Le blog de Jean-François Fiorina

Conjoncture économique

«  35 millions d’actifs devront changer de métier. »

Godefroy de Bentzmann ne mâche pas ses mots, il y a urgence ! En matière de formations initiale et professionnelle, de transformation digitale et managériale des entreprises, « le chantier est immense ». Lui-même, à la tête d’une entreprise de plusieurs milliers de salariés qu’il a fondé et co-dirige avec son frère Stanislas, le patron de Devoteam est au cœur de la bataille des compétences et de compétitivité des entreprises et du pays. En témoigne son engagement actuel dans plusieurs structures telles que le syndicat professionnel Syntec Numérique, regroupant 2000 adhérents ou l’association Pascaline, dont l’objet est de retisser des liens entre le… Savoir plus >

Shanghai en mode start-up

Loic Kobes et Florian Garrigues sont les deux fondateurs de la start-up Coolhobo – application originale de shopping en réalité virtuelle à destination des consommateurs chinois. Ils ont décidé de rester en Chine pour créer leur entreprise et coller à leur marché. Quels retours d’expérience de ces jeunes entrepreneurs ? En Chine, c’est la rapidité d’exécution qui prime pour ne pas avoir à lutter trop rapidement contre des dizaines de concurrents ! Et les différences culturelles parmi les jeunes s’estompent beaucoup plus vite qu’on ne le pense.

Entreprendre au rythme de la mondialisation dans un pays pauvre. Acte 2 : de la réalité du terrain à l’international

Deuxième chapitre de mon voyage à Madagascar dans lequel le groupe familial SOCOTA s’adapte à un environnement instable, saisit les opportunités et crée de la valeur. L’ensemble du groupe compte 8000 salariés dont 7.000 dans son pôle textile et habillement, un exemple de réussite internationale spectaculaire dans un des pays les plus pauvres et les plus corrompus au monde. Étude stratégique.

Entreprendre au rythme de la mondialisation dans un pays pauvre. Acte 1 : adversité, résilience et vision

Il en est des rencontres qui vous marquent. Celle du président du groupe SOCOTA basé à Madagascar est peut-être, pour ma part, la plus forte. L’homme, sa famille et son groupe se sont fixés d’aligner leurs objectifs d’industriels privés avec l’intérêt public jusqu’à maîtriser l’impact carbone de leurs activités. L’itinéraire de Salim Ismaïl, est un exemple à méditer. Le modèle de l’entreprise de demain, mondialisée et responsable, serait-il malgache ?

Grenoble – GIANT : les ingrédients de la réussite d’une technopôle

C’est souvent à l’occasion de mes déplacements que je me rends compte combien le modèle grenoblois Recherche/Enseignement supérieur/Industrie reste porteur. Dernier exemple l’Iran où, l’un de mes interlocuteurs – diplômé de Grenoble INP – vantait les qualités de notre écosystème. Autant d’ « ambassadeurs spontanés » de ce que nous appelons aujourd’hui GIANT – Information Energy Health, campus mondial d’innovation dont GEM est membre fondateur et qui organisait, la semaine dernière, son meeting annuel, le HIGH LEVEL FORUM à Tsukuba au Japon. Retour sur cette réussite qui traverse les générations.

QUE FAIRE ?

Comment dois-je réagir en tant que directeur d’école ? Les événements s’enchaînent, litanie d’événements douloureuse : terrorisme, crise de l’euro et de la dette, chômage structurel, crise des migrants. Et pourtant. J’ai la chance d’être au milieu d’étudiants pleins de fougue et d’envie. D’intervenir au meilleur moment de leur vie d’étudiant, de les préparer pour demain… Comment garder la tête froide ? Que doit-on enseigner et transmettre ? Voilà en quelques mots cette envie de partager ce questionnement dans un post imprévu et spontané.

Souhaitons-nous vraiment que nos petits-enfants fassent des études supérieures ?

Dans mes lectures du Parisien samedi 2 mai, à peine remis de l’article sur « Le plagiat nouvelle plaie des examens » – coup de projecteur sur la face cachée de l’école du futur – où visiblement certains tirent une certaine gloriole dans la triche technologique -, je tombe sur un deuxième, encore plus dramatique, concernant la dette étudiante américaine ! On savait qu’elle était vertigineuse. Barak Obama l’a confirmé avec une première mesure de garantie des prêts par l’État fédéral. Mais quand on doit partir dans la vie avec -150 000 dollars au compteur, cela fait réfléchir.

L’Enseignement supérieur dans tous ses États !

  Un faisceau d’éléments me donne à penser que l’État se cherche (encore) une politique pour l’Enseignement Supérieur… démission non remplacée  de Geneviève Fioraso ; « rétrogradation » de ministre à secrétaire d’État ; blocage des fonds universitaires ; interrogations sur le business modèle des écoles de management ou d’ingénieurs ; création d’un groupe de réflexion « stratégie ESR » piloté par Bernard Monthubert, président de l’université de Toulouse… À l’aune des politiques de certains pays étrangers très en pointe, je souhaite prendre le recul nécessaire pour poser la question du rôle de l’État (français) dans la stratégie et le développement de l’ESR.

L’économie est-elle enfin sortie des oubliettes ?

Il serait temps. On (re)parle enfin d’économie sous de meilleurs auspices ! Déclaration d’amour des Français pour l’entreprise à travers un récent sondage (Ipsos Le Monde/Lire la société, près de 90% d’opinions positives), Journée du livre économique au Sénat, (nième) tentative d’intégration de l’entreprise dans la pédagogie de l’Éducation nationale… Allons-nous, enfin, sortir de l’idéologie pour comprendre que l’économie, c’est l’explication de la situation par le bon sens !

Financement de l’Enseignement supérieur

  Alerte pour nos écoles : quelles réponses ? D’un côté, de bonnes nouvelles avec de remarquables classements pour nos écoles de management dans le Financial Times ; de l’autre, tel un écho dissonant, le gouvernement confirme qu’il réforme le mode de collecte de la taxe d’apprentissage (moins 50 millions au global) – revenu significatif pour nos établissements -, et qu’il ponctionnera 500 millions dans la trésorerie des CCI, nos tutelles institutionnelles. Faut-il rappeler une fois de plus que l’enseignement a un coût ?