent pour survivre…

 

Pas nécessairement en plus ! On a eu quelques cas en France de filières d’immigration forcée pour lesquelles le moyen de faire venir des gens était d’avoir un visa étudiant pour des personnes qui n’en avaient ni le niveau ni les moyens, mais qui avaient payé cher pour une immigration déguisée sous couvert d’éducation. 

  • Le plus triste, c’est que ces étudiants dont je parle pourront malgré tout se targuer d’avoir eu une « expérience universitaire américaine », et cela impressionne toujours sur un cv, lors de retour dans son pays d’origine…

Ces étudiants étrangers admis en sup de co alors qu’ils n’en ont pas les moyens linguistiques, j’ai connu aussi cela en France, dans de bien plus faibles proportions. Est-ce parce que les Etats-Unis attirent encore plus d’étudiants que la France, je ne sais pas. Mais cela atteint ici à un niveau qui est alarmant. Et l’état ne fait rien pour mettre fin à ces abus, ce qui n’est pas étonnant, étant donné l’allergie des Etats-Unis pour les régulations…

 

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Article du on Jeudi, juin 8th, 2017 at 8:00 dans la rubrique Actualité de l'Enseignement supérieur, Grandes Ecoles, Rencontre. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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