Le blog de Jean-François FIORINA

Conjoncture économique

Entreprendre au rythme de la mondialisation dans un pays pauvre. Acte 1 : adversité, résilience et vision

Il en est des rencontres qui vous marquent. Celle du président du groupe SOCOTA basé à Madagascar est peut-être, pour ma part, la plus forte. L’homme, sa famille et son groupe se sont fixés d’aligner leurs objectifs d’industriels privés avec l’intérêt public jusqu’à maîtriser l’impact carbone de leurs activités. L’itinéraire de Salim Ismaïl, est un exemple à méditer. Le modèle de l’entreprise de demain, mondialisée et responsable, serait-il malgache ?

Grenoble – GIANT : les ingrédients de la réussite d’une technopôle

C’est souvent à l’occasion de mes déplacements que je me rends compte combien le modèle grenoblois Recherche/Enseignement supérieur/Industrie reste porteur. Dernier exemple l’Iran où, l’un de mes interlocuteurs – diplômé de Grenoble INP – vantait les qualités de notre écosystème. Autant d’ « ambassadeurs spontanés » de ce que nous appelons aujourd’hui GIANT – Information Energy Health, campus mondial d’innovation dont GEM est membre fondateur et qui organisait, la semaine dernière, son meeting annuel, le HIGH LEVEL FORUM à Tsukuba au Japon. Retour sur cette réussite qui traverse les générations.

QUE FAIRE ?

Comment dois-je réagir en tant que directeur d’école ? Les événements s’enchaînent, litanie d’événements douloureuse : terrorisme, crise de l’euro et de la dette, chômage structurel, crise des migrants. Et pourtant. J’ai la chance d’être au milieu d’étudiants pleins de fougue et d’envie. D’intervenir au meilleur moment de leur vie d’étudiant, de les préparer pour demain… Comment garder la tête froide ? Que doit-on enseigner et transmettre ? Voilà en quelques mots cette envie de partager ce questionnement dans un post imprévu et spontané.

Souhaitons-nous vraiment que nos petits-enfants fassent des études supérieures ?

Dans mes lectures du Parisien samedi 2 mai, à peine remis de l’article sur « Le plagiat nouvelle plaie des examens » – coup de projecteur sur la face cachée de l’école du futur – où visiblement certains tirent une certaine gloriole dans la triche technologique -, je tombe sur un deuxième, encore plus dramatique, concernant la dette étudiante américaine ! On savait qu’elle était vertigineuse. Barak Obama l’a confirmé avec une première mesure de garantie des prêts par l’État fédéral. Mais quand on doit partir dans la vie avec -150 000 dollars au compteur, cela fait réfléchir.

L’Enseignement supérieur dans tous ses États !

  Un faisceau d’éléments me donne à penser que l’État se cherche (encore) une politique pour l’Enseignement Supérieur… démission non remplacée  de Geneviève Fioraso ; « rétrogradation » de ministre à secrétaire d’État ; blocage des fonds universitaires ; interrogations sur le business modèle des écoles de management ou d’ingénieurs ; création d’un groupe de réflexion « stratégie ESR » piloté par Bernard Monthubert, président de l’université de Toulouse… À l’aune des politiques de certains pays étrangers très en pointe, je souhaite prendre le recul nécessaire pour poser la question du rôle de l’État (français) dans la stratégie et le développement de l’ESR.

L’économie est-elle enfin sortie des oubliettes ?

Il serait temps. On (re)parle enfin d’économie sous de meilleurs auspices ! Déclaration d’amour des Français pour l’entreprise à travers un récent sondage (Ipsos Le Monde/Lire la société, près de 90% d’opinions positives), Journée du livre économique au Sénat, (nième) tentative d’intégration de l’entreprise dans la pédagogie de l’Éducation nationale… Allons-nous, enfin, sortir de l’idéologie pour comprendre que l’économie, c’est l’explication de la situation par le bon sens !

Financement de l’Enseignement supérieur

  Alerte pour nos écoles : quelles réponses ? D’un côté, de bonnes nouvelles avec de remarquables classements pour nos écoles de management dans le Financial Times ; de l’autre, tel un écho dissonant, le gouvernement confirme qu’il réforme le mode de collecte de la taxe d’apprentissage (moins 50 millions au global) – revenu significatif pour nos établissements -, et qu’il ponctionnera 500 millions dans la trésorerie des CCI, nos tutelles institutionnelles. Faut-il rappeler une fois de plus que l’enseignement a un coût ?

Mondialisation de l’Enseignement supérieur

Expatriation : et si le problème c’était la France ? Nos jeunes diplômés s’expatrient, c’est un fait. Des médias comme Le Monde organisent leur salon de l’expatriation (ForumExpat), les collections thématiques « Travailler à l’étranger » fusent… Mais pousser des cris d’orfraie en annonçant une crise dramatique, la fuite des cerveaux me paraît bien surjoué. À mon sens, deux questions fondamentales se posent : notre vision n’était-elle pas troublée par l’analyse ambiguë que nous faisons de la mondialisation ? Et surtout, ces jeunes vont-ils revenir dans l’hexagone, à l’issue de leur séjour ou emploi à l’étranger ?

Grenoble décrypte l’échiquier mondial

Quand la géopolitique devient une compétence obligatoire pour le futur manager Pour son 6ème Festival de géopolitique, Grenoble École de Management (GEM)  a réussi son pari  en réunissant plus de 10 000 participants, physiques et connectés, du 3 au 6 avril 2014 ! Pour une fois, je fais un peu de publicité pour mon école ! GEM est devenue, en quelques années, un pôle de réflexion et de prospective géopolitique « opérationnelle » reconnu au plan national. C’est également l’occasion de voir dans cette discipline un champ d’application pertinent de l’école du futur.

Cher Père Noël !

Je dois t’adresser ma lettre car le temps presse. Mais, cette année, j’ai décidé d’innover. Tu sais, on ne parle que de ça : « Innovez, nous devons ! ». Je vais donc te coacher et entamer, avec toi, une réflexion stratégique pour que  tu réussisses ton positionnement. Ton business modèle a vieilli. Si tu veux garder ta place, tu dois t’adapter d’urgence à la situation. Voici ma liste : 1. Je te conseille de délocaliser ton CRM dans des pays à faibles coûts qui travaillent 24/24 – 7/7. En effet, ta supply chain est défaillante. Je reçois, chaque année, au moins cinq fois « La… Savoir plus >