Le blog de Jean-François Fiorina

Vivatech, retours d’expérience rafraichissants

500 étudiants, plus de 200 Alumni, 9 start-up valorisées, des dizaines de parties de serious games jouées, de multiples contacts entreprises noués, sans compter la visite de Cédric O (secrétaire d’État chargé du Numérique), notre premier stand à Vivatech a été incontestablement une vraie réussite.

Certains ont été surpris que nous ayons un stand mais cela s’inscrit pour nous dans notre ADN et est tout à fait logique pour l’école du management technologique ! Comme de coutume pour tout salon que je visite, mon retour d’expérience de ce séjour rafraîchissant.

  • VIVATECH : Une impression globale plus que positive

J’avais déjà apprécié ma visite l’an dernier et cela se confirme. Le salon a gagné en volume (d’ailleurs un hall de plus) et en qualité. J’observe une montée en gamme des stands — même s’il n’y a pas réellement d’innovations disruptives dans leur aménagement —, des activités et des animations. Rançon du succès, une affluence considérable qui facilite pas l‘échange et nécessite un long travail de débriefing au retour.

  • LA TECH EST MONDIALE

En témoigne la présence de nombreux stands de pays étrangers et des visiteurs du monde entier — très pratique avec les badges de situer leur provenance. Cela traduit à la fois l’intérêt pour les entreprises françaises, l’importance de la place de Paris et ce que j’ai déjà exprimé à plusieurs reprises, le fait qu’une start-up doit viser dès le départ le marché mondial. Parmi les stands nationaux, deux « curiosités : la présence du Rwanda qui se veut le Singapour de l’Afrique et l’Arménie qui se positionne comme un hub régional de la tech. En tout cas, la tech est source d’espoir pour de nombreux pays et entrepreneurs, notamment en Afrique.

  • L’IMPORTANCE DES ÉCO-SYSTÈMES TECHNOLOGIQUES

La réussite des start-ups passe par l’appartenance à des éco-systèmes qu’ils soient créés par des grands groupes, des pays ou des régions. Questions : y a t-il des exceptions à la règle ?

  • Une start-up viable en mode « indépendante » ,
  • Un mode de développement « hybride » à cheval sur plusieurs écosystèmes complémentaires. Le cas échéant, avec quel mode de fonctionnement et de partage ?

  • LA POSTE, CAS D’ÉCOLE INTERESSANT DE LA TRANSFORMATION DIGITALE

J’ai été impressionné par la taille du stand de cette entreprise et la diversité des start-up présentes (y compris Edtech) donnant une image très dynamique et moderne.

D’ailleurs, cette dernière a fait paraitre un supplément éditorial dans Le Parisien du lundi 20 mai  dans lequel elle précise sa vision :

  • Accompagner l’accélération du e-commerce tout en rendant les villes plus attractives,
  • Offrir le numérique partout, pour tous et surtout pour toutes.

À signaler qu’elle a également exposé ses propres innovations « made in La Poste ». À suivre et là aussi, source d’espoir.

  • VIVATECH, LA GÉOPOLITIQUE

Quand même avec un stand (de belle taille) ! Avec une belle fréquentation pour Huawei.Visiblement, les décisions de Trump ne semblent pas avoir d’impact…

  • GEM À VIVATECH, UNE TRÈS BONNE VITRINE POUR PRÉSENTER NOTRE EXPERTISE

Nous avons choisi d’exposer sur ce salon des technologies pour 3 raisons : la prospective, la promotion de nos activités auprès des entreprises (et vice-versa) et l’image et notoriété auprès de nos étudiants et diplômés. D’ailleurs magnifiquement représentés :

Dothée Stéphane Odonatech Startup – Alumni
Razavet Mael Skilters Startup – Alumni
Giroud Benoit PulseOrigin Startup – Alumni
Patil Sujay Dark Sky Map Startup – Alumni
Raab Margaux Neojobs/Niaouli Startup – Alumni
Vidal Julien Azmed Startup – Alumni
Guillon Sébastien Andyamo Startup – Incubagem
Firsov Orest New Body Technology Startup – Incubagem
Chuilon-Croll Jean Place Startup – Incubagem

                                                                                                                                                                                                              

Prospective

  1. Problématiques et enjeux                                                                                                                                                                                                                             Ce salon permet de rencontrer les acteurs de demain, d’identifier les problématiques sur lesquelles nos diplômés devront apporter des réponses qu’éclairent les conférences et interventions par leur diversité et leur transversalité.

Citons à titres d’exemples :

  • « tech for good »,
  • « relation grands groupes / start-up »,
  • « transformer sa société par la blockchain »,
  • « attirer et fidéliser les talents »,
  • « la fin du plastique »
  • « la géopolitique des datas »,
  • « les femmes dans la tech ».La parité est un thème qui est souvent revenu.

 

  1. Business modèles digitaux

Pour moi, c’est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux types d’entreprises (même s’il faut être réaliste, plus de la moitié aura certainement disparu l’année prochaine), de nouvelles activités e bustiness-modèles avec bien évidemment, un focus particulier sur les Ed-techs.                                                                                                                      J’en ai identifié une soixantaine dont quelques-unes déjà présentes l’an dernier (Coorpacademy, Sparted et Job Teaser). Et toujours une forte offre pour tout ce qui touche à la gamificationou à la réalité virtuelle mais beaucoup de nouvelles venues dont les activités s’articulent autour de 2 axes :

  • Nouveaux types d’écoles et /ou pour des publics spécifiques (handicap par exemple),
  • Plate-forme de gestion et de certification de compétences (lire d’ailleurs à ce sujet mon retour d’expérience du salon Learning technologies France).

À suivre… mais l’inclusion — de nouveaux publics par exemple — sera peut-être la clé du succès pour les Ed-techs. Autre découverte, le « Quantum Computing » repéré sur différents stands. Il va falloir que je découvre ce que cela recouvre car même avec la définition, je reste encore un peu perdu ! J’ai également été très surpris par le grand succès de Vivatech auprès des Gémiens. Comme je l’annonçais en préambule, plus de 500 sont venus sur le salon, preuve de leur  engouement, non pas forcément pour la technologie mais pour l’entrepreneuriat et « apprendre autrement », au travers des des activités proposées (hackathon, entre autres).

Pour terminer, comme d’habitude, mon coup de cœur, plutôt deux :

  • Cette année, je l’attribue à Mitch,
  • et à ce système de MindfulnessBeing Xperienceparceque j’ai certainement encore en tête le succès de la 1èreédition des trophées de la paix économique !

Rendez-vous en 2020 pour la prochaine édition !

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