Le blog de Jean-François Fiorina

Enseignement supérieur et stratégie (1) : mes confirmations

Avant de parcourir — dans ce post — les confirmations que j’ai pu observer au cours de cette année académique riche d’événements et avant — la semaine prochaine —, d’en révéler les enjeux, je partage avec vous cette passion de faire de belles choses en équipes pour des projets portés avec les collaborateurs de GEM. Passion de continuer à faire PLUS qu’une business school pour un impact positif et global sur la société. Nous sommes fiers d’être des précurseurs en matière de paix économique avec la remise des premiers Trophées décernés en mai dernier, précurseurs en matière de « formation pour tous » pour les profils Asperger, précurseurs en matière de géopolitique (festival, épreuve de concours…). Le thème sur lequel nous devrons en faire plus ces prochaines années ? La question du climat malgré cette réelle difficulté à le concevoir comme un enseignement. En matière de projets, je citerai pour terminer le chantier de nos futurs locaux GEM LABS à Grenoble et ceux du Campus de Paris.

Enseignement supérieur & Stratégie : mes confirmations

 

  • Confirmation de la géopolitique comme clé d’explication du monde,

de ses tensions et de ses enjeux. Nous étions précurseurs et aujourd’hui l’actualité nous donne raison tous les jours entre Brexit, envolée du prix des matières premières et nouvelles routes de la soie…

La géopolitique est devenue cette capacité à comprendre le monde et à positionner son entreprise dans ses différents contextes régionaux et mondiaux. Objectif : pouvoir prendre des décisions et les mettre à exécution. Avec son corollaire : qu’est-ce que prendre une décision ? Une question apparemment simple mais d’une grande complexité quand il s’agit de son enseignement et de sa mise en situation : au vu de la mise en place pédagogique, de sa transversalité, de l’analyse de l’information et de sa recherche pertinente, du croisement des compétences pour apprendre à décider et à exécuter avec efficience la décision, peut-être encore plus difficile…

En tout cas grande fierté d’avoir été sélectionné, au mois d’octobre dernier avoir pour rédiger une épreuve spécifique de géopolitique pour la Banque Commune d’Épreuves destinée aux élèves des classes préparatoires option S : autorisation accordée début octobre alors que tout le processus était déjà engagé ; mobilisation parfaite et rapide des équipes GEM pour l’épreuve, tout s’est passé sans anicroche.

  • Confirmation de la mondialisation de l’Enseignement supérieur qui s’accélère

De plus en plus de pays se positionnent et portent l’ambition d’être des acteurs importants de l’Enseignement supérieur dans le monde tels que la Russie ou les Emirats arabes unis. Cette mondialisation entraine des réflexions dans tous les pays sur plusieurs domaines, entre autres sur la nature et le volume d’accueil des étudiants étrangers ainsi que le coût de la formation qu’ils doivent ou non supporter. Et ce ne sont que les questions qui se posent pour les entrants, que dire des trajectoires stratégiques que doivent prendre la France et l’Europe dans ce concert ?

  • Confirmation que la Business school du futur sera PLUS… qu’une école

Cette école du futur orchestrera l’expérience apprenante. L’établissement ou la marque gèrera, à ce titre, plusieurs business models (traditionnel, digital, mixte, par type de diplôme et de services associés, par types de publics…). En témoignent, ces nouveaux entrants et leurs modèles originaux tels que le propose la Holberton School. Cette école de codage informatique, lancée dans la Silicon valley par deux Français s’appuie une forte sélectivité, un travail en équipe et un financement différé de la formation après que ses étudiants aient décrochés un stage ou un emploi rémunéré. Aujourd’hui, lancer une formation ne peut plus s’imaginer sans un modèle de financement solide et innovant.

La business school de demain évoluera également dans plusieurs écosystèmes, du local à l’international, de l’entrepreneuriat « traditionnel » à la start-up en passant par les réseaux professionnels publics ou parapublics (chambres de commerce, collectivités, État, Europe…), privés (entreprises, associations loi 1901), collectifs d’employeurs, de salariés ou de citoyens, espaces de cowork, etc. On apprend partout y compris hors salles de classe !  Le Dean de Nova l’a parfaitement expliqué lors de la conférence annuelle de l’EFMD, « Learning is everywhere ». Là aussi, point essentiel comment garantir la qualité globale de cette expérience apprenante ?

Il faut gérer l’équilibre compétences/connaissances, ne pas négliger les fondamentaux et l’importance de la culture générale. Notre mission évolue en permanence, nous devons travailler l’acquisition de compétences de plus en plus transversales et transdisciplinaires. Apprendre à l’étudiant la prise de recul et l’aider à cultiver son esprit critique et sa créativité.

  • Confirmation que la salle de classe n’a plus aucune limite sauf celle de son… financement

Et cette année encore de belles rencontres que ce soient dans le monde des Edtechs comme dans celui des entreprises, lors de mes interviews de notes géopolitiques ou du blog. Sans oublier les salons que j’ai pu parcourir cette année pour se ressourcer, sentir les tendances et confronter avec notre propre vision.

  • Confirmation d’un engagement personnel accru dans le domaine des accréditations

Toutes les évaluations liées aux accréditations sont réalisées par des pairs. Il faut donc savoir donner pour recevoir. C’est un principe de base que j’applique au vu de ce que les accréditations ont pu nous apporter en termes de développement.

Quelles missions cette année ? Membre de la commission de la CGE – Conférence des grandes écoles — pour les MSc et BADGES ; missions dans le cadre d’audits EPAS et de mon engagement dans EDAF — Deans across frontiers. Actions mentoring au sein d’AACSB, découvertes d’autres pratiques – à l’échelle planétaire.

Très heureux également d’avoir participé au Comité scientifique de l’Association africaine des business schools en vue de la création de leur propre accréditation continentale. Les business schools ont d’abord un rôle à jouer sur leur territoire. C’est ma conviction. Un rôle économique et social essentiel chaque jour démontré. Les accréditations sont là pour les aider à montrer en quoi elles sont uniques et quelle est leur raison d’être. Quelle est ma mission ? Sur quoi mon établissement est-il légitime à bâtir une stratégie efficace ? Les accréditations ne standardisent pas le système des écoles, elles permettent d’accéder et de maintenir leur niveau d’excellence en forgeant l’identité des établissements.

  • Et toujours aussi fier de mes étudiants ! De les voir évoluer, entreprendre et s’épanouir

Suivez mes hashtags !

#fiersdemesetudiants

#mesetudiantsontdutalent

Pour des projets et des accompagnements sans aucune limite !

Comme vous le constatez, pas de routine ! des nouveautés et de l’action, #fierdemonmétier !


La semaine prochaine, je vous propose pour conclure et avant la pause estivale une revue des enjeux qui s’annoncent pour le monde de l’Enseignement supérieur en vue (déjà !) de la rentrée.

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