Le blog de Jean-François Fiorina

Pour des salariés joyeux, philosophes et… freelances ?

 

chief happiness officerBillet d’humeur en cette période de jours fériés et de ponts. J’ai évoqué dans un post précédent l’émergence de nouveaux métiers liés à l’école du futur mais l’entreprise n’est pas en reste. J’ai vu apparaître de nouvelles fonctions dans mes différentes lectures. Bien évidemment, ce ne sont que des postes de chef ! On peut sourire à leur évocation mais finalement avec un peu de recul, ils correspondent certainement à un besoin des entreprises qui cherchent à donner du sens ou à réfléchir à de nouveaux modèles de management. Focus sur 3 d’entre eux.

  • Le Chief Happiness Officer (CHO). Cela fait quelques mois que des offres d’emploi circulent sur cette fonction. J’avoue, cela m’a fait sourire car elles émanaient de start-ups et j’ai pensé alors qu’elles correspondaient à leur état d’esprit. Un peu surpris aussi, comme si la joie se décrétait, s’imposait et devenait une affaire sérieuse.

Bigre ! Des plans stratégiques pour que tous les collaborateurs soient joyeux et pour moi une question cruciale : quels indicateurs pour mesurer sa joie (et puis bien évidemment quels tableaux de bord et quel reporting ?).

Sans compter bien évidemment des colloques – sérieux bien évidemment – pour parler de joie ou de la journée de la joie dans l’entreprise ! Mais un article paru début avril sur le site des Echos Business indique que la réalité est beaucoup moins triviale et que cette fonction est en train de se développer dans tous types d’entreprises.

Une analyse plus approfondie des missions sur Linkedin montre qu’il s’agit plutôt de missions RH avec finalement des questionnements très classiques : Comment donner du sens ? Comment favoriser l’engagement ? En fait des problématiques de management et je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle de revenir aux fondamentaux du management, c’est-à-dire de s’intéresser à l’humain.

  • C’est peut-être dans cette perspective que Gaspard Koenig parle dans sa chronique publiée dans les Echos le 2 mai (2) de « Chief Philosophy Officer », le CPO.

Pour en savoir plus, et comme c’est la première fois que j’entendais parler de cette fonction, je suis allé faire une recherche sur internet et à ma grande surprise, les résultats sont conséquents. Comme souvent, le mouvement vient de la Silicon Valley. Le CPO a pour objectif de permettre au dirigeant de se poser les bonnes questions et de donner du sens à ce qu’il fait. L’humain, encore et toujours.

  • Autre fonction dont je viens de prendre connaissance dans un article de Challenges (3), le « Chief Freelance Officier » alias CFO (à ne pas confondre avec l’autre CFO, le « Chief Financial Officier », quoique !) dont le rôle est d’être le DRH des « freelances » avec notamment une mission de les chouchouter. On reste dans l’humain

À nous de prendre en compte ces tendances dans nos enseignements. Nos écoles de management pourront y jouer un vrai rôle.

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