Le blog de Jean-François Fiorina

J14 – Business schools : la page blanche de l’« après », c’est maintenant !

le monde après le coronavirus

«  Nouvelle école, nouvelle époque » / J14 – Business schools : la page blanche de l’« après », c’est maintenant !

Nous étions déjà en questionnement profond sur notre rôle et notre impact — les business schools et tout particulièrement GEM — sur la société avant que n’apparaisse le covid-19. La réponse est maintenant évidente et ne se pose même plus : nous devons Être un acteur majeur dans la définition de ce monde d’ « après » et accompagner nos parties prenantes dans ce changement d’ère (étudiants, entreprises, alumnis, partenaires…). C’est notre mission devant cette page blanche. Elle est exaltante et vertigineuse car la survie de notre société en dépend, tout comme celle des écoles.

C’est un challenge historique et unique qui nous attend. À la hauteur de ses enjeux, humains, environnementaux, économiques et sociaux. Un challenge inédit fait de RUPTURES et de CONTINUITÉS.

 

Rupture avec la pensée d’ « avant » celle qui ajustait en permanence l’ « inajustable » car déjà trop endommagés comme le climat, le tissu social ou planétaire.

Rupture comme l’a dit Albert Einstein « puisqu’il n’est pas possible de résoudre des problèmes avec le mode de pensée qui les a créés ».

Rupture parce qu’il va falloir aller vite et fort, « profitez » de la sidération et des prises de conscience en cours.

Rupture parce que le monde économique devra reconsidérer sa souveraineté économique et construire une nouvelle géopolitique, se réapproprier ses chaînes de valeur, reconsidérer dès lors de nouveaux lieux et modes de production industrielle, agricole, de services et de recherche.

Rupture car il va falloir que nous changions les logiciels de nos étudiants en cours de scolarité pour prendre en compte ces nouvelles réalités.

Rupture car les investisseurs qui s’intéresseraient avant à l’éducation auront peut être d’autres priorités ou tout simplement plus les moyens

Rupture car nous allons devoir créer et introduire de nouveaux enseignements dans nos cursus : gestion des épidémies, crise sanitaire, économie de la santé, sciences politiques…

Rupture car nous allons devoir mettre en place de nouveaux modèles pédagogiques et d’organisation de nos activités  qui capitalisent sur l’expérience née du télétravail et de la généralisation du e-learning. Il est d’ailleurs à noter que cette crise a fait sauter un grand nombre de stéréotypes véhiculés par le monde académique de ce type d’enseignement.

Rupture mais également fantastique opportunité de mettre en valeur la recherche produite par les écoles de management. Ce sont nos chercheurs qui vont aider à préparer les réponses aux problématiques du monde de demain.

Rupture parce que nous devrons être tout à la fois capable d’imaginer ce que sera ce monde d’après, en termes de modèles économiques, d’organisation, de management et de stratégie tant il est illusoire que nous allons tranquillement revenir à nos habitudes et pratiques de l’ancien monde.

Continuité parce qu’il faut, d’ores et déjà, préparer la reprise et s’assurer du moyen-terme.

Continuité car on s’aperçoit que l’hybridation des savoirs, la transversalité et la multiplicité des expérimentations sont la solution pédagogique pour préparer nos étudiants à ces situation… imprévisibles.

Continuité (encore plus valable pour GEM) car la technologie aura un rôle encore plus important et nous devrons approfondir l’enseignement des usages mais aussi l’éthique.

Continuité de l’importance de la géopolitique comme culture générale et grille d’analyse du monde.

Continuité par ce que l’essence même d’une école de management est de former des managers et des leaders d’entreprise dont on a bien vu l’importance (cf un de mes derniers posts).

Continuité, enfin, parce que nous devrons — en tant qu’école de management — être un acteur clé de la reconstruction dans la diversité en imaginant des solutions pour valoriser les personnes qui ont été en 1ère ligne dans cette crise, les aider avec nos étudiants et les entreprises. Être utile à toute la société.

Cela ne pourra se faire qu’en nous transformant nous-mêmes : en investissant encore plus dans la recherche et l’innovation pédagogique, en changeant notre relation au monde, aux étudiants ; en changeant les maquettes de nos programmes, les portefeuilles de formations, l’organisation du travail de nos collaborateurs. Autant de sujets que nous devons aborder sans tarder et qui auront des conséquences sur notre business-model.

Dans le monde d’avant, j’avais écrit que l’école du futur serait celle des différents b-models, qu’elle participerait et coordonnerait différents écosystèmes. C’est là, je crois, la seule voie possible. Nous réussirons en élaborant une vraie stratégie dont le pilotage fera la différence. Nous aurons aussi besoin d’aide et d’appui de partenaires pour élaborer nos propres modèles économiques vertueux.

A nous d’être très réactifs. Ne nous voilons pas la face, toutes ces transformations sont conséquentes, il en va de notre avenir et de notre survie. C’est un challenge magnifique !

GEM est prêt !

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Commentaire (1)

  1. Sylvie Blanco

    Ceci est un 15 étoiles qui pose parfaitement les bases de notre agenda de transition – GEM Labs est déjà en préfiguration !

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